Vigneron en prison pour avoir refusé d’épandre des pesticides?

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La fable avait tout pour plaire.

Un vigneron, Emmanuel Giboulot, en lutte contre l’administration, un petit contre les gros, le pot de terre contre le pot de fer, l’agriculture biologique contre l’agriculture productiviste et l’industrie chimique, tous les éléments étaient réunis pour faire de cette affaire ce qu’elle a produit : un relais médiatique auquel il aura été difficile d’échapper, une mobilisation locale importante ainsi qu’une pétition forte de 500.000 signatures en un temps record.

Mais il y a un mais.

Rares sont les médias à avoir été capables d’aller au fond de l’affaire, à savoir celle d’un vigneron pratiquant non pas une agriculture biologique mais la biodynamie, cette agriculture occultiste directement issue des méthodes Steiner.
Rudolf Steiner, pape de l’anthroposophie, mouvement sectaire s’abreuvant aux pires obscurantismes.

Un vigneron qui s’est offert à peu de frais – il a écopé de 1.000 euros d’amende dont la moitié avec sursis – un gigantesque coup de pub d’une valeur de plusieurs millions d’euros. [Mise à jour: il sera relaxé en appel]

Car il ne s’agissait en aucun cas d’obliger ce vigneron à utiliser des pesticides, mais de lutter ponctuellement grâce à un insecticide, contre une maladie mortelle considérée par l’Institut français de la vigne et du vin comme “l’une des plus importantes sur la vigne”, la flavescence dorée, maladie capable de détruire rapidement des cépages entiers et véhiculée par un insecte la cicadelle, un “piqueur suceur” se nourrissant de la sève des végétaux, un parasite pour les plantes qui mettait en danger l’ensemble de la profession, qu’elle soit en agriculture classique ou écologique.

Est-ce que quiconque a obligé Emmanuel Giboulot à utiliser toute une batterie d’insecticides chimiques?

Non, en aucun cas, il existe un traitement bio de cet insecte et auquel les vignerons en agriculture biologique se sont pliés sans rechigner, tout simplement parce que la propagation de cette maladie mettait l’ensemble de la région viticole en danger.

Grâce à ce dossier, que nous avons voulu le plus complet possible, vous allez comprendre ce que sont la biodynamie et l’anthroposophie, sur quels ressorts obscurantistes ils reposent et en quoi ils sont à relier aux pires pratiques sectaires.

Les Enragé-e-s

Parmi ses très nombreux soutiens figurent des élus et militants d’Europe Ecologie-Les Verts, le NPA, Greenpeace et Attac; ainsi que des sympathisants non politisés des différentes viticultures dites «biologique».

Mais on compte aussi, dans cette affaire, des militants venus de courants de pensée opposés, adversaires de la «médecine officielle». C’est notamment le cas des adeptes de l’Institut pour la protection de la santé naturelle (IPSN), qui ont largement aidé ces derniers mois Emmanuel Giboulot à médiatiser son action et son procès, comme on peut le voir ici.
Flavescence dorée

Cette affaire bourguignonne est assez simple à résumer. Emmanuel Giboulot, 51 ans, travaille une dizaine d’hectares en côte-de-beaune et en hautes-côtes-de-nuits. Il les travaille en «biodynamie», une pratique culturale extrême développée en France depuis plus de trente ans par le charismatique Nicolas Joly dans son angevine Coulée de Serrant.

En juin 2013, les vignes du département de la Côte d’or sont menacées par une épidémie de flavescence dorée, grave maladie bactérienne transmise par un insecte, la cicadelle. Le préfet prend alors un arrêté qui impose de protéger contre l’ennemie toutes les célèbres vignes (pinot noir et chardonnay) de Côte-d’Or. Nul besoin d’avoir recours à des insecticides produits par l’industrie chimique, il existe un produit compatible avec la démarche bio: le Pyrevert.

Emmanuel Giboulot préfère alors déserter plutôt que de se battre. «La biodynamie, explique-t-il, consiste à créer un équilibre global au sein d’un milieu naturel, un écosystème qui fonctionne en autonomie. L’insecticide, même autorisé en agriculture biologique, n’est pas sélectif: il aurait détruit la cicadelle mais aussi une partie de la faune auxiliaire sur laquelle je m’appuie pour réguler cet écosystème. Cela aurait réduit à néant tous mes efforts de développer des approches alternatives depuis que je me suis lancé en 1985.»

Emmanuel Giboulot ajoutait en février qu’il allait être jugé «pour avoir refusé d’empoisonner [ses] propres terres». C’est là une vision parcellaire de l’affaire.

On peut la raconter sous un autre angle: il a délibérément pris le risque de voir son vignoble atteint, mais aussi celui de propager la contagion. A l’inverse, on peut soutenir que son vignoble n’a pas été atteint précisément parce que ses voisins avaient pris soin de traiter de manière préventive.

Tout se passe ici comme dans le cas des vaccinations humaines: les militants anti-vaccinaux ne sont pas atteints parce qu’ils vivent au sein d’une communauté qui, dans son immense majorité, est immunisée. A l’inverse, en cas de maladie très contagieuse (la rougeole par exemple), le non-vacciné devient un vecteur privilégié de diffusion du virus. Opération de prévention individuelle, la vaccination est aussi un geste solidaire. Il peut en aller de même dans le vignoble.

Lire la suite ici => http://www.slate.fr/life/85681/vignerons-condamnes-lutte-epidemies

Biodynamie et Anthroposophie

Dernièrement, certains médias se sont fait largement échos du procès d’Emmanuel Giboulot, un agriculteur biodynamiste qui risquerait la prison pour avoir refusé de répandre certains pesticides dans ses champs. Cet homme devient ainsi une sorte de héros de la cause biologique et de l’agriculture alternative. […]

Quelle est la vraie nature de la Biodynamie et de ses liens avec l’Anthroposophie?

S’agit-il seulement d’une référence à la doctrine de Rudolf Steiner ?

Quand les anthroposophes parlent au public et aux médias de la Biodynamie, ils présentent bien souvent comme “un prolongement de l’agriculture biologique”. Ils jouent ainsi sur le préfixe “bio” pour mettre les deux choses dans le même sac. Ainsi, j’ai souvent entendu dire, lorsque j’étais anthroposophe, qu’il fallait toujours mettre en avant, quand on parlait de la Biodynamie, le respect de la nature et de l’environnement, l’absence d’usage de pesticides, l’observation des cycles des saisons, etc. Par contre, on nous disait d’éviter de mentionner le fait que cette méthode se base sur les influences astrales des signes du Zodiaque, sur des procédés magiques consistant à tuer et à brûler certains animaux en dispersant leurs cendres sur les champs durant la nuit pour éloigner la vermine, sur des rites consistant à pratiquer certaines méditations pour entrer en contact avec les “âmes-groupes” des animaux pour leur demander leur coopération invisible, sur des incantations, sur l’utilisation de cornes de vaches remplies de substances diverses remuées en imprimant au liquide la forme d’une lemniscate, cornes que l’on enfouit ensuite dans le sol, comme autant de capteurs d’énergies spirituelles pour réaliser des “préparations biodynamiques”, etc.

Les anthroposophes ont parfaitement conscience qu’il est très porteur de ranger, comme ils le font, leur “Biodynamie” dans un créneau où elle se faufilerait dans les rangs de l’agriculture biologique et se réclamerait du même combat. Cela leur permet, par exemple, aujourd’hui, de bénéficier du soutien de personnalités médiatiques de premier plan, comme Jean-Marie Pelt ou Pierre Rabhi.

Certes, ces personnalités en savent bien plus qu’elles n’en disent publiquement au sujet des arrières-fond occultistes, magiques et ésotériques de la Biodynamie. Mais elles prennent bien garde d’en faire état trop ouvertement !

Il faut pourtant le dire : la Biodynamie est devenue, avec les écoles Steiner-Waldorf, le meilleur outil de propagande de l’Anthroposophie ! Le meilleur, en ce sens que l’Anthroposophie se diffuse toujours d’autant mieux qu’elle ne révèle pas son vrai visage. C’est là, selon moi, un principe de base de cette dérive sectaire. En se présentant comme une simple branche de l’agriculture biologique, la Biodynamie a réussi son coup, de même que les écoles Steiner-Waldorf ont réussi le leur en se plaçant du côté des pédagogies alternatives, comme Freinet ou Montessori. La Biodynamie est ainsi devenue, en tant que méthode d’apprentissage d’une agriculture qui se dit spécifique, l’un des meilleurs outils de propagande de l’Anthroposophie.

“On peut tout-à-fait être agriculteur en Biodynamie sans être anthroposophe !” mentent effrontément et systématiquement certaines personnes. Elles mentent, car il n’est pas possible de mettre en pratique les indications et les cahiers des charges de la Biodynamie sans tremper peu ou prou dans l’ésotérisme de Rudolf Steiner, qui imprène totalement le “Cours aux agriculteurs”, c’est-à-dire l’ouvrage de base de cette agriculture spécifique. Toutefois, ce mensonge (parfois de bonne foi !) est rendu possible par le flou qui règne autour de l’identité des anthroposophes, flou que j’ai cherché à caractériser dans mon article intitulé Qui sont les anthroposophes ? En réalité, il est strictement impossible de dissocier la Biodynamie de l’Anthroposophie, tout comme il est impossible d’en dissocier la pédagogie Steiner-Waldorf ! Pourtant, si ces deux ramifications de l’Anthroposophie étaient honnêtes, tant avec le public qu’avec elles-mêmes, elles devraient dire haut et fort ce qu’elles sont vraiment : des pratiques magico-religieuses issues d’une doctrine occultiste.

Ce lien à l’Anthroposophie n’est pas seulement une référence à la doctrine de Steiner, mais un mode de captation de nouveaux adeptes. Il suffit pour s’en rendre compte de lire les intitulés des formations que propose le MABD (Mouvement d’Agriculture Biodynamique) : derrière des formulations où il semble seulement question d’observation de la faune et de la flore, on s’apercevra que les stages en question sont bien souvent conduits par des anthroposophes. Pour avoir connu la plupart de ces “formateurs” et les contenus de leurs “enseignements”, je peux certifier qu’il ne s’agit pas tant d’apprendre à observer véritablement la nature que d’inculquer les bases de la doctrine steinerienne. Celle-ci est toujours introduite prudemment, lors de ces stages, en dissimulant dans un premier temps son nom. Ainsi, les formateurs en Biodynamie parlent toujours plus volontiers “d’approche goethéenne de la Nature” que d’Anthroposophie. Comme le gourou l’avait fait lui-même de son vivant pour promouvoir insidieusement ses propres idées, Steiner s’abrite derrière Goethe !

Lire la suite ici => http://veritesteiner.wordpress.com/2014/02/27/biodynamie-et-anthroposophie/

Le mythe de l’agriculture biodynamique

Le mythe

L’agriculture biologique dynamique, connue sous le nom de biodynamie, est un système agricole reposant sur une série de lectures données par Rudolf Steiner en 1924. Durant sa vie, le Dr Steiner se sentait concerné par la dégradation de la nourriture produite par des pratiques agricoles qui faisaient davantage confiance dans les fertilisants et les pesticides non organiques. Réputée comme étant la première approche alternative, la biodynamie a évolué durant le siècle dernier pour inclure de nombreuses pratiques agricoles ayant des bénéfices démontrables sur les récoltes et l’utilisation du terrain. En fait, la biodynamie est surtout connue en Europe, mais l’Amérique du Nord voit le nombre de ses partisans augmenter. L’approche biodynamique doit-elle être encouragée ?

La réalité

Il existe de nombreux sites internet et écrits non scientifiques à propos de la biodynamie, Rudolf Steiner, et l’école qu’il a développé (l’anthroposophie). Il y a beaucoup moins d’articles scientifiques sur la biodynamie, et une revue faite par Reganold (1995) en a trouvé plusieurs dont la qualité scientifique laissait à désirer.

Rudolf Steiner (1861-1925) était un intellectuel qui s’intéressait à plusieurs domaines académiques, cependant son point fort était la philosophie, et le sujet de son Doctorat en philosophie portait sur la théorie de la connaissance de Fichte. L’intention de ses séries de lectures sur l’agriculture était d’instruire les fermiers sur « l’influence des forces cosmiques et terrestres sur la vie organique sur terre » (Kirchmann, 1994). Cette distinction est importante parce que l’agriculture biodynamique, dans sa conception originale, consistait dans la confection et l’utilisation de huit « préparations » biodynamiques qui « stimuleraient la vitalité et harmoniseraient les processus dans le sol » (Kirchmann, 1994).

Les directions pour préparer les huit composés biodynamiques sont compliquées et peuvent être trouvées sur de nombreux sites internet ou dans la littérature spécialisée. Pour faire court, deux des composés sont produits en bourrant de la bouse de vache (préparation 500) et du silice (préparation 500) dans des cornes de vaches, puis il faut les enterrer plusieurs mois avant que leur contenu soit mélangé dans de l’eau chaude, pour être finalement appliqué sur le terrain. Les cornes de vaches sont utilisées en tant qu’ »antennes » permettant de recevoir et de concentrer les « forces cosmiques », qui sont transférées par ce biais au matériau qui se trouve à l’intérieur.

Les six autres composés (préparations 502 à 507) sont des extraits de différentes plantes soit stockées dans des crânes ou des organes d’animaux (par exemple, dans des vessies de daims, des péritoines ou des intestins de bovins) soit dans la tourbe ou le fumier, où on les fait vieillir avant de les diluer et les appliquer au compost. Les éléments chimiques contenus dans ces préparations sont considérés comme permettant de transporter « les forces cosmiques et terrestres » qui communiqueraient ces forces aux récoltes, et ainsi aux humains qui les consommeraient.

Ces processus n’ont pas été développés grâce à une méthode scientifique rigoureuse, mais plutôt par la méditation de Steiner qu’il décrit lui-même comme une sorte de « clairvoyance ». En fait, Steiner déclarait que ses méthodes, déterminées spirituellement, n’avaient pas besoin d’être confirmées par des essais scientifiques traditionnels, mais étaient plutôt « vraies et correctes » en soi (Kirchmann, 1994). Le rejet de toute objectivité scientifique en faveur d’une approche mystique sous-entend que plusieurs des recommandations de Steiner ne peuvent pas être testées ni validées par les méthodes traditionnelles en science. Pour être clair, ceci veut dire que tout effet attribué aux préparations biodynamiques est plus une affaire de croyance que de faits.

D’autres pratiques non scientifiques sont devenues parties intégrantes du mouvement post-Steiner. Celles-ci comprennent le recours à des agendas cosmiques (notamment l’astrologie) qui rythment le cours des événements, des activités de la ferme ou des « visualisations » de la qualité nutritionnelle des aliments. Ces pratiques, apparues plus tard, utilisent des analyses chimiques légitimes comme la chromatographie comme moyen d’étudier les forces vitales « éthériques » des plantes à travers ce qu’ils appellent la « cristallisation sensible » et la « dynamolyse capillaire », qui sont des techniques, elles aussi, non testables scientifiquement.

La biodynamie, en plus des idées originales de Steiner, a aussi naturellement intégré des pratiques de l’agriculture biologique. Plusieurs de ces pratiques, (comme la préparation du sol sans labour, l’utilisation de compost, la polyculture) sont des méthodes agricoles alternatives efficaces. Elles ont démontré avoir des effets positifs sur la structure du sol, sur la flore et la faune du sol, la suppression de maladies, car elles ajoutent des matériaux organiques et réduisent la densité du terrain. Le fait d’associer des pratiques bénéfiques au mysticisme de la biodynamie, donne à cette dernière un vernis de crédibilité scientifique qui, pourtant, n’est pas mérité.

Plusieurs des articles scientifiques ayant comparé la biodynamie à l’agriculture conventionnelle n’ont pas séparé les préparations biodynamiques des pratiques biologiques, et bien entendu, elles ont obtenu des résultats positifs pour les raisons mentionnées plus haut. Pourtant, quand les chercheurs ont comparé l’agriculture biodynamique à l’agriculture biologique, ils ne trouvèrent aucune différence entre les deux (qui sont bien entendu, toutes deux différentes de l’agriculture conventionnelle dans ses pratiques). Il serait intéressant de pouvoir faire une étude comparative entre les fermes conventionnelles et des fermes conventionnelles utilisant les préparations biodynamiques sans les pratiques biologiques, afin de voir s’il existe des différences.

Etant donné la maigreur de la littérature scientifique, et le manque de données claires supportant les préparations biodynamiques, il serait sage de cesser de substituer le terme de « biodynamique » pour se référer à l’agriculture biologique. Il est à parier que de nombreuses personnes n’ont aucune idée de ce qu’est vraiment la biodynamie, ni ne connaissent ses véritables racines : le fait que « biodynamique » soit parfois utilisé à la place de « biologique » dans la littérature, semble confirmer cette conclusion. Pour les agronomes, l’usage du terme est un drapeau rouge qui questionne automatiquement la validité de tout qui s’y rapporte.

Le but est de garder la pseudoscience hors des pratiques scientifiques légitimes. C’est souvent ce type de mauvaise science qui créé une hostilité entre la communauté scientifique et les partisans de la biodynamie.
Face à ces arguments, certains pratiquants de l’agriculture biodynamique n’hésitent pas à dire de la science qu’elle n’est finalement qu’une autre croyance, ouvrant les vannes du relativisme le plus absolu. Comme aime à le répéter Alan Sokal : que ceux qui pensent que la science n’est qu’une forme de croyance viennent donc défier la gravité en se jetant du haut de ma fenêtre du 21° étage !

En résumé :

L’agriculture biodynamique consiste originellement en une approche mystique, et donc non scientifique, de l’agriculture

Des ajouts récents de la méthodologie biologique à la biodynamie ont créé une confusion dans les pratiques en amalgamant des pratiques objectives à des croyances subjectives

Les études scientifiques des préparations biodynamiques sont limitées et aucune preuve existe selon laquelle l’ajout de ces préparations améliore la qualité des plantations ou du sol

Plusieurs pratiques biologiques sont testables scientifiquement et peuvent améliorer le sol et la santé des cultures

Le monde scientifique doit éclairer la population profane sur cette explosion des théories pseudo-scientifiques et les aider à faire la différence entre les deux.

http://derive-sectaire.fr/demystification/charlatanisme/le-mythe-de-lagriculture-biodynamique/

Une seule question, totalement indépendante du débat judiciaire, nous interpelle.
Selon un site internet qui présente le domaine vinicole, Emmanuel envisage la biodynamie comme un parcours initiatique qui permet d’apprendre à comprendre et à se comprendre.
La pétition de l’Institut pour la santé naturelle présente dans sa version écrite diffusée sur son site l’agriculture pratiquée par Emmanuel Giboulot comme biologique. Verbalement, l’auteur la dit biologique et biodynamique.
L’avocat dans sa déclaration à la presse le jour du procès parle d’agriculture agrodynamique (?????).
De temps à autre apparaît la biodynamie mais c’est surtout la défense de l’agriculture biologique qui domine.

Bien entendu jamais le terme de biodynamie n’est explicité ni expliqué; nulle référence à l’auteur des cours aux agriculteurs qui ont donné naissance à la biodynamie, un certain …Rudolf Steiner;

D’où une question subsidiaire totalement indépendante du délibéré en cours: cette procédure ne s’est-elle pas muée en opération de com de la mouvance anthroposophique? Nous en saurons peut-être plus dans les semaines qui viendront. Et surtout devrons nous rappeler que les agriculteurs bio ne sont pas tous disciples de la biodynamie ni de l’anthroposophie?

“Lors des reportages ou articles publiés sur le sujet, l’amalgame entre cultures biologique et biodynamie est systématique, ce qui est catastrophique. Une étude des fondements de ces 2 modes de culture devraient être faites qui pourraient s’illustrer par des interviews d’agriculteurs adeptes de l’un ou l’autre et qui mettraient en évidence le raisonnement appuyé sur la science des premiers et l’obscurantisme des seconds.

Il est urgent de lever cette ambiguité qui entretient une image fausse de ce qu’est la culture biologique raisonnée continuellement polluée par le retour au magique.
Congratulations”

Pierre Chol

http://actu-sectarisme.blogspot.fr/2014/02/le-proces-demmanuel-giboulot-une.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+CercleLaquePourLaPrventionDuSectarisme+%28cercle+laïque+pour+la+prévention+du+sectarisme%29

L’Anthroposophie et ses ramifications

La plupart des gens connaissent les émanations de l’Anthroposophie comme des choses séparées les unes des autres : écoles Steiner-Waldorf, NEF, Weleda, Communauté des Chrétiens, Biodynamie, etc. En réalité, ces institutions sont étroitement interconnectées. Leur distinction n’est qu’apparente et officielle. Ce qui les relie n’est pas seulement une doctrine commune, l’Anthroposophie, que ces institutions tentent toujours de cacher, de minimiser, ou de présenter sous un jour trompeur. Ce sont aussi des liens assurés par des personnes et une institution interne de la Société Anthroposophique : l’École de Science de l’Esprit. Le procédé est simple : certaines personnes appartenant à ce réseau secret dispensant un culte anthroposophique spécial vont s’arranger pour diriger plusieurs institutions anthroposophiques à la fois. N’ayant plus aucune vie personnelle, il leur est possible de porter simultanément plusieurs casquettes de chef. Parfois, ces personnes ne sont pas officiellement aux commandes des institutions anthroposophiques qu’elles dirigent, mais ce sont elles qui y tirent les ficelles et y font la pluie et le beau temps. Elles assurent la continuité organique entre trois réalités en apparence séparées : l’Anthroposophie en tant que doctrine, la Société Anthroposophique et les institutions issues de l’Anthroposophie.

Des institutions anthroposophiques qui cachent leur lien à l’Anthroposophie

Comment se présentent les institutions et les groupes issus de l’Anthroposophie ? Elles n’affichent jamais leur lien direct à l’Anthroposophie. Quand ce lien est évoqué, on présente toujours Rudolf Steiner comme philosophe et humaniste, jamais comme occultiste et ésotériste, dont l’enseignement débouche sur des pratiques magico-religieuses. Par exemple :

La médecine anthroposophique se déclare être « en complément » de la médecine traditionnelle, alors qu’en réalité elle est « en contradiction » avec elle.

La Biodynamie se présente comme un « prolongement » de l’agriculture biologique, alors qu’en réalité il s’agit d’une pratique magico-religieuse.

Les écoles Steiner-Waldorf se décrivent comme une « pédagogie alternative », désireuse de collaborer avec l’Éducation Nationale, alors qu’en réalité il ne s’agit pas d’une pédagogie mais de recettes issues d’une Révélation des Dieux à Rudolf Steiner.

La NEF ou TRIODOS parlent de leurs principes fondateurs comme des principes similaires à ceux de l’économie solidaire, alors qu’en réalité le projet de « tripartition sociale » de l’Anthroposophie n’est pas solidaire mais communautaire et constituerait une forme de retour à l’organisation sociale du Moyen-Âge, dont Steiner était au fond nostalgique.

Les firmes WELEDA ou HAUSCHKA se présentent comme des entreprises fournissant des cosmétiques issus de l’agriculture biologique, des produits « en harmonie avec l’homme et la nature », sans préciser dans leurs revues ou autres, sinon par un imperceptible astérisque, le lien avec Rudolf Steiner, présenté bien sûr comme philosophe et humaniste.

En résumé, toutes les ramifications de l’Anthroposophie veulent absolument éviter que l’on perçoivent qu’elles appartiennent à un seul et même organisme !

Vers une civilisation anthroposophique ? La stratégie du figuier-étrangleur.

Si on observe comment se répand l’Anthroposophie et ses institutions dérivées, on remarque qu’elles essaiment toujours sous la forme de circuits parallèles, en cherchant des subventions des collectivités publiques. Se constituent ainsi de véritables « villages Steiner » !

Quel est le but de cette expansion souterraine ? Le film Il était une forêt, de Luc Jacquet, évoque le comportement d’un arbre parasite, le figuier-étrangleur, qui peut nous permettre de comprendre la stratégie anthroposopophique. Il s’agit en effet d’un parasite végétal dont les graines sont amenées par les oiseaux jusqu’aux sommet de grands arbres de la forêt amazonienne. A partir de leurs cimes, le figuier-étrangleur se développe en parasitant son hôte du haut vers le bas. Peu à peu, ses branches entourent le tronc et grossissent, jusqu’à finir par se joindre les unes aux autres et enserrer l’arbre de manière à l’étouffer. A la fin, les branches du figuier-étrangleur atteignent le sol et deviennent elles-mêmes des racines, tandis que l’arbre hôte, complètement enserré, se décompose à l’intérieur, formant un creux au cœur du figuier, devenu lui-même gigantesque.

Lire la suite ici => http://veritesteiner.wordpress.com/2014/04/13/la-strategie-du-figuier-etrangleur-reflexion-sur-le-projet-anthroposophique/