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Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme

Ce soir, le café coopératif La Veilleuse (Paris 20e) reçoit l’équipe du site Reporterre.net, fondé par Hervé Kempf, journaliste au Monde. L’occasion de revenir sur le contenu de ce site consacré à l’écologie mais qui baigne dans le confusionnisme le plus total.

Reporterre, site qui se veut une référence en matière d’écologie, est représentatif d’une tendance hélas grandissante du mouvement écologiste qui, par manque sans doute de culture politique, tend à ouvrir ses portes à quiconque se dit – même vaguement – ami de la nature, sinon décroissant. « Reporterre veut être le forum de tous ceux qui imaginent le nouveau monde, un monde où l’on arrêtera de détruire l’environnement et qui retrouvera l’idéal de la justice », clame la courte présentation du site. Au nom du « débat », de la « démocratie » et de la « liberté d’expression », la porte est donc ouverte à tous les vents : sociaux-démocrates de droite, de gauche, du centre, consuméristes, complotistes, mystiques en tous genres, groupuscules d’extrême droite.

La « une » du jour est représentative de cette ligne éditoriale fourre-tout :

On y retrouve entre autres la porte-parole de l’écologie de droite Corinne Lepage, un communiqué des conspirationnistes de ReOpen911, aux côtés d’articles piqués chez Attac ou chez CQFD, des thématiques « développement durable » promues par les autorités et l’industrie « verte » (les « produits bio-sourcés »), des promoteurs de la non-violence version gandhiste (l’association Gandhi international) un poème d’une militante d’Attac, Béatrice Turpin, qui prétend jouer les radicales, un reportage sur le chantier de la gare de Stuttgart en Allemagne, un article anti-gaz de schiste fouillé… Bref : de tout et de n’importe quoi, et une abondance de copiés-collés sans lesquels le site, essentiellement alimenté par la rubrique « une minute, une question » (des quidams connus ou inconnus « développant » une thématique en une minute chrono), ne serait qu’un bréviaire de « fast-thinking » militant.

Il serait fastidieux de dresser un inventaire exhaustif du contenu du site. Contentons-nous de pointer les contenus les plus problématiques, et notamment la promotion que ce site a apporté ou apporte à des groupes conspirationnistes, rouges-bruns ou d’extrême droite.

On retrouve ainsi sur Reporterre :

– Le micro-parti fascisant La Dissidence et son leader Vincent Vauclin
Etienne Chouard, à deux reprises (dont une des toutes premières interviews du site)
ReOpen911
Michel Collon et ses amis
– Le site rouge-brun Le Grand Soir, encore très récemment
– Le complotiste Thierry Meyssan, qu’on ne présente plus
– Une large collection d’indinaiseries
– Des leçons de morale de François Ruffin, tenancier de Fakir et qui promeut dans son journal la revue rouge-brune Bastille-République-Nations ou dans le dernier film de Pierre Carles les thèses de Jacques Cheminade ou de Nicolas Dupont-Aignan
– Des « analyses » complotistes sur le virus H1N1, la pire étant sans doute celle fournie par le climato-sceptique (sur un site écolo, bravo…) américain Frederick William Engdahl, collaborateur de Russia Today mais aussi de la revue d’extrême droite italienne Eurasia, analyse que Reporterre a été copier sur le site Oulala.net de René Balme et sur Mondialisation.ca de Michel Chossudowsky
– Une promotion du numéro d’octobre 2012 de la revue pourtant d’ordinaire plus regardante Silence !, dans lequel on trouve une interview du compagnon de route des négationnistes Jean Bricmont, qui se voit donc par ricochet promu sur Reporterre
– etc.

En ouvrant ainsi ses colonnes à des tels écrits, le site Reporterre participe de la confusion des genres et, même indirectement, à la récupération par les mouvements les moins recommandables des thématiques écologistes – conspirationnistes, extrême droite et rouges-bruns (anti-)productivistes étant en ce moment au taquet sur ces questions.

Plus généralement, que Reporterre puisse être perçu comme un site de référence en matière d’écologie ne manque pas de nous étonner, tant son contenu – même quand il ne fait pas la promotion des sus-cités – est globalement indigent et se situe dans la ligne de la pensée écologiste dominante, à savoir une ligne sociale-démocrate et développement durable qui n’a absolument rien de radicale.

Ceux qui font la promotion d’un tel site et acceptent de servir de faire-valoir à ses « journalistes » se rendent complices par là même de l’inquiétante dépolitisation qui mine de manière grandissante le mouvement écologiste et finit par rendre inaudible toute forme d’écologisme radical.

 

Action Anti-Conspis Paris-Banlieue.

 

Commentaires associés:

Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme 25 janvier 2013 22:46

Et aujourd’hui, Reporterre reprend en “une” un article de Challenges, une revue appartenant au Nouvel Obs et à destination des cadres et des patrons.

Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme 25 janvier 2013 22:50

Et puis cette obsession, développée tout au long du site et des ouvrages de Kempf, pour “l’oligarchie” et “les banques“… Comme si le capitalisme se résumait à ça ! C’est vraiment une analyse au ras des pâquerettes !

Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme 26 janvier 2013 11:31

Décidément, ils sont tous de sortie : ce soir, c’est le Shakirail qui reçoit Vincent Liegey (PPLD, ReOpen911) pour la sortie d’un bouquin sur la décroissance préfacé par Paul Ariès (l’ami de René Balme avec qui il co-édite Le Sarkophage). Comme tous les autres, ce RDV est annoncé par Démosphère, qui adore aussi ReOpen911 (alors même qu’il est impossible d’y faire passer le moindre RDV concernant l’Iran ou la Syrie).

Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme 31 janvier 2013 14:49

Reporterre était comme par hasard hier à la (R)évolution des Colibris, qui a vu “débattre” Chouard et Rabhi. A noter qu’on retrouve aussi datée d’aujourd’hui sur Reporterre une interview de l’écolo-conspi fou Pierre-Emmanuel Neurohr, qui parle de “génocide” à tout propos (les voitures, les avions, le réchauffement climatique), discours qui en accolant l’adjectif “génocidaire” à tout et n’importe quoi contribue à relativiser gravement la notion de génocide. Il a fondé un micro-parti dont il semble être le seul membre, le Parti de la Résistance, et a déjà fait de la tôle pour des actions complètement branquignoles et solitaire contre les aéroports.

Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme 31 janvier 2013 14:54

Comble de l’hypocrisie : dans son article à la gloire des Colibris, Reporterre s’abstient de mentionner la présence de Chouard.

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Source Indymedia.paris.org – jeudi 24 janvier 2013

 

Nettoyage chez Reporterre : encore un effort !

Le site Reporterre, animé par le journaliste Hervé Kempf et pointé du doigt le 24 janvier 2013 par le site Indymedia Paris pour son « écolo-confusionnisme », a finalement décidé de retirer les articles les plus douteux de son site : on n’y trouve ainsi plus aucune référence au groupuscule néo-fasciste La Dissidence, à Thierry Meyssan ou au climato-sceptique américain Frederick William Engdahl.

Cependant, du ménage reste à faire : on trouve ainsi toujours des références à Etienne Chouard1, Michel Collon2, Legrandsoir.info3, Mondialisation.ca4 ou ReOpen9115, des articles à connotation complotiste sur le groupe Bilderberg6 ainsi que la promotion d’une interview de Jean Bricmont par la revue Silence! datant d’octobre 20127, un lien vers une vidéo de l’Agence Info Libre sur la manifestation anti-aéroport à Nantes en février dernier8 ou un appel à suivre une conférence de l’Opus Dei publié dans une brève du 19 avril 20149 (ainsi qu’un dossier sur la spiritualité10 – chrétienne en particulier – et des articles sur les prises de position du Vatican sur l’écologie11).

Globalement, la ligne de Reporterre reste fourre-tout : on y trouve toujours des personnalités de droite comme Corinne Lepage, des productivistes de gauche aux discours souvent difficilement compatibles avec l’écologie comme Jean-Luc Mélenchon ou François Ruffin du journal Fakir, des représentants de l’écologie mainstream (cadres d’Europe-Ecologie-les Verts, Greenpeace, Pierre Rabhi ou dans une moindre mesure Kokopelli12… ) aux côtés de de mouvements plus marginaux (décroissancistes) ou radicaux (zadistes). Le 13 novembre 2013, le site écologiste a par exemple relayé une pétition d’élus de tous bords (de Jean-Luc Mélenchon à Nicolas Dupont-Aignan en passant par des représentants d’EELV, du PS et même Jacques Myard de l’UMP, qui est aussi membre de la Droite populaire et animateur de Radio Courtoisie) contre le prolongement des concessions autoroutières13.

Enfin, tout récemment, Reporterre a publié une chronique du président de Nouvelle Donne Pierre Larrouturou appelant à une répression accrue des « Black blocks » et autres « casseurs » sur les manifestations contre le barrage de Sivens ou contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le texte a été expurgé par suite d’un « débat interne », nous apprend le site libertaire tourangeau La Rotative, l’équipe qui entoure Hervé Kempf ayant admis « l’avoir publié trop rapidement et sans trop d’attention ». Il est d’ailleurs étonnant qu’un site se voulant pluraliste favorise ainsi les représentants de certains partis, puisque Larrouturou (mais aussi Noël Mamère) dispose sur Reporterre d’une chronique mensuelle.


Mise à jour, 9 décembre 2014, 16h30 : Assumant une ligne confusionniste, Reporterre a offert une tribune à Tugdual Derville, militant anti-Mariage pour Tous.

 

 Source: Confusionnisme.info – Observatoire du confusionnisme politique.

 

En complément:

 

Quelques-uns des – très – nombreux liens entre Etienne Chouard et l’extrême droite:

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=> Ecologie, Monnaie… Le clan Rabhi à lavant-garde de la confusion

 Gabriel Rabhi, fils de Pierre, commence peu à peu à se faire une place au sein de la complosphère, et affiche sans honte ses sympathies pour l’extrême droite. Beaucoup plus discret, son frère David partage les mêmes idées sur Facebook. Sans aller aussi loin, leur père est connu pour développer une pensée réactionnaire et mystique, sous couvert d’humanisme, qui rencontre un grand succès dans les milieux écologistes. Le confusionnisme, une tradition chez les Rabhi ?

 

=> Rabhi sur la famille et la PMA, à droite toute!

Si, à l’occasion de ses nombreux passages télé et interviews dans la presse commerciale Pierre Rabhi s’astreint le plus souvent à ne communiquer que sur des thématiques en apparence consensuelles, atteindre sa pensée profonde nécessite de s’écarter un peu des sentiers battus.

C’est la retranscription écrite de l’extrait d’une interview accordée en octobre 2013 et diffusée le 21 août 2014 sur la radio chrétienne RCF Berry [1] que nous vous invitons à découvrir ici.

 

=> Corinne Gouget, docteur en charlatanisme et VRP de l’extrême droite

Si l’on retrouve Corinne Gouget très présente en haut des résultats des moteurs de recherche, ce n’est certainement pas grâce à ses compétences scientifiques puisqu’elle n’en possède aucune.

Pour faire connaître son « travail », ce personnage peut compter sur la sphère d’extrême droite et conspirationniste puisque Egalité&Réconciliation, Les Moutons enragés, Inform’Action, MetaTv, 4e singe, Le Cercle des Volontaires, Agence Info-Libre et bien d’autres relaient ses élucubrations.

 

=> Mr Mondialisation ou le masque de l’écologie confusionniste

En faisant appel à des thématiques en apparence consensuelles comme le consommer local, « bio » ou « éthique », que seule une petite minorité est en capacité de s’offrir, la page « Mr Mondialisation » prétend se positionner en alternative au discours dominant tout en piochant abondamment dans la rubrique écologie de l’ensemble de la presse patronale.

Dénoncer le greenwashing – cette manip de publicitaire destinée à repeindre l’économie de marché en vert – tout en le pratiquant soi-même, voilà une petite incohérence qui méritait d’être fouillée plus avant

 

=> Vigneron en prison pour avoir refusé d’épandre des pesticides?

Rares sont les médias à avoir été capables d’aller au fond de l’affaire, à savoir celle d’un vigneron pratiquant non pas une agriculture biologique mais la biodynamie, cette agriculture occultiste directement issue des méthodes Steiner.
Rudolf Steiner, pape de l’anthroposophie, mouvement sectaire s’abreuvant aux pires obscurantismes

 

“Ascenseur social”, “méritocratie” et autres billevesées du marché

Question aux Enragé-e-s

–  Pour le concept voisin d'”ascenseur social”, je me demande quelle est l’origine, les sournois inventeurs. Une idée?

– Pour ce qui est de la “méritocratie“, c’est un concept qui vient des USA, qui date, nous semble-t-il, des années 60, c’est-à-dire à partir du moment où la contre-révolution néolibérale commence à monter en puissance, à savoir quand la Réaction commence à reprendre du poil de la bête consécutivement à la victoire des idéologies étatistes de l’immédiate après-guerre, qui permettront aux industriels et aux bourgeoisies de sauver leurs rentes.

Quant à l’ascenseur social, il faudra sans doute chercher à la fois du côté du bonapartisme et de l’avènement du capitalisme dans sa phase impérialiste, notamment avec l’école “républicaine” de Jules Ferry.

Même si la méthode n’est pas nouvelle, c’est ce qu’on appelait l’oblation au Moyen Âge. Lorsqu’un système se referme, il met en avant des membres de la classe la plus basse, qui doivent tout à l’institution.

Exemple, le Pape Gerbert d’Aurillac, paysan illettré devenu Souverain pontife lorsque l’Église est devenue princière.
On pourrait multiplier les exemples: les janissaires en Turquie, ou les fils d’ouvriers Finkielkraut et Glucksmann.

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Le bonapartisme se fonde sur une ” République ” autoritaire, militaire, les fils de poissonniers devenaient maréchaux d’Empire à 20 ans.
Plus près de nous, ce serait par exemple la nomination de Rachida Dati, servant à faire prendre corps à l’illusion ” d’ascenseur social ” auprès des ” jeunes des quartiers “.

On peut penser également à Pierre Bérégovoy, ouvrier chargé de porter l’estocade aux ouvriers en mettant en place les pires politiques patronales.

François Hollande dépose une gerbe sur la tombe de Pierre Bérégovoy, à Nevers, le 1er mai 2012
François Hollande dépose une gerbe sur la tombe de Pierre Bérégovoy, à Nevers, le 1er mai 2012

C’est aussi cette “discrimination positive“, qui est tout sauf de l’égalité mais de la simple équité, elle aussi chère à la droite, à savoir l’intention de remettre un peu d’égalité au sein d’un système effrontément inégalitaire.

Ce sont ces oblats qui sont le produit de rapports sociaux déterminés par le capitalisme, et qui matérialisent la peur des héritiers mis en danger dans leurs privilèges.

Ce sont ces rares rejetons de la plèbe intégrant Sciences Po ou l’ENA, qui deviennent pour beaucoup des éléments dotés d’un potentiel important de consolidation des rentes sociales en place.

C’est enfin le produit de l’évolution d’Etats qui mutent en Etats impérialistes à partir de la fin du XIXe siècle, une structure fondatrice qui est toujours intacte dans sa forme actuelle et qui a pour nécessité de débaucher les plus brillants des prolétaires pour en faire une sous classe dominante, ce que l’on nomme la “classe moyenne“.
Classe moyenne, dont les médias patronaux nous parlent beaucoup et qui pourtant n’a rien à voir avec le ” français moyen “.

Il s’agit en réalité de la petite bourgeoisie, classe très minoritaire installée au sommet du prolétariat et dont le positionnement louvoie en permanence entre un discours favorable aux masses et la défense inébranlable de la bourgeoisie, classe constituée après laquelle elle court.

Allumez n’importe quelle télé, vous verrez un petit bourgeois.

Nous sommes là dans le cœur de votants réformiste (FdG, EELV, PS, PRG, etc,…) animé par une petite bourgeoisie sur-diplômée, une petite aristocratie universitaire qui entend ” réformer ” le capitalisme sans s’attaquer frontalement à la classe possédante et à qui elle doit tout.

A ne pas confondre avec la petite bourgeoisie réactionnaire qui elle, à l’inverse, est principalement animée par le petit patronat, les gros exploitants agricoles, les petits notables et autres rentiers, cœur de votants idéologique du MoDem au FN en passant par l’UMP, de la bourgeoisie dans son ensemble, de la classe possédante.

Les plus nombreux, quant à eux, se faisant balader électoralement entre ces choix qui n’en sont pas et au sein d’une démocratie fantoche.

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Les Enragé-e-s

 

 

Même lorsqu’un homme sans fortune obtient du crédit en tant qu’industriel ou commerçant, c’est qu’on a confiance qu’il va se conduire en capitaliste, s’approprier à l’aide du capital prêté du travail non payé. On lui accorde du crédit en tant que capitaliste en puissance. Et même le fait, qui suscite tant d’admiration de la part des apologistes de l’économie politique, qu’un homme sans fortune, mais énergique, sérieux, capable et versé dans les affaires, puisse de cette façon se transformer en capitaliste […] ce fait, même s’il fait entrer sans cesse en lice contre eux toute une série de nouveaux chevaliers d’industrie, dont les capitalistes individuels déjà en place se passeraient bien, renforce cependant la domination du capital, en élargissant sa base et en lui permettant de recruter toujours de nouvelles forces dans le soubassement social sur lequel il repose. Tout comme pour l’Église catholique au Moyen Âge, le fait de recruter sa hiérarchie sans considération de condition sociale, de naissance, de fortune, parmi les meilleurs cerveaux du peuple, était un des principaux moyens de renforcer la domination du clergé et d’assurer le maintien des laïcs sous le boisseau. Plus une classe dominante est capable d’accueillir dans ses rangs les hommes les plus importants de la classe dominée, plus son oppression est solide et dangereuse.

Karl Marx

 

Qu’est-ce que le sous-prolétariat?

Au sein d’un mode d’organisation capitaliste de la production, ceux qui ne produisent rien ont tout et ceux qui produisent tout n’ont rien.

En France, 10% de la population possèdent 60% des patrimoines pendant que 90% doivent se “partager” les 40% qui restent.

La bourgeoisie possède les rentes, les usines, les entreprises, les patrimoines, les richesses.

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Le prolétariat lui, n’a d’autre choix, au sein d’un système capitaliste, que celui de se salarier ou de s’auto-exploiter.

93% des actifs sont des salariés.

En “haut” et en “bas” du prolétariat, on distingue deux sous-classes.

En haut, la petite bourgeoisie, minoritaire, sous-classe dominante installée au sommet du prolétariat, classe bâtarde, louvoyante, opportuniste, couarde, qui oscille entre un discours favorable aux masses et la défense inébranlable de la bourgeoisie en tant que classe constituée, classe après laquelle elle court.

Allumez n’importe quelle télé, vous verrez des petits bourgeois.

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Et en bas, le sous-prolétariat, ou lumpen prolétariat, dont le texte qui suit offre une bonne définition actualisée:

C’est une main d’œuvre de remplacement utilisée par le patronat, sans conscience civique, sociale et politique.
Il sert de « garde chiourme », d’indicateur de police ou patronal, de « mouchard » et plus particulièrement lors de mouvements sociaux.
Le lumpen prolétariat n’a pas d’attaches et peut vivre de rapines, de la prostitution des femmes, d’expédients et d’une économie souterraine et quand sa position ou les conditions dans lesquelles il évolue le permettent, de sa domination sur des malheureux.

Il exploite les autres, à l’image de la société dans laquelle il vit. Une vraie cours des miracles.

Homme de peu de scrupules, utilisable pour de basses besognes, par le patronat, la police, la mafia, toujours disponible au service des pouvoirs en place, contre le milieu dont il est issu, le prolétariat.
Détrousseur de pauvres et briseur de grèves. Le lumpen prolétariat vote à droite, pour ses maîtres ou pour le plus offrant.

Pour Marx, le Lumpen prolétariat est l’allié objectif de la bourgeoisie. C’est un de ses instruments.

Qu’est ce qui a changé ?

Entre temps il est allé à l’école. Il a appris, pas plus que le reste du prolétariat mais il a d’autres stratagèmes et l’intelligence de la survie dans la jungle sociale et au dépend des autres.

Le patronat en fabrique du lumpen prolétariat, par le conditionnement en donnant à ce dernier le sentiment de force, d’indépendance, du « moi je » supérieur qui n’a nullement besoin des autres et de l’action collective.
L’image du héros de la propagande américaine, celui qui se fait seul face à la couardise collective et qui rafle la belle, la grosse cylindrée et la fortune au mépris des lois et des risques.
C’est toujours la même fable du héros solitaire et taciturne.

En fait c’est un être faible, sans conscience civique et sociale.

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Toutes les dictatures ont utilisé ce milieu. Pour mieux se débarrasser de prisonniers politiques, on les enfermait avec des prisonniers de droit commun, qui se chargeaient de la basse besogne.
Rien n’a changé, sauf que le lumpen prolétariat peu porter le costume neuf ou des « godasses » à prix fort et selon la mode du moment. L’économie parallèle est aujourd’hui souterraine et il ne court pas forcément les chemins à pied, modernité oblige.
Il ne porte pas de signe distinctif et peut même travailler derrière un bureau.

Il n’est même pas un traître à sa classe puisqu’il n’a aucune conscience d’appartenance à une classe, surtout à celle dont il est issu mais il s’identifie à la classe dominante au travers de ceux qui dirigent.

C’est vrai à l’usine, au bureau, dans les quartiers ; et bien sûr, il vote toujours à droite mais prétend ne pas faire de politique.

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Il défend la France, lui, et l’ordre établi et contre la chienlit, il milite à droite. Ce n’est pas un corps, ni une classe à part.

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Il est disparate et s’opposent les uns aux autres dans le désordre de l’ordre en place. Il peut brûler des voitures qui ne valent pas un sou mais qui sont la seule fortune du voisin, ou vociférer contre en réclamant la peine de mort.
Il peut imposer son ordre sur tout le quartier et un code de conduite aux filles et exiger plus d’ordre en face : «que fait la police » « et la justice ».
Sévir et châtier, les fonctionnaires fainéants, privilégiés et nantis , les salauds de grévistes…etc … Il est une catégorie de citoyens opposés à la notion de citoyenneté pour les autres.

Le lumpen prolétariat est pluriel ayant en commun, la non reconnaissance des droits des autres. Il y a également celui des villes et celui des champs et si les pistoleros des latinfundios ont disparu, leur mission est toujours la même. Raciste, xénophobe et d’autres particularités qu’il partage avec la petite bourgeoisie, pour le plus grand bien du système en place.
Cerise sur le gâteau, comme sous l’ancien régime, les gens de qualité savent tout sans rien apprendre. C’est bien connu le lumpen prolétariat n’a pas besoin d’apprendre, il sait tout par nature. Une catégorie en expansion et la bourgeoisie le sait, elle y travaille.

 

 Source

Angoulème: la mairie UMP fait installer des grillages anti-SDF

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Un authentique tollé provoqué par la mairie UMP d’Angoulème après l’installation  de grillages sur les neuf bancs publics de la place du Champ-de-Mars.

Le  cabinet de Xavier Bonnefont  fait savoir que la mairie serait prête à concéder, probablement par charité chrétienne, un retrait provisoire destiné à ne pas gâcher les fêtes des bonnes âmes en peine: «Nous avions plutôt prévu de les installer après les fêtes et d’y mettre dans la foulée des galets pour respecter l’aspect esthétique et minéral de la place. Nous n’excluons pas de retirer provisoirement les grilles».

Une décision devrait être prise ce vendredi.

Rappelons que ces dispositifs zoologiques entrent dans le cadre d’un projet plus global qui est celui de l’expression d’une simple camaraderie idéologique  destinée à sortir de la précarité les pauvres commerçants du centre-ville, puisque le maire UMP a déjà, depuis sa fraîche élection, augmenté ses indemnités, le budget de la police municipale et a pour projet en 2015, d’installer au même endroit un système de caméras de vidéosurveillance.

Il restera toujours à Angoulème l’image d’un centre-ville dynamique, résolument conquérant, moderne, volontariste, celle d’un maire clientéliste dont le projet est d’éradiquer de sa vue la misère que son système de pensée produit.

Les Enragé-e-s

 

Mise à jour de 20h27

Deux adolescents, Jeanne et Saco, 14 ans, ont poussé la logique de la cage jusqu’au bout… en s’installant à l’intérieur, avec la complicité d’adultes munis de pinces coupantes, qui ont déboité une des fameuses cages.

 

“Au début, quand on a vu ça sur les réseaux sociaux, je n’y ai pas cru, raconte Saco. J’ai été indigné. J’ai trouvé que ça n’était pas humain. Avec Jeanne, on est venus voir, on a commencé à écrire au marqueur sur les cages. Et on nous a fourni des outils pour les ouvrir. On est montés dedans. Ca montre bien ce qui se passe.”

A leur pied, une pancarte: “Vivre à Angoulême”. Sur les montants des grillages, ils ont écrit: “Zoo moderne”, “Scandale” ou “Esprit de Noël”. Autour d’eux, un attroupement. Saco reprend: “On a un peu l’impression d’être des singes”.

 

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