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Islamisme, « islamophobie » et critique révolutionnaire de toutes les religions

Article paru dans A contrevents N°2 (Caen, octobre 2016) avec le chapeau suivant: Le texte qui suit émane d’un camarade du RRC. Il ne constitue pas pour autant une position collective de notre modeste regroupement. Il a cependant paru suffisamment intéressant pour être publié. Nous précisons qu’il a été écrit bien avant les évènements de cet été, que ce soit le carnage de Nice ou la polémique délirante autour du burkini.

 

Il apparaît aujourd’hui nécessaire de clarifier et de (ré)affirmer certaines positions révolutionnaires vis-à-vis des religions en général et de l’islamisme en particulier. Les attentats révoltants de 2015-2016 (aussi bien ceux visant Charlie Hebdo et le magasin Casher en janvier que ceux de Paris en novembre 2015 ou celui de Nice en juillet 2016) y poussent. Mais il n’y a pas que ça.

Depuis plusieurs années on sent s’affirmer en France l’émergence, certes limitée mais réelle, d’un islamisme, c’est-à-dire d’un islam directement ou indirectement politique, qui se manifeste dans la société. Il peut prendre des formes « modérées », rampantes, ce qui ne les empêchent aucunement d’être néfastes et réactionnaires, comme des formes « radicales », spectaculaires, djihadistes et meurtrières.

Face à ce phénomène, et en parallèle, a également émergé depuis plusieurs années un ensemble de discours stigmatisant les populations musulmanes ou supposées telles. Ces discours sont principalement portés par l’extrême droite mais aussi par toute une partie de la droite et également une partie de la gauche dites « républicaines ». Ces discours divers, aux relents xénophobes, « identitaires », nationalistes, voire carrément racistes, se dissimulent souvent derrière la défense de la laïcité, de la Liberté, des droits des femmes, parfois aussi derrière la défense des droits des homosexuel-le-s (« défense » souvent très hypocrite, opportuniste, limitée et à géométrie variable). Ces thèmes sont alors instrumentalisés au service de causes qui n’ont pas grand-chose à voir avec eux au final.

Ces deux phénomènes contribuent d’ailleurs à s’alimenter et se renforcer réciproquement, « en miroir » et ils ont désormais une certaine « consistance » dans la société. Dès lors, face à ces faits, un certain nombre de questions se posent aux mouvements révolutionnaires, questions auxquelles il va bien falloir trouver des réponses ou des éléments de réponses, politiques et pratiques, si nous ne voulons pas nous retrouver englué-e-s et incapables de réagir face à des situations politiquement et socialement lourdes de dangers et de possibles conséquences bien puantes. À savoir, montées d’idéologies politiques et/ou religieuses éminemment réactionnaires, racistes, communautaristes, identitaristes, développement de tensions et de violences entre pauvres et exploité-e-s de différentes origines, récupérées et instrumentalisées par différentes forces politiques ou politico-religieuse cherchant à « représenter » et « encadrer » telle ou telle « communauté » ou par l’État « républicain » cherchant à redorer son blason, à se « relégitimer » en se posant en défenseur/protecteur de la société, de la sécurité et de la liberté en général (placées sous sa surveillance et son contrôle pour notre bien… et surtout le sien).

Quelle est notre critique de l’islamisme ? Comment le critiquer sans hurler avec les loups de l’extrême droite et autres réactionnaires de gauche et de droite qui alimentent la xénophobie ? L’utilisation/acceptation du terme d’« islamophobie » n’aboutit-t-elle pas à inhiber la saine et nécessaire critique révolutionnaire de toutes les religions (sans aucunement se limiter, évidemment, à celle de l’islam) ? Voila quelques unes des questions que ce texte va chercher à défricher modestement.

Parce que ces questions se posent. Parce qu’il est temps. Parce qu’il va falloir faire face.

Critique révolutionnaire de la religion

Les mouvements révolutionnaires se sont très tôt confrontés avec les idées même de Dieu et d’ordre divin, car celles-ci constituent un obstacle et s’opposent à l’idée et aux soucis révolutionnaires de la liberté humaine (idée de la liberté qui n’est pas dissociée de celles de responsabilité, d’égalité et de solidarité). À l’idée d’un monde, d’un genre humain et d’une vie créés par Dieu, régis par une vérité révélée (propriété d’un clergé), encadrés par les préceptes moraux de textes sacrés très anciens, les mouvements révolutionnaires ont opposé l’idée de sociétés construites historiquement par les humain-e-s et transformables par eux et elles. Ils ont défendu l’idée du renversement possible et nécessaire d’un monde présenté comme immuable et ils défendent toujours l’idée qu’il n’y a pas de fatalité à subir l’exploitation et la domination des puissant-e-s et des possédant-e-s. Ils ont promu la révolte individuelle et collective, la lutte, l’éducation et la liberté contre les assignations, les obligations, les interdictions cléricales qui cherchaient et cherchent encore à encager la diversité de la vie, ses immenses champs des possibles et des choix dans l’étroitesse de textes soi-disant divins et de traditions religieuses poussiéreuses.

Les mouvements révolutionnaires ont également très tôt dénoncé le caractère illusoire de toute « communauté des croyant-e-s » qui prétend placer sur un pied d’égalité fictive, face à Dieu, à la mort et face au clergé, les hommes et les femmes, quelles que soient leurs conditions sociales, leur appartenances à telle ou telle classe sociale. Les religions sont des entreprises idéologiques interclassistes et paternalistes qui, derrière des représentations unitaires de la société et l’idée de la communion de tous et de toutes dans le respect de la religion, nient, dissimulent et étouffent souvent les conflits d’intérêts sociaux et politiques, les luttes sociales au sein des sociétés de classes. Et lorsqu’il est impossible de dissimuler la réalité de ces conflits, il leur est souvent opposé les vertus, toutes spirituelles et virtuelles de la patience, du pardon, de la bonté, de la charité, de la soumission face aux épreuves. Et si ça ne suffit pas, il reste l’anathème, l’excommunication, l’exclusion de la communauté des croyant-e-s, la bénédiction de la répression mise en œuvre par le pouvoir temporel.

Derrière la promesse d’un paradis après la mort se cache le fait de laisser en place les inégalités, les injustices du monde d’ici bas. C’est la religion comme « opium du peuple », qui embrume l’esprit, procure de doux rêves et aide à supporter passivement la dureté de la vie dans le monde tel qu’il est fait.

Les mouvements révolutionnaires ne se sont évidemment pas heurtés seulement aux idées religieuses mais aussi à leurs exploitants, les clergés plus ou moins centralisés, privilégiés, hiérarchisés suivant les religions, assurant la médiation avec Dieu, édictant les normes de conduites morales et pratiques, encadrant, guidant la vie des croyant-e-s, disposant d’un poids matériel parfois énorme (propriétés terriennes, immobilières, financières…), d’une influence politique et morale importante (à travers l’organisation de la charité, d’aides « sociales » diverses, le monopole de l’exercice des rites, le contrôle de tout ou partie du système éducatif par exemples). Et de même que les mouvements révolutionnaires se sont opposés aux grandes religions constituées, celles-ci se sont historiquement opposées aux projets, idées et pratiques émancipatrices et égalitaires des mouvements révolutionnaires.

Les mouvements révolutionnaires affrontent encore aujourd’hui les religions et clergés qui portent et colportent des valeurs, des prescriptions de vie, un ordre moral souvent éminemment réactionnaires (socialement, culturellement, sexuellement) et des représentations patriarcales, favorisant et légitimant la domination masculine, régissant ou tentant de régir spécialement ce qui concerne la sexualité en général, et celle des femmes en particulier, condamnant la plupart du temps la contraception, l’avortement, l’homosexualité et la transsexualité.

Les mouvements révolutionnaires ont également dénoncé historiquement le fait que religions et clergés se sont mis au service de nombreux projets impérialistes de conquêtes, ont légitimé d’innombrables guerres intérieures ou extérieures (certaines d’entre elles reposant même directement, au moins officiellement, sur des motifs religieux), soutenu de nombreux régimes dictatoriaux.

Voilà résumées, très brièvement, les principales critiques révolutionnaires envers les religions. D’où l’athéisme et l’anticléricalisme affirmés qui prédominent historiquement largement dans les mouvements révolutionnaires. Ce qui n’a jamais empêché les révolutionnaires de se retrouver aux côtés d’individus croyant-e-s lors de grèves, de manifs, d’actions, d’émeutes ou d’assemblées générales…

La « liberté » religieuse

Si, en tant que révolutionnaires, nous sommes, dans notre immense majorité, athées et anticléricaux, nous n’avons pas pour autant l’envie ou l’intention de nous ériger en inquisiteurs-rices de l’athéisme. Nous n’avons pas vocation à fliquer politiquement la vie des gens, à entrer en guerre politique contre les croyant-e-s des différentes religions.

Nous reconnaissons généralement aux individus le droit de croire en un dieu (ou en plusieurs) et de pratiquer leurs cultes et leurs rites, même si, nous, nous ne nous reconnaissons pas du tout dans de tels choix. Nous admettons ce droit d’autant plus que, souvent, les individus ne se résument pas uniquement à leurs croyances religieuses. Leur identité personnelle intègre la plupart du temps bien d’autres convictions, valeurs et pratiques que celles liées à leur religion. Et il est évident que la plupart des croyant-e-s sont loin d’être des « fous ou folles de Dieu » et ont souvent un rapport assez distancié, détendu et pacifique avec leur religion, avec celles des autres et avec les athées. Croyant-e-s ne veut pas dire pratiquant-e-s, et même les pratiquant-e-s ont souvent bricolé, plus ou moins ouvertement, leurs propres « petits arrangements avec Dieu » et vivent tranquillement leur religion.

La croyance et l’observance des prescriptions religieuses individuelles et la pratique collective du culte dans des lieux dédiés à cet effet ne nous dérange donc pas (même si elle ne nous réjouit pas non plus), tant que ces croyances et pratiques religieuses ne débordent pas dans l’espace public commun, qu’elles ne tentent pas de le régir, de le soumettre à leurs normes. Nous sommes conscients que cela laisse de côté des espaces privés comme le couple, la famille ou des « entre soi » communautaires et que ces espaces peuvent être propices à l’instauration autoritaire, à l’imposition de pratiques religieuses intégristes. Et, en tant qu’espaces privés, il peut être malaisé, difficile d’y intervenir politiquement pour contrecarrer et dénoncer des dérives intégristes. Il n’y a pas, dans ce genre de cas, d’autres « solutions » (avec toutes leurs limites pratiques fréquentes) que le recours à l’information, à l’éducation, au dialogue, à la solidarité, à l’intervention amicale et/ou familiale et/ou de voisinage (allant, dans la forme, de la médiation à la confrontation), à la pression et la vigilance sociale et collective contre les actes de violence, de maltraitance, de harcèlement, de manipulation mentale, d’embrigadement et de dérive sectaire dans les espaces privés.

La tolérance que nous assumons envers certaines formes détendues de croyances religieuses n’implique pas cependant que nous renoncions à ce que nous considérons comme notre « droit de critique athée » et aux discussions, voire aux engueulades, qu’il peut susciter. Tout comme nous ne renonçons pas au « droit de blasphémer » face aux figures divines fictives, aux bigots et autres intégristes, même si on pratique pour la plupart assez peu ce genre de choses, qui peut soulager et faire marrer mais s’avère rarement très constructif.

L’islamisme

Même très minoritaires, les différentes formes d’islamisme ont gagné ces dernières années une visibilité plus importante parmi les musulman-e-s en France. Il est difficile de savoir si cette visibilité accrue de l’islamisme provient d’une affirmation plus décomplexée de sa propre existence, d’un renforcement réel et sensible de son influence et/ou d’une plus grande attention politique, médiatique et sociale à son encontre. Peut être tout ça à la fois.

Par islamisme, nous entendons une affirmation politico-religieuse de l’islam comme ayant vocation à structurer la société et régir la vie sociale (et donc aussi celle des individus) à partir d’une interprétation rigoriste, réactionnaire et prétendument littérale du Coran. Le djihadisme à la sauce Al Quaeda ou État Islamique n’est que l’expression la plus brutale, la plus ultra de cet islamisme. Il y en a différentes formes et différents degrés. On peut y intégrer des formes « modérées » s’inspirant en général plus ou moins des Frères Musulmans, des formes plus dures comme le salafisme, le wahhabisme et aller jusqu’au djihadisme. En disant cela, on ne sous-entend pas qu’il y a nécessairement une continuité ou une même identité politico-religieuse entre ces différentes formes. Il peut y avoir des formes activistes et très directement politiques, plus ou moins radicales dans leurs manifestations, et des formes plus « quiétistes » mais qui s’attachent néanmoins à promouvoir, de manière prosélyte, une interprétation intégriste des textes et une surveillance pesante quant à la stricte observance individuelle et collective des (de leurs) obligations et conduites religieuses. Ces formes « quiétistes », si elles apparaissent, dans l’immédiat, assez détachées de toutes intervention à caractère politique, n’en aspirent pas moins à construire une hégémonie intellectuelle et culturelle intégriste au sein des musulman-e-s, musulman-e-s que les islamistes rêvent d’encadrer et guider comme un troupeau. Une sorte de métapolitique gramscienne en vue de constituer un bloc hégémonique au sein d’une fraction de la population, en somme ?

Même s’il y a des différences, des divergences, il y a cependant aussi des similarités, des points de convergences entre ces différentes formes d’islamisme et l’existence de l’islamisme « modéré » contribue certainement à légitimer en partie l’existence des formes d’islamisme djihadiste, en constituant un terreau intellectuel et culturel favorable au développement de ce dernier. Disons un peu comme les discours nationalistes, sécuritaires, xénophobes, réactionnaires de la gauche et de la droite contribuent à légitimer et renforcer les positions du Front national et comme les positions et l’influence du FN contribuent à légitimer et favoriser des expressions ouvertement fascistes et racistes.

En terme de contenus, je ne reviens pas sur les positions extrêmement réactionnaires, autoritaires, sexistes, puritaines, anti-communistes et anti-révolutionnaires véhiculées par l’islamisme en général. Signalons toutefois, juste au passage, qu’il véhicule également, là encore sous des formes diverses et à des degrés divers, du racisme, en tout cas au moins un, l’antisémitisme, qu’il travaille à répandre sous couvert de « soutien au peuple palestinien » et d’ « antisionisme ». Et, disons le, la récupération de ce terme d’« antisionisme » (à l’origine destiné justement à se dissocier de toute approche antisémite),  à la fois par les islamistes et l’extrême droite franchouillarde, est un succès tel que ce mot est devenu quasiment inemployable tant il véhicule fréquemment désormais des puanteurs antisémites. Le travail d’appropriation de ce terme politique mené par des antisémites de tous poils, de toutes nationalités et de toutes religions n’aurait cependant pas pu être mené « à bien », si vite (une bonne grosse décennie ?), si la gauche et l’extrême gauche pro-palestinienne et le mouvement révolutionnaire avaient été plus éveillés et réactifs en situations et plus intransigeants sur le fond et la forme. On récolte ce qu’on sème… c’est à dire aussi qu’on récolte, parfois, dans la gueule, ce qu’on a pas été capables de semer, de cultiver et de protéger.

L’islamisme rêve d’une communauté des croyant-e-s, d’où les conflits d’intérêts ont magiquement disparus, pure et harmonieuse, nettoyée de tous les individus et groupes déviants, soumise corps et âme à une soi-disant loi divine supérieure et parfaite, inscrivant cette communauté dans un ordre universel immuable tout en assignant à chacun-e une place et un rôle tout aussi immuable. L’islamisme est comme l’extrême droite qui rêve d’une communauté raciale et nationale unifiée par on ne sait quel miracle, de pouvoir étatique dictatorial, de nettoyage des indésirables et des subversifs-ves, d’ordre corporatiste. Dans un cas comme dans l’autre, on est en pleine utopie réactionnaire et despotique.

Les révolutionnaires sont donc des ennemis de l’islamisme (et réciproquement). Et il s’agit, au niveau mondial, d’un ennemi puissant, disposant de ressources financières, de moyens de communication, et parfois de moyens militaires importants. Il est soutenu par de forts riches « mécènes » capitalistes des pays du Golfe Persique quand ce n’est pas directement par des États intégristes comme l’Arabie Saoudite ou d’autres.

Le combattre, en temps que révolutionnaires, ne sera pas chose facile. Au niveau international, cela peut passer par la création ou le renforcement de liaisons solidaires concrètes avec des groupes, organisations, mouvements révolutionnaires, de lutte de classe, démocratiques, laïques et féministes dans les pays où l’islamisme menace. Souvent ces groupes et organisations sont rares et plutôt faibles (et même parfois inexistants) et il peut exister aussi des différences politiques sensibles avec les « traditions » révolutionnaires occidentales, que ce soit sur le plan des idées, des finalités, du fonctionnement, des pratiques et il est probable que la solidarité vis-à-vis de tel ou tel groupe ou mouvement dans tel pays fera rarement, ici, l’unanimité. Le soutien à la résistance actuelle au Kurdistan syrien face à l’État Islamique est un bon exemple de cette absence de consensus du mouvement révolutionnaire sur ces questions.

Par ailleurs, l’établissement de telles liaisons solidaires implique un effort réciproque s’inscrivant dans la durée. Effort qui passe par des travaux de synthèse d’informations et d’analyses, de traductions (ce qui implique éventuellement l’apprentissage de langues), de diffusion de l’information, de collecte et d’envois de fonds et de matériels, de voyages et de rencontres, d’organisation éventuelle de campagnes de soutien. Effort que la faiblesse actuelle du mouvement révolutionnaire, en France ou ailleurs, rend difficile car, en plus, évidemment, l’islamisme est loin d’être le seul et le plus puissant des ennemis auxquels les mouvements révolutionnaires se trouvent confrontés.

La lutte contre l’islamisme passe aussi, toujours au niveau international, bien sûr par le fait de lutter ici pour dénoncer et, si possible, vu nos forces plutôt dérisoires, gêner et affaiblir les interventions armées et les pillages impérialistes des États et du capital occidental, et donc, aussi, l’impérialisme de l’État et du capital français. L’impérialisme contribue en effet aussi à alimenter en partie l’islamisme dans de nombreux pays. Mais en partie seulement car dans les pays où il est puissant l’islamisme a également sa dynamique propre, ancrée dans la réalité propre de ces pays, réalité qui est loin d’être uniquement façonnée par l’impérialisme occidental.

En France, il paraît évident qu’un des ressorts de l’islamisme se trouve dans les inégalités et injustices sociales vécues, entre autres, par les fractions de la population qui sont immigrées ou issues de l’immigration et qui sont de cultures musulmanes. Ces fractions de la population ne sont bien sûr pas les seules à subir l’exploitation, la précarité et la répression mais elles sont certainement celles qui les subissent le plus. À ces inégalités sociales s’ajoutent des phénomènes de discriminations, de stigmatisations, de vexations politiques et symboliques à caractère raciste. La participation des mouvements révolutionnaires aux luttes sociales et le fait de tenter de développer dans celles-ci un travail politique sont des nécessités incontournables. Dans ce cadre, l’appui aux luttes de migrant-e-s, de travailleurs-euses immigré-e-s avec ou sans papiers, autour de la question du logement, contre les violences policières et la précarité sociale mérite toute notre attention. Participer, d’un point de vue révolutionnaire, à ces luttes sociales diverses, favoriser leur émergence et leur convergence et coordination n’a évidemment pas pour but premier la lutte contre l’islamisme, il s’agit avant tout d’essayer d’attaquer à la base l’exploitation sur laquelle repose le système étatico-capitaliste actuel et les relégations et divisions sociales qui aident à son maintien et à sa reproduction. Mais le développement de ces luttes sociales aurait certainement également comme effet indirect d’affaiblir les marges de manœuvres politiques, sociales et culturelles de l’islamisme. On sait qu’à l’heure actuelle lorsque les luttes sociales sont fortes, l’extrême droite franchouillarde fait souvent profil bas politiquement et d’un point de vue organisationnel. Il n’y a pas de raisons de penser que ces luttes n’entraîneraient pas les mêmes effets contre cette autre extrême droite qu’est l’islamisme.

Néanmoins, on ne va pas prendre nos désirs pour des réalités, « dire n’est pas faire » et le mouvement révolutionnaire devra sacrément ramer pour y arriver. Il y a des obstacles et des difficultés. Nombreuses. Les aborder dépasserait le cadre de ce texte. On remet ça à plus tard mais on essayera de s’y coller. Signalons juste la difficulté liée à la composition sociale actuelle des mouvements révolutionnaires, pour le moins éloignées en général des réalités vécues par les fractions de la population qui sont immigrées ou issues de l’immigration, de la condition ouvrière, de la réalité des quartiers populaires. Cette « extériorité » ne facilite évidemment pas notre activité et la réduire ou la dépasser prendra du temps et impliquera d’aller se frotter encore et encore au terrain.

Islamisme et autres replis identitaires se développent aussi dans le vide laissé par l’important affaissement des mouvements ouvriers et révolutionnaires actuels. Et ce vide, ce terrain perdu, d’autres l’occupent et le remplissent. Il faudra bien finir par nous remettre en question. La réalité qui vient nous y contraindra de toute façon. Va y avoir des réveils douloureux…

« Islamophobie » ?

Vous ne trouverez pas ce terme d’« islamophobie » dans les textes du RRC, où il ne fait pas consensus. Je l’utilise dans cet article seulement entre guillemets et accompagné de critiques. Parce qu’il pose un certain nombre de problèmes quand même… Ce terme opère en effet un certain nombre de « réductions » factuelles et politiques.

D’abord il tend à présenter les attaques et critiques contre l’islam, quelles qu’elles soient, comme une manifestation de racisme alors que la critique de la religion musulmane (ou de n’importe quelle autre) peut évidemment être déconnectée de toute approche raciste comme dans le cas de la critique athée révolutionnaire.

Du coup, il sous entend aussi que la critique de l’islam constituerait en quelque sorte la forme principale du racisme actuel alors que celui-ci s’exprime de manière bien plus générale et sur des plans bien plus cruciaux pour la vie des gens (logement, pauvreté, précarité des formes d’emplois, discriminations sociales, brutalités policières…) que la simple instrumentalisation xénophobe et nationaliste de la critique de l’islam.

En restreignant le racisme à la forme, censée être centrale, de la critique instrumentalisée de l’islam, il laisse de coté toutes les fractions de la population qui sont immigrées ou issues de l’immigration mais qui ne sont pas musulmane. Que devient la nigériane évangéliste ou le syrien athée ? En quoi la lutte antiraciste réduite principalement à la lutte contre l’« islamophobie » les concernerait ?

En partant du fait que l’islam est, en France, une religion minoritaire, pratiquée (quand elle l’est ! Tous les croyant-e-s sont loin d’être pratiquant-e-s…) principalement par des fractions de la population qui sont immigrées ou d’origine immigrée, souvent « de couleur », souvent issues d’anciennes colonies françaises, il introduit, en douce, par extension, l’idée que l’islam serait une religion opprimée et une religion des opprimé-e-s.

L’islam est certes une religion minoritaire en France mais c’est quand même la deuxième en importance dans ce pays. Et s’il est évident que le nombre, l’état et la taille des lieux de cultes musulmans ne permettent pas toujours, loin sans faut par endroits, d’assurer aux pratiquant-e-s des conditions décentes d’exercice collectif de la prière, la religion musulmane est loin d’être persécutée même s’il arrive qu’elle soit stigmatisée, discriminée et instrumentalisée. Par ailleurs, un certain nombre de régimes dans des pays majoritairement musulmans ne sont pas particulièrement bienveillants envers l’exercice de religions autres que la musulmane et envers l’athéisme et il y a des États musulmans qui sont impérialistes. Donc mollo sur l’islam comme religion opprimée…

Ensuite cette idée de l’islam comme religion des opprimé-e-s fait passer à la trappe le fait que certains musulman-e-s appartiennent aux classes possédantes et dominantes et sont des exploiteurs-rices. Et là encore se pose la question des « autres » prolétaires immigrés ou d’origine immigrée, « de couleur », athées ou croyant-e-s d’une autre religion que l’islam. En quoi sont-ils et elles particulièrement moins opprimé-e-s, exploité-e-s, précarisé-e-s, discriminé-e-s que les musulman-e-s ? Et en quoi le fait qu’une religion soit pratiquée par des opprimé-e-s devrait nous la rendre moins critiquable d’un point de vue révolutionnaire ? Le sexisme serait-il moins critiquable s’il est pratiqué par des prolétaires ? Les masses opprimées d’Amérique latine sont souvent chrétiennes, cela ne fait pas pour autant du catholicisme ou du protestantisme des religions d’opprimé-e-s. Donc mollo aussi sur cette idée que l’islam serait une religion d’opprimé-e-s.

Au final, et à l’usage, le terme « islamophobie », et les « alliances » concrètes qu’il peut entraîner sur le terrain politique avec des réacs religieux, semble bel et bien favoriser une inhibition, une autocensure de la critique révolutionnaire des religions et des « cohabitations » lors de meetings et de manifs qui tiennent du mariage entre une carpe et un lapin. Faudrait pas finir par servir la soupe à des bigot-e-s intégristes, qui oeuvrent à propager un communautarisme religieux lucratif, au sens où cette communauté, figurez vous qu’ils et elles entendent bien en être les pieux-ses berger-e-s et les représentant-e-s accrédité-e-s auprès de l’État. La critique de « l’islamophobie » actuelle doit-elle déboucher sur une quelconque « islamophilie » ? Pour moi, c’est définitivement NON.

Je comprends bien que le terme ait pu faire mouche et être repris par plein de gens qui ont capté que la critique dominante de l’islam n’est la plupart du temps qu’un paravent pour des courants xénophobes, nationalistes et racistes qui cherchent à attaquer les immigrés ou descendant-e-s d’immigré-e-s. Mais comme on peut le voir en situation et comme cela a été exposé dans ce paragraphe, ce terme introduit, d’un point de vue révolutionnaire, de la confusion politique… à une époque où il n’y en a déjà que trop… avec tous les dégâts qui vont avec.

C’est pourquoi comme d’autres, je préfère parler, au lieu d’« islamophobie », tout simplement de racisme ou, en cas de situations plus spécifiques, de racisme anti-arabes et anti-noir-e-s, ce qui ramène la question sur son terrain principal, à savoir que derrière les critiques xénophobes de l’islam ce n’est pas tant la religion musulmane qui est visée que des fractions immigrée ou issue de l’immigration, prolétaires, colorées et supposément musulmanes de la population. Et en utilisant ces termes, en tant que révolutionnaires, on se situe sur le terrain de la défense des individus et des fractions, souvent prolétaires, de la population visées par le racisme, pas sur le terrain de la défense d’une religion, ce qui n’est tout simplement pas notre vocation ni notre finalité.

Contre tous les replis identitaristes

En ces temps de crises sociales et politiques, et y compris de crise des mouvements révolutionnaires et ouvrier (ou de ce qu’il en reste…), en l’absence d’alternatives subversives ne seraient-ce qu’un tant soit peu crédibles, les replis et enfermements identitaristes se multiplient, se renforcent et se « légitiment » mutuellement, que se soit sur des bases nationalistes, ethniques, religieuses, culturelles, corporatistes.

Il ne s’agit pas de nier qu’on ait tous et toutes une identité, mais nos identités sont généralement composites, puisant à différentes sources culturelles et sociales, individuelles et collectives. Nous les concevons souvent, en tant que révoutionnaires, comme évolutives et ouvertes, destinées à être partagées et métissées. Toute définition étroite, uniformisée, figée, fermée et enfermante de l’identité aboutit à l’étouffement individuel et collectif et est souvent destinée politiquement à nourrir les replis communautaristes.

Présentement chacun-e est tenté et incité à se replier sur son « entre soi » (et le ghetto révolutionnaire en est une forme parmi d’autres), sur son « même », sur sa famille, sur son pays, sur sa soi-disante « communauté » et les solidarités limitées, étriquées et sélectives qu’elle permet. S’ouvre alors également la course à la représentation de la « communauté » : les aspirant-e-s aux postes de direction et d’encadrement politique, moral et spirituel ne manquent pas.

Il sortira de ces replis communautaires et identitaristes des divisions et des tensions accrues entre différentes fractions de la population, pourtant toutes exploitées et dominées par le même système, même si c’est sous des formes et à des degrés divers. À la guerre sociale, le système préfère évidemment la guerre de tous-tes contre tous-tes comme il préfère la guerre civile à la révolution. Et nul doute qu’il saura utiliser et alimenter les tensions communautaristes pour œuvrer à son propre maintien. Réussir à faire vivre et étendre des espaces de lutte politique et sociale, où se crée du commun et du communisme, ouverts à tous-tes les exploité-e-s, les dominé-e-s, les révolté-e-s, peu importe leurs origines ethniques ou culturelles, leurs nationalités, leurs couleurs de peau, leurs religions individuelles éventuelles va être une difficile nécessité.

La Bataille socialiste

C’est quoi le fascisme?

Au travers de ce recueil non exhaustif de textes et de travail de lutte antifasciste, nous espérons vous dévoiler ici des analyses précises et accessibles pour tenter de comprendre ce qu’est le fascisme et intégrer la multiplicité idéologique des extrêmes droites. 

Nous avons voulu cet article le plus utile possible afin que toutE un chacunE puisse venir y puiser des argumentaires et des publications ciblés, que vous découvrirez en cliquant sur les liens en rouge.

Le fascisme propose à ses troupes un « anticapitalisme » petit-bourgeois bien différent de l’anticapitalisme socialiste.

Une « mystique » ne suffit pas, ne nourrit pas. Les individus composant les troupes fascistes ne sont pas tous également fanatisés. Et même les plus fanatisés n’en oublient pas pour autant leurs intérêts matériels. Le souci de ces intérêts continue à les aiguillonner. Pour les conquérir, puis les tenir en haleine, le fascisme doit aussi leur présenter une solution pratique aux mots dont ils souffrent.

Bien qu’au service et à la solde du capitalisme, il doit – et c’est ce qui le différencie profondément des partis bourgeois traditionnels – afficher un anticapitalisme démagogique.
Mais cet anticapitalisme, si l'on y regarde de plus près, est très différent de l'anticapitalisme socialiste. Il est essentiellement petit-bourgeois.
Le fascisme fait ainsi d’une pierre deux coups: d’une part, il flatte les classes moyennes en se faisant l’interprète fidèle de leurs aspirations rétrogrades; d’autre part, il jette en pâture aux masses ouvrières – et tout particulièrement à ces catégories de travailleurs qui manquent de conscience de classe – un anticapitalisme utopique et inoffensif et il les détourne ainsi du véritable socialisme.

 

Daniel Guérin

 

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Le fasciste Alain Bonnet de Soral, ex-Front National, fils de notaire et mondain-potiche de plateau de télé déclassé, n’hésite pas à se revendiquer « national-socialiste ».

 

La secte d’Alain Soral, internet et l’argent

 

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Marine Le Pen valsant aux côtés de nostalgiques autrichiens d’Hitler et du IIIe Reich.

Chronologie historique du Front National

Le régime fasciste voit son tour arriver lorsque les moyens "normaux", militaires et policiers de la dictature bourgeoise, avec leur couverture parlementaire, ne suffisent pas pour maintenir la société en équilibre.
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Marine Le Pen (1) en compagnie de Alain Soral (2) et David Rachline (3), sur la droite on distingue aussi Marc George (4) et Steeve Briois (5)

Quand Marine Le Pen copinait avec Alain Soral et Marc George

A travers les agents du fascisme, le capital met en mouvement les masses de la petite bourgeoisie enragée, les bandes des lumpen-prolétaires déclassés et démoralisés, tous ces innombrables êtres humains que le capital financier a lui-même plongés dans la rage et le désespoir. La bourgeoisie exige du fascisme un travail achevé : puisqu’elle a admis les méthodes de la guerre civile, elle veut avoir le calme pour de longues années. Et les agents du fascisme utilisant la petite bourgeoisie comme bélier et détruisant tous les obstacles sur leur chemin, mèneront leur travail à bonne fin. La victoire du fascisme aboutit à ce que le capital financier saisit directement dans ses tenailles d’acier tous les organes et institutions de domination, de direction et d’éducation : l’appareil d’Etat avec l’armée, les municipalités, les universités, les écoles, la presse, les organisations syndicales, les coopératives. La fascisation de l’Etat n’implique pas seulement la « mussolinisation » des formes et des méthodes de gouvernement – dans ce domaine les changements jouent en fin de compte un rôle secondaire – mais avant tout et surtout, l’écrasement des organisations ouvrières : il faut réduire le prolétariat à un état d’apathie complète et créer un réseau d’institutions pénétrant profondément dans les masses, pour faire obstacle à toute cristallisation indépendante du prolétariat. C’est précisément en cela que réside l’essence du régime fasciste.

Léon Trotsky

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Autour de Roland Dumas et Dieudonné : Bruno Gollnisch, Jean-Michel Dubois, Alain Soral et Jany Le Pen

Les amitiés frontistes de Roland Dumas

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Marine Le Pen aux côtés de l’ancien Waffen SS, Franz Schönhuber

 

La bourgeoisie peut compter sur le fascisme pour dénouer l’imbroglio de tensions que créent dans nos vies les effets des multiples contradictions générées par l’actuelle crise du capitalisme à l’échelle mondiale, où la tentation d’une reprise en main énergique par l’État est forte et où la mystique de l’homme providentiel fonctionne à plein.

Oui, la tentation du fascisme (un régime fort interclassiste et unitariste, collaborationniste, qui préserve l'essentiel tout en changeant le superflu) est très forte en Europe. A certains endroits, elle est sans doute réalisable, et même déjà en voie de réalisation.

Plus les contradictions internes à la bourgeoisie vont s’aiguiser, plus les effets de ces contradictions vont se faire ressentir dans nos conditions de vie, de travail, d’existence… Et plus cette tentation sera forte dans le prolétariat.
Ce que l’on s’astreint à désigner par  » la gauche  » ou  » vraie gauche  » ou  » gauche radicale  » souffre toujours des mêmes maux que ceux dont elle souffrait dans les années 30: l’économisme, notamment dans l’analyse du stade impérialiste du capitalisme, l’absence de ligne de classe et l’abandon progressif de l’internationalisme prolétarien.

 Le fascisme n'arrive pas comme un éclair dans un ciel serein. 

C’est un régime politique, une forme d’exception de l’État bourgeois, qui est l’aboutissement d’un processus, et ce sont toujours les gouvernements bourgeois  » démocratiques  » qui commencent par prendre des mesures réactionnaires afin de tenter notamment de résoudre les contradictions que crée la crise (de croissance) du Capital.

C’est un phénomène réversible jusqu’au moment où il devient irréversible.

Et quand le fascisme est au pouvoir, dans un premier temps il est ambigu, complexe, protéiforme, il est encore marqué par sa naissance anticapitaliste romantique.

Dans sa phase de stabilisation, quand une hégémonie s’est dessinée, le fascisme se détache de cette ambiguïté des débuts et acquiert son caractère de classe réel. D’une certaine manière, le processus de fascisation correspond à une crise idéologique aiguë de la petite bourgeoisie et de ses formations politiques traditionnelles, jumelée à une période d’intenses contradictions au sein du bloc capitaliste.

Le fascisme est toujours une solution de l’État bourgeois pour tenter de se sauver soi-même.

 

Les Enragé-e-s

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On ne discute pas avec le fascisme, on le combat. Cette phrase, assez absolue de prime abord, n’est pas une simple formule et ne part pas de nulle part. Elle part de l’expérience de presque un siècle de lutte contre le fascisme. Parce que le fascisme, c’est un corpus d’idées mais surtout un mécanisme, un mouvement qui ne fait pas de cadeau et n’est pas particulièrement respectueux de règles. Il n’y a rien de bon à prendre chez les fascistes et rien à leur donner (si ce n’est des baffes). Historiquement, tous ceux qui ont cherché la discussion et la conciliation avec les fascistes ont soit fini fascistes soit été liquidés par leurs nouveaux compagnons de route. On ne débat pas avec l’extrême-droite pour des raisons politiques et pratiques.

 

On ne discute pas avec le fascisme, on le combat.

 Les confusionnistes qui favorisent la montée du fascisme en Europe
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Alain Soral, François Asselineau, Etienne Chouard.

Alain Soral ou Petite sociologie des bas-de-plafond qui jouent la réconciliation.

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François Asselineau, à la tête du micro-parti d’extrême droite nationaliste UPR, est un ancien proche de Charles Pasqua, Jean Tibéri (le maire fraudeur parisien), Nicolas Sarkozy ainsi que de Philippe de Villiers.

François Asselineau

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Le vrai visage d’Etienne Chouard

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Quelques-uns des nombreux liens entre Etienne Chouard et l’extrême droite. [cliquer sur la photo pour zoomer]
En dépit du fait que le fascisme fait démagogiquement des promesses de réabsorption du chômage et de reprise des affaires, il sait parfaitement bien que la machine économique ne va pas de nouveau se mettre en marche.

Il ne cherche pas sérieusement, soit à ramener à la vie le consommateur disparu, ni à stimuler l’investissement arrêté par la longue interruption de l’entrée de l’épargne privée dans la production. D’autres sont libres de croire aux utopies s’ils le souhaitent, mais le fascisme, lui, sait ce qu’il veut et ce qu’il peut en faire. Il essaie simplement d’enrayer, par des moyens artificiels, la chute des bénéfices du capitalisme privé, qui est devenu parasitaire. Malgré sa démagogie verbeuse, il n’a pas beaucoup de projets ni de modèles ; il vit à la petite semaine et n’aspire à rien d’autre qu’à maintenir en vie – par le biais de réductions de salaires, par des commandes et des subventions d’Etat, par la saisie de petites économies, et par l’autarcie – une poignée de monopoles et de grands propriétaires terriens. Et afin de prolonger le règne de ces derniers (mais en limitant leur liberté et sans assurance de retrouver leurs revenus d’avant la dépression), il n’hésite pas à accélérer la ruine de toutes les autres couches de la population – les salariés, les consommateurs, les épargnants, les salariés agricoles, les artisans, les petits industriels et même les consommateurs des biens.

Daniel Guérin, « Fascisme et grand capital », 1936

 

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Le fascisme n’est pas réductible à une  » simple  » dictature militaire, ni à un nationalisme ou à un bonapartisme et correspond donc bien à une modification beaucoup plus profonde du régime démocratique bourgeois, caractérisée par son profond caractère de classe et ses   » processions  » populaires, qui le portent au pouvoir.

Et c’est aussi parce que la gauche souffre de ces mêmes maux qu’elle est une partie du problème dans la constitution du fascisme. Mais voilà, si elle est affligée de ces terribles faiblesses, c’est bien parce que le ver est déjà dans le fruit et que les organisations de la classe ouvrière sont déjà  » asphyxiées  » en leur sein même par ces dérives idéologiques. Parce qu’elles mêmes sont traversées par la lutte de classe.
Et souvent même, en réalité, le processus de fascisation commence sournoisement au sein même des organisations (dites) de la classe ouvrière. Soit parce qu’elles sont bureaucratisées à l’extrême, soit parce qu’elles ont subi une érosion idéologique qui en fait des moulins ouverts à tous les vents, y compris les plus mauvais.

 

Les Enragé-e-s

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Tout l’art du fascisme consiste à se dire anticapitaliste sans s’attaquer sérieusement au capitalisme.

Il s’emploie tout d’abord à transmuer l’anticapitalisme des masses en nationalisme. De tout temps, on l’a vu, l’hostilité des classes moyennes à l’égard du grand capitalisme va de pair avec un attachement tenace à l’idée de nation. En Italie et en Allemagne, tout particulièrement, les masses sont prédisposées à croire que l’ennemi est moins leur propre capitalisme que le capitalisme étranger. Aussi le fascisme n’a-t-il pas de peine à préserver ses bailleurs de fonds de la colère populaire: il détourne l’anticapitalisme des masses vers la « ploutocratie internationale ».

Serait-il possible de transmuer l'anticapitalisme des masses en quelque chose d'autre? Le juif sera pour le fascisme – là où les circonstances s'y prêteront – un second bouc-émissaire.

Si le fascisme excite surtout les masses populaires contre la « ploutocratie internationale » et contre les juifs, il lui est impossible – sous peine de se démasquer – d’éviter de s’en prendre à des organisations de la bourgeoisie nationale. Mais ses déclamations contre celle-ci, si on les regarde de plus près, n’ont rien de socialiste. Les classes moyennes détestent la bourgeoisie d’une tout autre façon que la classe ouvrière. Elles ne souhaitent pas sa disparition en tant que classe. Bien au contraire, elles voudraient à leur tour devenir bourgeoises. Le fascisme, lorsqu’il s’affirme antibourgeois, lorsqu’il dénonce la « dégénérescence » de la bourgeoisie, n’entend nullement s’attaquer à l’ordre social existant. Il veut, au contraire, rajeunir cet ordre par un apport de sang frais, de sang plébéien. Il flatte ainsi les classes moyennes tout en détournant les masses de la lutte des classes, du socialisme prolétarien.

 

Daniel Guérin

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Frédéric Chatillon (FN), Dieudonné et le négationniste Faurisson.

 

Ces couches sociales de la petite et moyenne bourgeoisie, auxquelles il faut ajouter l’aristocratie ouvrière qui, constituée sur la base d’une situation privilégiée par rapport à la masse prolétarienne, partage la même mentalité et la même attitude réactionnaire que la petite-bourgeoisie, sont vouées à osciller perpétuellement entre la grande bourgeoisie et le prolétariat, dans la mesure où leurs intérêts apparaissent à tel ou tel moment plus menacés par l’une ou par l’autre. Historiquement elles sont les partisans les plus enthousiastes de la démocratie – ce cadre politique et social qui, selon l’idéologie bourgeoise, permettrait à chaque individu, à chaque entreprise, d’agir librement, confiant aux lois du marché son sort et à l’Etat – soi-disant au dessus des classes – la défense des libertés individuelles et de la propriété privée.

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Virginie Tellenne, connue sous le nom de Frigide Barjot, fille d’un ami personnel de Jean-Marie Le Pen, épouse de Bruno Tellenne, alias Basile de Koch, frère de Karl Zéro, qui suvit Bruno Mégret dans sa tentative de création d’un mouvement dissident du Front National, est une fervente admiratrice de Benoît XVI, qu ‘elle a soutenu dans ses combats les plus réactionnaires.

 

Ces couches sociales sont nombreuses; elles forment effectivement une masse considérable – paysanne dans les pays capitalistes moins développés, urbaine dans les autres – et rêvent de constituer la majorité, tout en adorant l’idée de la conscience individuelle qui, selon eux, détermine le bien ou le mal, la paix ou la guerre, le bien-être ou la misère.

Elles ont absorbé toutes les illusions bourgeoises sur la liberté, l’égalité, la fraternité, en y ajoutant une bonne dose de superstitions et de fatalisme: elles croient volontiers à l’existence, après la vie physique, d’un au-delà où toutes les injustices terrestres sont réparées et tous les sacrifices récompensés.

 

Ce n’est pas un hasard si la petite-bourgeoisie, historiquement ballottée entre les classes opposées et dont les membres vivent concrètement dans la concurrence de tous contre tous, représente un terrain fertile pour tous les préjugés et toutes les superstitions: tout ce qui arrive ou peut arriver est le résultat de la volonté d’un être supérieur – un destin inflexible, un dieu, un chef génial, une madone démocratique.

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L’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet dans le 5e arrondissement de Paris est le bastion du catholicisme traditionaliste.

 Le scandale de l’école privée et de l’école fasciste hors contrat

Au cours de la longue période qui a vu l’émergence et la victoire de la classe bourgeoise face à l’aristocratie et au clergé, des couches aristocratiques dégénérées – au sens économique et social – ont représenté une réaction particulièrement tenace à la nouvelle société et au nouveau mode de production anti-féodal. Similairement, pendant toute la période historique où le prolétariat tend à s’affirmer comme la classe porteuse de l’émancipation et du progrès pour toute l’humanité, les couches petites-bourgeoises représentent une réaction spécifique (et la masse réactionnaire mobilisable) contre le mouvement prolétarien.

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Michel Chevalet, journaliste scientifique passé par le journal La Croix, Sciences et Avenir, RMC, tf1 et NT1 en train de vérifier le principe d’Archimède avec Jean-Marie Le Pen

L’invariance de l’opportunisme est l’expression politique des diverses couches qui composent la petite bourgeoisie et consiste en ce rôle social et politique conservateur, contre-révolutionnaire. Pour jouer ce rôle, pour tenter de «peser» dans la société, la petite bourgeoisie ne peut se baser que sur ses propres conditions matérielles, liées à la petite production, à la petite propriété dont elle défend les intérêts et les limites et d’où découlent les positions politiques immédiatistes, autonomistes, réactionnaires et racistes qui la caractérisent.

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Alain Bonnet de Soral ici déguisé en gendarme dégradé de canapé.

Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Soral

La petite-bourgeoisie a d’autre part son identité historique au sein de la société capitaliste, qui découle de son rôle contre-révolutionnaire spécifique. Le marxisme enseigne que la petite-bourgeoisie ne peut avoir une potentialité de classe historique, indépendante des autres classes – alors que prolétariat et bourgeoisie, les classes aux deux pôles de la société contemporaine, ont cette potentialité car elles sont porteuses chacune d’un mode de production particulier: le communisme et le capitalisme.

 Les couches sociales qui composent ce qu’on appelle la petite-bourgeoisie, sont en réalité des demi-classes, non porteuses d’un mode de production spécifique, non porteuses d’une révolution et d’une société spécifique.

Elles sont irréductiblement attachées et dépendantes de la société bourgeoise basée sur le profit, sur l’extorsion de la plus-value.

Marine_Le_Pen_PMELa proximité de beaucoup des couches petites bourgeoises avec le prolétariat leur permet de transmettre à celui-ci leurs positions, leurs illusions, leurs superstitions, leurs craintes et leurs ambitions. Cette oeuvre d’intoxication du prolétariat s’est révélée très précieuse et même parfois cruciale, pour la conservation sociale et la défense des intérêts bourgeois. Il serait impossible à la grande bourgeoisie de réaliser directement cette intoxication, de la diffuser avec autant de force au sein des masses prolétariennes: le fossé de classe est trop évident. Il n’en est pas de même avec la petite-bourgeoisie qu’en période de prospérité certains prolétaires peuvent espérer rejoindre: l’antagonisme de classe est beaucoup moins clair et il est souvent pris pour une différence individuelle et non sociale.

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Jean-Marie Le Pen et Alain Soral

 Les différentes branches de l’extrême droite

 

Les néo-fascistes

Les nationalistes

Les identitaires

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Le fasciste Serge Ayoub, fondateur de IIIe voie et des JNR, filmé par Egalité&Réconciliation, la pompe à fric d’Alain Soral.

Boneheads, survivalisme et convergences antisémites

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Serge Ayoub que l’on retrouve régulièrement sur des chaînes de télévision patronales comme ici sur BFMTV.
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Dieudonné et Serge Ayoub

 Ayoub, le retour, vers une troisième voie… de garage

La montée du fascisme est l’expression de la grave crise sociale du capitalisme de l’âge mûr, d’une crise structurelle, qui, comme dans les années 1929-1933, peut coïncider avec une crise économique classique de surproduction, mais qui dépasse largement une telle oscillation de la conjoncture. Il s’agit fondamentalement d’une crise de reproduction du capital, c’est-à-dire de l’impossibilité de poursuivre une accumulation « naturelle » du capital, étant donnée la concurrence au niveau du marché mondial (niveau existant des salaires réels et de la productivité du travail, accès aux matières premières et aux débouchés). La fonction historique de la prise du pouvoir par les fascistes consiste à modifier par la force et la violence les conditions de reproduction du capital en faveur des groupes décisifs du capitalisme monopoliste.

Ernest Mandel
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Dieudonné, Thierry Meyssan et Michel Collon

 

– Dieudonné est passé du côté de la mort

– Thierry Meyssan ou comment un obscur petit bourgeois est devenu une star internationale au service des pires régimes autoritaires

– Michel Collon, un militant de la confusion

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Etienne Chouard sur la webtv d’extrême droite  » Le Cercle des Volontaires  » et le site conspirationniste  » 4e singe »

 

Un ex-lieutenant de Chouard balance tout

 

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Etienne Chouard rencontre Yvan Blot (RPR, GRECE, Club de l’Horloge, FN…) en le présentant comme un spécialiste des semi-démocraties… recommandant chaudement la visite de son site Internet et sur sa page facebook, l’achat de son livre.

 

Rencontre avec Yvan Blot (ex FN) 

 

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Le néofasciste Vincent Lapierre sur la webtv d’extrême droite MetaTv

Tête pensante discrète d’Egalité et réconcilitation (E&R), l’universitaire Vincent Lapierre, spécialiste du Venezuela et chaviste convaincu

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Eric Fiorile, gourou fantomatique du mouvement sectaire de la démosophie.

Démosophie et mouvement du 14 juillet 2015 : le business d’une secte

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Jean Bricmont sur la webtv d’extrême droite MetaTv

Jean Bricmont invité par Egalité&Réconciliation

L’opportunisme est le mode de manifestation sur tous les plans, y compris philosophiques, religieux et comportementaux, des couches sociales qui ont démontré historiquement leur impuissance, tant par rapport à la classe dominant que par rapport au prolétariat.

Des couches sociales qui sont en permanence terrorisées par la menace de perdre leurs privilèges et de tomber dans le prolétariat, voire dans le lumpen-prolétariat et qui sont effrayées par la perspective, qui est pourtant leur grande ambition, de rejoindre les rangs de la grande bourgeoisie; des couches sociales qui aspirent à arrêter l’histoire, c’est-à-dire à rendre éternelle la situation qui permet leur survie sans problèmes, sans risques, sans secousses violentes, guerres et affrontements sociaux dont elles ne peuvent que redouter les conséquences; où à faire revenir en arrière le char de l’histoire dès qu’apparaît le mouvement révolutionnaire prolétarien dans lequel elles voient, avec raison, la menace de la disparition totale et définitive de leurs avantages particuliers.

 

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La famille Le Pen pose devant le château familial de Saint-Cloud.

 

Dans les conditions du capitalisme industriel monopoliste contemporain, une aussi forte centralisation du pouvoir d’État, qui implique de plus la destruction de la plus grande partie des con- quêtes du mouvement ouvrier contemporain est pratiquement irréalisable par des moyens purement techniques, étant donné l’énorme disproportion numérique entre les salariés et les détenteurs du grand capital.

Une dictature militaire ou un État purement policier – ne dispose pas de moyens suffisants pour atomiser, décourager et démoraliser, durant une longue période, une classe sociale consciente, riche de plusieurs millions d’individus, et pour prévenir ainsi toute poussée de la lutte des classes la plus élémentaire, poussée que le seul jeu des lois du marché déclenche périodiquement.

Pour cela, il faut un mouvement de masse qui mobilise un grand nombre d’individus.

Seul un tel mouvement peut décimer et démoraliser la frange la plus consciente du prolétariat par une terreur de masse systématique, par une guerre de harcèlement et des combats de rue, et, après la prise du pouvoir, laisser le prolétariat non seulement atomisé à la suite de la destruction totale de ses organisations de masse, mais aussi découragé et résigné.

Ce mouvement de masse peut, par ses propres méthodes adaptées aux exigences de la psychologie des masses, arriver non seulement à ce qu’un appareil gigantesque de gardiens d’immeubles, de policiers, de cellules du parti dans les entreprises  et de simples mouchards, soumette les salariés conscients politiquement à une surveillance permanente, mais aussi à ce que la partie la moins consciente des ouvriers et, surtout, des employés soit influencée idéologiquement et partiellement réintégrée dans une collaboration de classes effective.

 

Ernest Mandel

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Jean-Marie Le Pen décoré par le général Massu.

 » Torturés par Le Pen  » par Hamid Bousselham (24 février 1957)

HamidBousselhamJournalTorturesParLePen-03d31Les personnes enlevées étaient séquestrées dans la villa durant des semaines. Le suspect était d’abord accueilli par les paras, Le Pen en tête, à coups de pied et de poing jusqu’à l’abrutissement complet. On commençait ainsi par le mettre en disposition de reconnaître sa participation à un attentat, sabotage ou action quelconque : s’il protestait de son innocence, on lui administrait alors le supplice des électrodes.

Le Pen en assumait la direction ; il déshabillait complètement la victime, lui liait pieds et poings, l’aspergeait d’eau et lui bandait les yeux. C’est alors qu’il lui administrait plusieurs décharges électriques.

Si le « patient » arrivait à supporter le choc et persistait dans ses dénégations, on lui plaçait sur la tête, pendant des heures, un casque relié par fil à une prise de courant. La douleur, absolument intolérable, faisait hurler ceux qui subissaient cette coiffure. Pour varier ses « réjouissances », Le Pen plaçait sur les oreilles de « l’inculpé des électrodes, et les y laissait jusqu’à ce que la chair fût complètement brûlée.

Puis l’on administrait à ceux, très rares, qui proclamaient encore à ce stade leur innocence, le supplice de l’eau, qu’on leur faisait ingurgiter de force avec un tuyau… Parfois le corps du « suspect » était tailladé de coups de couteau.

Ces tortures duraient des semaines, à raison de deux ou trois séances par jour. Dans l’intervalle des interrogations, les « inculpés » étaient jetés, les mains liées, dans une tranchée profonde de 1,60 m à 1,70 m environ.

En 1957, Le Pen député à Paris… tortionnaire à Alger

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Le fascisme contre la concentration industrielle

Le fascisme, pourtant, ne peut éviter, sous peine de se démasquer, de mettre en cause le capitalisme industriel lui-même. Mais ici encore son anticapitalisme reste bien en deçà du socialisme prolétarien.
Les classes moyennes, contrairement à la classe ouvrière, ne se soucient pas de détruire le moteur essentiel du capitalisme: l’exploitation de la force de travail, le vol de la plus-value. A travers tout le 19e siècle, et jusqu’à aujourd’hui, les idéologues petits bourgeois se bornent à déclamer contre la concurrence, contre la concentration industrielle, à demander aux pouvoirs publics de rendre moins nocifs les grands monopoles (cartels et trusts).
En reprenant à son compte ces aspirations rétrogrades, le fascisme flatte les classes moyennes et, en même temps, il détourne les masses ouvrières du socialisme prolétarien.

Daniel Guérin

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Kevin Reche et Marine Le Pen

 Saluts nazis pendant le discours de Kevin Reche

Le fascisme n’est pas une forme politique univoque avec des traits communs à 100% à toutes ses composantes.

Chez les fascistes, il y a des gens pour qui la question de la nationalité ou de l’orientation sexuelle ou de l’appartenance ethnique…par exemple, est secondaire. Mais elle est en fait tellement secondaire que des attaques et des répressions fondées sur ces critères ne les émeut pas, ne les soulève pas d’horreur ni d’effroi. Donc ils laissent complaisamment faire les mouvements ou groupuscules pour lesquels en revanche, la question de la nationalité est un enjeu politique. Certains sont  » contre le capitalisme financier  » (sic) d’autres sont au contraire nostalgiques d’une forme d’aristocratie qu’ils retrouvent dans le grand capital… Certains courants sont très attachés à la religion, d’autres sont farouchement athéistes ou laics… Mais finalement le dénominateur commun, c’est que dans le vortex fascistoïde des débuts, on essaie de ne pas trop se marcher sur les pieds. On fait des compromis pour l’union, voire, pour l’unité. On se modère un peu, on ferme les yeux sur certains « désaccords »… On se retrouve presque immanquablement contre les communistes, les anarchistes et les émigrants. On le voit bien dans le fascisme italien, tous les courants n’étaient pas d’accord sur tout et Mussolini a du imposer son hégémonie dans ce maelstrom. Les amis d’hier sont devenus les ennemis du lendemain… Nier ce stade de formation du fascisme, protéiforme en termes idéologiques, c’est s’exposer à ne rien y comprendre. Ne pas comprendre comment il va prendre de l’ampleur. S’étendre.
il faut choisir: soit on se bat pour l’hégémonie dans le mouvement mais pour ça faut déjà savoir où on habite, soit on  » accompagne  » et là on se retrouve à accompagner quoi?
Alors évidemment la fausse bonne idée, c’est de se dire  » alors on se met du cote de l’État et des socialistes » du côté de  » l’ordre républicain « .

Et bien non. On s’organise, on se regroupe. On fait bloc. Sans tomber dans ces travers, remèdes presque aussi pires que le mal. Parce qu’il va falloir se battre sur les deux fronts, dans la contradiction, pour la dénouer, sans sombrer dans un ni-ni stérile. Il va falloir avoir cette force de lutter contre tous les visages du même ennemi en même temps pour imposer dans les consciences une autre solution, un autre horizon.

Tout ceci ne fait que commencer.

 

Les Enragé-e-s

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Marine Le Pen et Alain Bonnet de Soral ici en pleine lutte  » anti-système « .

 

« Ce soir ou jamais » une émission prétendument « transgressive » plébiscitée par l’extrême droite pour son « courage »

 

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40ème anniversaire du Front national. On y aperçoit au centre, la députée FN Marion Maréchal-Le Pen entourée de membres de groupes radicaux d’extrême droite comme le leader du GUD Edouard Klein (accroupi sur la droite) ou encore une figure du mouvement bonehead Baptiste Coquelle (au centre de l’image et portant un casque SS sur l’image en médaillon)

 

Comme tout mouvement fasciste, la base sociale principale du FN est la petite bourgeoisie déclassée que la crise plonge dans le désespoir et à laquelle il tente de donner une expression politique.
Pour acquérir une audience, il est poussé à s’adapter aux références et aux préoccupations des petits commerçants, médecins, auto-entrepreneurs, petits bureaucrates et autres contremaîtres qu’il espère séduire.

 

Le rôle de Marine Le Pen aujourd’hui est d’adapter davantage le profil du parti aux exigences du contexte actuel. Quitte à bousculer les vieilles antiennes du FN – sans néanmoins les abandonner – pour mettre l’accent sur des thèmes davantage dans l’air du temps : se référer à l’héritage gaulliste plus qu’à la collaboration, stigmatiser le musulman davantage que le juif, exalter une laïcité conquérante ou afficher une tolérance envers la loi Veil en passant quelque peu sous silence les revendications catholiques intégristes, transformer l’ultra-libéralisme des années 80 en protectionnisme défenseur des salariés nationaux et des services publics, etc.

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Jean-Marie Le Pen et Ronald Reagan à l’époque où la PME Le Pen était néolibérale.
 Un tel mouvement de masse ne peut surgir qu’au sein de la troisième classe de la société, la petite bourgeoisie, qui, dans la société capitaliste, existe à côté du prolétariat et de la bourgeoisie. Quand la petite bourgeoisie est touchée si durement par la crise structurelle du capitalisme, qu’elle sombre dans le désespoir (inflation, faillite des petits entrepreneurs, chômage massif des diplômés, des techniciens et des employés supérieurs, etc.), c’est alors qu’au moins dans une partie de cette classe, surgit un mouvement typiquement petit bourgeois, mélange de réminiscences idéologiques et de ressentiment psychologique, qui allie à un nationalisme extrême et à une démagogie anticapitaliste, violente en paroles du moins, une profonde hostilité à l’égard du mouvement ouvrier organisé.

Ernest Mandel

Ces nouvelles références peuvent même devenir une base doctrinale plus adéquate pour les nouveaux militants.

 

Mais ce ravalement de façade ne supprime pas le fascisme, ça le dissimule.

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Michel Poniatowski (UDF) et ses idées xénophobes, ministre de l’Intérieur de Giscard, a été toujours favorable à un rapprochement ouvert de la droite avec l’extrême droite.
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Le parti des « petits et des sans-grade » Ets Père et fille.

 

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Brigitte Bardot et Jean-Marie Le Pen

La Fondation Bardot ouvertement d’extrême droite

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Brigitte Bardot et Paul Watson, le réactionnaire aventuriste de la SS (Sea Shepherd).

 

Fascisme et protection animale

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Nathalie Krier, le CRAC, Serge Ayoub et Esteban Morillo, le meurtrier de Clément Méric.

 

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Paul Watson, l’énergumène nationaliste et anti-immigrationniste

 

Sea Shepherd? Réactionnaire mon cher Watson

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Le fascisme est bien plus qu’une idéologie raciste. Son but fondamental est de détruire les organisations de la classe ouvrière, la démocratie, et d’installer une dictature. Comme je l’ai évoqué, Hitler usa habilement des canaux démocratiques et de la liberté d’expression qui lui fut accordée pour parvenir au pouvoir. Or, loin de s’attaquer seulement aux juifs et au mouvement ouvrier, les nazis interdirent tous les partis politiques et journaux qui refusèrent de se soumettre. Les camps de concentration furent remplis d’ardents défenseurs de la liberté d’expression.

Refuser la liberté d’expression aux fascistes, c’est refuser de laisser le moindre espace à ceux qui veulent liquider la liberté d’expression et les droits démocratiques conquis au cours des siècles.

Néanmoins, nous ne pouvons nous appuyer sur les institutions pour y parvenir.

 

Nantes 1er novembre: l’extrême droite complice de la police

 

L’Etat est incapable de contrer la stratégie légaliste des fascistes, en premier lieu parce que la classe dirigeante qui le contrôle, l’utilise pour combattre les classes populaires qui lui inspirent une peur bien plus grande.

Aussi, plus le mouvement ouvrier d’un côté et le mouvement fasciste de l’autre gagnent en audience, plus la tentation est grande pour la classe dirigeante de laisser un espace au second pour affaiblir le premier. Seul un mouvement de masse construit par en bas avec les secteurs les plus combatifs de la classe ouvrière comme fer de lance est capable de faire reculer le fascisme.

Le fascisme est un mouvement dynamique qui doit être compris dans son processus de développement.

Si le FN met aujourd’hui davantage l’accent sur son activité électorale que sur l’activisme contre les immigrés et le mouvement ouvrier, c’est que cela constitue la tactique la mieux adaptée pour acquérir une audience dans une situation où la capacité de la classe dominante à diriger la société commence seulement à vaciller.

 Il nous faut donc identifier l’endroit où réside dans la situation présente la possibilité de construction d’un parti fasciste de masse. 

Dire que le FN n’est pas un parti fasciste en ne considérant que son étape actuelle de développement, c’est croire que la situation politique et sociale ne peut que rester stable.

Or, la crise du capitalisme n’est plus seulement une possibilité évoquée par une poignée d’irréductibles révolutionnaires.

Elle commence à façonner la réalité de façon de plus en plus palpable, accentuant l’instabilité sociale et politique tout comme les confrontations de masse. 

Si le fascisme du 21e siècle ne revêtira évidemment pas les habits du passé, la vieille alternative entre socialisme ou barbarie n’en n’est pas moins remise à l’ordre du jour.

quefaire.lautre.net

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Egalité&Réconciliation avec Etienne Chouard

 

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Jean-Marie Le Pen et Piero San Giogio, le survivaliste d’Egalité&Réconciliation.
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Alain Soral et Piero San Giogio
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Piero San Giogio et Etienne Chouard

 Paranoïa et fantasmes apocalyptiques de l’extrême droite

Le fascisme a amené à la politique les bas-fonds de la société. Non seulement dans les maisons paysannes, mais aussi dans les gratte-ciel des villes où vivent encore aujourd’hui, à côté du XX° siècle, le X° et le XII° siècles.
Des centaines de millions de gens utilisent le courant électrique, sans cesser de croire à la force magique des gestes et des incantations. Le pape à Rome prêche à la radio sur le miracle de la transmutation de l’eau en vin. Les étoiles de cinéma se font dire la bonne aventure. Les aviateurs qui dirigent de merveilleuses mécaniques, créées par le génie de l’homme, portent des amulettes sous leur combinaison.
Quelles réserves inépuisables d’obscurantisme, d’ignorance et de barbarie !
Le désespoir les a fait se dresser, le fascisme leur a donné un drapeau.
Tout ce qu’un développement sans obstacle de la société aurait dû rejeter de l’organisme national, sous la forme d’excréments de la culture, est maintenant vomi : la civilisation capitaliste vomit une barbarie non digérée. Telle est la physiologie du national-socialisme.

 

Léon Trotsky

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Corinne Gouget sur la webtv d’extrême droite Agence Info Libre

Si l’on retrouve Corinne Gouget très présente en haut des résultats des moteurs de recherche, ce n’est certainement pas grâce à ses compétences scientifiques puisqu’elle n’en possède aucune.

Pour faire connaître son « travail », ce personnage peut compter sur la sphère d’extrême droite et conspirationniste puisque Egalité&Réconciliation, Les Moutons enragés, Inform’Action, MetaTv, 4e singe, Le Cercle des Volontaires, Agence Info-Libre et bien d’autres relaient ses élucubrations.

Corinne Gouget, docteur en charlatanisme et VRP de l’extrême droite

 

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Etienne Chouard en compagnie de la contre-révolutionnaire catholique d’extrême droite Marion Sigaut

 

Pour éviter de retrouver dans les TL de nos camarades de gauche des contenus en provenance de sites douteux, conspirationnistes, confusionnistes ou puants (sexistes, homophobes / LGBT-phobes, nationalistes / patriotes / chauvins etc.), pour couper court aux sempiternels « mais je ne savais pas », il apparaît utile de publier cette liste non exhaustive des sites, blogs, médias, comptes facebook et twitter animés par des conspirationnistes, des faux-nez d’extrême droite ou bien de sympathisants de tendances moisies en tous genres.
Cette liste a été le fruit de plusieurs mois de recherche par des militants dévoués. Elle se veut être un outil pour préserver nos luttes de ces dérives.
C’est une version largement mise à jour qui est proposée ici.

Liste non exhaustive des sites conspirationnistes et confusionnistes [ VERSION 2015 ]

 Tout d’abord, le grand capital ne songe pas encore à pousser le fascisme à la conquête du pouvoir.

Il ne se sert des bandes fascistes à sa solde qu’en tant que milice anti-ouvrière. Au lendemain de la guerre 1914-1918, le patronat a dû, pour éviter une véritable révolution sociale, faire à la classe ouvrière des concessions importantes. Décidé à reprendre un jour ces concessions, il a l’idée, résolument novatrice, de confier à des bandes armées et militarisées, spécialisées dans la lutte anti-ouvrière, le soin de harceler le prolétariat organisé et d’affaiblir sa résistance. Les grands propriétaires fonciers se joignent à eux.

La trahison de la social-démocratie d’une part, le manque d’éducation et la trahison révolutionnaire des masses d’autre part, abrègent l’expérience ; et, rapidement, la république des « conseils » doit céder le pas à une république bourgeoise démocratique. Mais au sein de cette république, les ouvriers et les paysans conquièrent des avantages politiques et économiques importants : extension du suffrage universel aux deux sexes, journée de huit heures, généralisation des contrats collectifs, assurance-chômage, « conseils d’entreprise » élus, etc. (…)

Pendant quelques jours, les magnats de l’industrie lourde ont senti passer le frisson de l’expropriation.
Mais ils se ressaisissent vite et la peur éprouvée ne fait que décupler leur volonté de revanche. Les concessions qu’ils ont dû faire à la classe ouvrière, pour éviter une véritable révolution sociale, ils sont bien décidés à les reprendre un jour.

Daniel Guérin

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Maxime et propagande pétainiste

 

Elle n’aime pas ça, la terre, la liberté

 

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Affiche de propagande vichyste, 1942

Savez-vous d’où vient l’expression  » Egalité des chances « ?

L’écologie, un thème de gauche ?

A l’heure où l’extrême droite fasciste opère un retour inquiétant et passe à l’offensive dans tous les milieux et sur tous les fronts, que ce soit la rue, le monde du travail, où encore la culture, peut-on encore laisser cette considération répandue qui voudrait comme une évidence que l’écologie soit une thématique de gauche ? A l’évidence non, et c’est pourquoi nous pensons que les mouvements luddites et écologistes radicaux auxquels nous considérons appartenir doivent réaffirmer des positions claires en ce qui concerne la lutte des classes et particulièrement l’antifascisme. La proximité entre extrême-droite et écologie où refus du progrès ne tiennent pas du simple opportunisme mais ont toujours existé.

Origine des liens entre extrême-droite fasciste et écologie. Les mouvements Volkish de la fin du XIXème siècle & La révolution conservatrice allemande.

Les premières théories s’approchant de ce que l’on pourrait appeler l’éco-fascisme se font jour en Allemagne dans la première moitié du XIXème siècle sous la plume d’Ernst Moritz Arnd, qui prône l’amour de la nature combiné au nationalisme, puis Wilhelm Heinrich Riehl qui y ajoute le romantisme du retour à la terre. A la même époque le mot « écologie » sera inventé par le zoologue réactionnaire et anti-humaniste allemand Ernst Haeckel, référence à l’époque pour les partisans du darwinisme social, du racisme et de l’antisémitisme.

Origine des liens entre extrême-droite fasciste et écologie

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Promotion d’Etienne Chouard assurée par le site Reporterre.

 

Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme

 

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Etienne Chouard et Pierre Rabhi à la conférence nationale de lancement de Colibri.
Rabhi sur la famille et la PMA, à droite toute!
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La page d’extrême droite confusionnisme Mr Mondialisation et Pierre Rabhi.

Mr Mondialisation ou le masque de l’écologie confusionniste

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Le mouvement de droite radicale Colibris produit du contenu avec Etienne Chouard

 Virus, colibris, grenouilles… Les petits animaux perdus de  » l’engagement citoyenniste « 

 

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Conférence d’Etienne Chouard à l’invitation de Colibri.

 

Ecologie, Monnaie… Le clan Rabhi à lavant-garde de la confusion

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Pour en finir avec la supercherie Rabhi

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Gabriel Rabhi relaie un site national-socialiste et négationniste animé par Vincent Reynouard.
Gabriel Rabhi publie de la propagande négationniste
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Le négationniste Vincent Reynouard invité par la webtv d’extrême droite MetaTv.
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Etienne Chouard que l’on retrouvé également sur Kaizen, le magazine anthroposophe proche de Colibri et de Pierre Rabhi.

 

On mesure l’expansion du conspirationnisme quand des personnalités prennent le risque de faire état publiquement de leur proximité avec ces thèses. C’est le cas de l’humoriste Bigard, de l’actrice Marion Cotillard, du cinéaste Mathieu Kassovitz, des rappeurs Rockin’Squat et Keny Arkana… ainsi que de Jean-Marie Le Pen et même de l’ex-ministre Christine Boutin.

 

Dossier conspirationnisme : Que répondre à un ami en train de basculer ?

Depuis  le XVIIIe siècle, les théories du complot ont envahi l’imaginaire de la droite réactionnaire et, plus généralement, des « penseurs » contre-révolutionnaires.

Elles apparaissent d’ailleurs en même temps que ces derniers. Contemporaines également de l’avènement de la société capitaliste et de la révolution française, elles sont l’une des formes  par lesquelles certains vont affirmer leur refus de ces deux phénomènes. Elles leur sont donc intimement liées. Elles trouveront ensuite un  terrain d’expression dans la théorisation de l’antisémitisme moderne à la fin du XIXe siècle et feront le lit du fascisme au XXe..

Théories-du-complot-Illuminatissatan-baphomet-franc-maçonsLe conspirationnisme voit le jour après la Révolution Française dans les  milieux religieux et/ou contre révolutionnaires. L’exemple le plus illustre de ces théories étant celui de l’abbé Augustin Barruel et de  ses « Mémoires pour servir à l’histoire du Jacobinisme » qui accuse les « Illuminés de Bavière »  (les fameux Illuminatis) d’être à l’origine de la Révolution Française.

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 Un complot vieux comme le capitalisme

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Nombreux sont ceux qui font aujourd’hui cette amère expérience après avoir écrit un article qui pointe objectivement l’appartenance de tel ou tel mouvement conspirationniste à la sphère fasciste, qui recense toutes les preuves montrant que tel militant fréquente des néo-nazis ou des membres du Front National. La démonstration n’a jamais l’effet attendu : l’ex-camarade devenu conspirationniste n’est pas horrifié par ces révélations, il ne subit aucun choc particulier, il ne se remet en cause sur rien. Au contraire, c’est généralement à ce moment-là qu’il rompt définitivement les liens avec son ancien camp et décide que l’ennemi est désormais l’antifasciste. C’est à ce moment qu’il assume totalement d’être ce qu’il est devenu depuis longtemps, un militant du fascisme.

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Laurent Louis, le député belge antisémite d’extrême droite aux côtés d’Etienne Chouard.

Les sectes politiques et leurs gourous: Soral, Asselineau et Chouard

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Laurent Louis et Dieudonné.

Quand Laurent Louis et Dieudonné bidonnent leurs compteurs de vues Youtube

Si l’on associe souvent fascisme et crise capitaliste, peut-être reste-t-on trop dans l’économisme, dans le constat des difficultés quotidiennes de la majorité de la population, qui les amène à choisir le camp fasciste.

Mais il faut comprendre qu'un licenciement n'est pas juste la perte d'un salaire, que l'impossibilité de construire une carrière, d'acheter une maison à crédit ou autre, n'est pas seulement une frustration matérielle, qu'elle entraîne une crise du sens de la vie, tout simplement.

De même au sein du mouvement ouvrier organisé et de la gauche progressiste qui regroupe aussi des membres de la couche moyenne, la crise se matérialise par une offensive bourgeoise qui ne détruit pas seulement les droits sociaux acquis lors de périodes antérieures du combat de classe. La bourgeoisie s’attaque frontalement au mouvement, qui pour une grande part avait pris l’habitude d’une certaine reconnaissance sociale de sa part, notamment dans ses couches supérieures.

Le militant syndicaliste, habitué à être écouté à défaut d’être entendu n’est plus rien, le militant droit de l’hommiste ou réformiste , qui était considéré comme « représentant » d’une partie de la société est raillé et décrédibilisé comme ringard , décalé et inutile face aux « nouveaux enjeux de société ».

La crise capitaliste est aussi ce moment où la bourgeoisie décide qu’accorder aux prolétaires l’illusion d’être des individus maîtres de leur destin est quelque chose qui coûte trop cher. Ce moment où chacun est ramené à la réalité brutale des rapports sociaux qui permettent la perpétuation du système, ou l’égalité entre les humains est au mieux une fiction fragile.

La conscience de classe qui en découle est d’abord une conscience négative, par conséquent, elle n’amène pas automatiquement la naissance d’une démarche de révolte positive.

Il n’y pas de fierté prolétaire en soi, et lorsque la bourgeoisie nous ramène brutalement à la réalité de la condition d’exploité, le premier réflexe est certes la haine de l’exploiteur, mais aussi la haine de soi, mais aussi l’envie d’appartenir à la classe qui a un statut social enviable.

La joie du combat avec les autres exploités, le sentiment merveilleux d’estime de soi et des autres qui naît dans la lutte ou l’on apprend la solidarité, ou la construction collective fait éclore de nouvelles structures sociales fondées sur des valeurs positives est quelque chose qui doit être éprouvé pour devenir réel à nos yeux.

Mais cela nécessite un premier pas, celui de l’entrée en lutte et des conditions extérieures, la proximité d’une lutte.

Entrer en lutte, c'est toujours mettre en jeu le peu qu'on a à perdre, une stabilité de plus en plus illusoire et temporaire de la vie quotidienne.

Pour toutes ces raisons, une partie des prolétaires ne franchit pas le pas, et reste bloquée au stade de la haine, haine du système perçu comme injuste, mais aussi haine de soi, et sentiment d’avoir raté sa vie.

Une autre partie se retrouve dans les structures du mouvement social, de la gauche ou de l’extrême gauche constituée : mais celle-ci, dans la période de crise du capitalisme actuel se retrouve dans un état de faiblesse extrême.

Ce modèle n’existe plus, mais la gauche fait comme si et subit donc défaite sur défaite. L’ambiance dans ces structures est donc tout aussi déprimante que celle de la société en général.

Face à l’impuissance, la théorie conspirationniste offre le fantasme de la puissance : quelles que soient ses variantes, elle offre l’apparence de la révolte réussie, sans pour autant nécessiter une remise en cause de soi.

Toutes les théories du complot offrent sur un plateau, à la fois un ennemi surpuissant et vague qui permettra de justifier tous les échecs, et dans le même temps des « représentants » de l’ennemi facilement attaquables parce qu’ils appartiennent à des minorités déjà dominées dans le système capitaliste.

http://luftmenschen.over-blog.com/

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On vous donne la soluce, en fait c’était tout bête, les illuminati étaient planqués dans les coquillettes.

 La théorie du complot (complotisme ou conspirationnisme) est une grille de lecture de l’histoire qui a pour fondement la croyance qu’un petit groupe d’individus dirige en secret le monde par le biais de diverses manipulations (magique, scientifique, économique, médiatique).

La théorie du complot se sert de tous les éléments possibles (réels et imaginaires) distants dans le temps et l’espace pour donner une cohérence à son récit. On peut la considérer comme une volonté d’expliquer la Providence ou le destin avec des moyens scientifiques. Un plan mystérieux est dévoilé par un discours rationaliste.

 Le fait de vouloir prouver une conviction en reprenant des arguments scientifiques rend les théories du complot attractives pour certains croyants, cela explique la prégnance des thèmes religieux et ésotériques dans les œuvres conspirationnistes.

Le complotiste qui se présente comme défenseur des opprimés a cependant une démarche très proche de l’élite maléfique qu’il dénonce et prétend combattre. (…) Tout d’abord, il en partage les secrets. Comment y-a-t-il eu accès ? Mystère. En tous cas, cela fait de lui une sorte d’élu clairvoyant qui vit parmi des gens aveugles. (…) Le complotiste dénonce une exploitation du monde et de l’humanité par une organisation secrète, mais il ne donne aucune méthode pour lutter contre le complot. (…) Le fait de croire que la conspiration est le moteur de l’histoire retire toute responsabilité au peuple. Pour un complotiste, ce sont les êtres d’exceptions (dont il fait partie) qui écrivent et lisent l’histoire. Cet angle de vue lui fait considérer le peuple comme une éternelle marionnette.

A qui profite la Théorie du Complot ?

Il est clair qu’elle ne sert en rien les dominés. La théorie du complot n’est pas un cadre d’analyse ou une pensée qui permet aux opprimés de construire un mouvement de résistance ou de mener une lutte d’émancipation.

Si une personne veut savoir qui se cache derrière le complot, elle se perd dans une quête de connaissances qui va l’emmener loin de ses préoccupations concrètes. La théorie du complot agit de ce point de vue comme un leurre.

La théorie du complot renforce le pouvoir en place.

 

Le pouvoir des comploteurs qui dirigent banques, médias, Etats, multinationales sans limites si on se fie aux « théoriciens du complot ». Toute révolte organisée est vouée à l’échec. Si une Révolution se produit, c’est selon la volonté des comploteurs. Une vision complotiste de l’Histoire ne donne aucune perspective. Puisque le complot l’emporte toujours, pourquoi se battre ?

La structure globale de l’exploitation n’est pas remise en cause (salariat, Etat, rente). Ce qui pose problème pour le conspirationniste, c’est qu’à la tête de tout cela on trouve une minorité de parasites qui perverti l’ensemble de la société. Par exemple : « la banque » serait une chose nécessaire, le problème c’est le « bankster ».

Dans le complotisme le problème n’est pas la structure injuste d’un système économique et social mais le fait qu’un groupe occulte est au poste de contrôle remettant en cause un ordre « juste/naturel/divin ».

A défaut de critiquer la société, la théorie du complot va désigner une minorité (réelle ou inventée) et lui attribuer la responsabilité de tous les maux.

De ce fait, les « théories du complots » peuvent être perméables à des idées xénophobes affirmant qu’il est possible d’identifier l’appartenance à un groupe de domination occulte grâce à des traits morphologiques ou culturels.

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Affiche de propagande antisémite.

 

L’antisémitisme est souvent appréhendé comme une simple variante du racisme. Or l’un et l’autre diffèrent de façon importante, même si tous deux ont en commun, en tant que formes de discours essentialistes, de comprendre les phénomènes socio-historiques comme innés – biologiques ou culturels. Alors que la plupart des formes de racisme attribuent une puissance sexuelle ou physique, concrète, à l’Autre qui est vu comme inférieur, l’antisémitisme ne traite pas le Juif comme inférieur mais comme dangereux, comme porteur du Mal. Il attribue une grande puissance aux Juifs, mais cette puissance n’est ni concrète, ni physique. Au contraire elle est abstraite, universelle, insaisissable et mondiale. Les Juifs, dans ce cadre, constituent une conspiration internationale, immensément puissante. L’antisémitisme moderne n’est pas une simple forme de préjugé à l’encontre d’un groupe minoritaire ; il se distingue par son caractère populiste, antihégémonique et antimondialiste. Il fournit un cadre pour expliquer un monde extrêmement complexe et historiquement dynamique, et revendique pour lui-même un pouvoir explicatif global. L’antisémitisme moderne est donc une vision du monde qui, s’appuyant sur les formes antérieures de l’antisémitisme, vise à expliquer le monde moderne capitaliste. Comme je l’ai dit ailleurs, cette vision du monde reconnaît faussement la domination globale, temporellement dynamique, abstraite du capital – qui soumet les hommes à la contrainte de forces historiques abstraites qu’ils ne peuvent pas saisir directement – en tant que domination de la « juiverie internationale ». Il réifie, en termes concrétistes, la domination abstraite du capital, à laquelle il oppose la particularité concrète comme ce qui est authentiquement humain.
L’antisémitisme ne traite donc pas les Juifs en tant que membres d’un groupe racialement inférieur qui doit être maintenu à sa place (par la violence, s’il le faut), mais comme constituant une puissance mauvaise, destructrice. Dans cette vision du monde manichéenne, la lutte contre les Juifs est une lutte pour l’émancipation humaine. Libérer le monde implique de le libérer des Juifs. L’extermination (qu’on ne doit pas confondre avec l’assassinat de masse) est la conséquence logique de cette Weltanschauung.
Parce que l’antisémitisme peut sembler antihégémonique et, partant, émancipateur, il peut aussi brouiller les différences entre les critiques réactionnaires et les critiques progressistes du capitalisme. Il constitue donc un danger pour la gauche. L’antisémitisme fusionne le profondément réactionnaire avec l’apparemment émancipateur en un amalgame explosif.

Moishe Postone – La Critique du Fétiche Capital –

 

La thèse du complot sert directement les intérêts des dominants en confortant la légitimité de leur domination dans l’inconscient collectif et en permettant aussi une répression pour préserver le pouvoir en place. Les théories du complot ne sont pas forcément des thèses d’extrême droite mais elles sont très facilement des passerelles empruntées par ce courant politique pour élargir son champ d’action. Et cela, parce que d’une part elles peuvent correspondre à une stratégie de propagande consciente et efficace, mais surtout parce qu’elles sont le reflet d’une vision globale du monde qui repose sur les schémas de pensée des droites radicales.

 

Pas de fascistes dans nos quartiers, pas de quartier pour les fascistes!

 

Comprendre la néo-gauche réactionnaire

Impostures à gauche
Communisme autoritaire

 

La Révolution qui vous incombe

 

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 19 juillet 36, révolution sociale et victoire sur le fascisme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mr Mondialisation ou le masque de l’écologie confusionniste

C’est en pillant intégralement l’enregistrement du discours de fin du film de Charlie Chaplin, « Le dictateur« , que le compte Youtube Mr Mondialisation parvint pour la seule fois à dépasser le million de vues avec une vidéo au titre messianique « Vous êtes l’évolution« , même si les compteurs de vues, où que ce soit sur internet, ne veulent strictement rien dire.

Cette page prétend proposer des « solutions » relevant de pratiques individuelles et communautaires animées par la croyance selon laquelle ces comportements « moralisés » pourraient avoir un impact décisif sur le mode d’organisation global de la production et qu’ils seraient à terme en mesure de lutter efficacement « contre le changement climatique » ou « la catastrophe écologique ».

En faisant appel à des thématiques en apparence consensuelles comme le consommer local, « bio » ou « éthique », que seule une petite minorité est en capacité de s’offrir, la page « Mr Mondialisation » prétend se positionner en alternative au discours dominant tout en piochant abondamment dans la rubrique écologie de l’ensemble de la presse patronale.

Dénoncer le greenwashing – cette manip de publicitaire destinée à repeindre l’économie de marché en vert – tout en le pratiquant soi-même, voilà une petite incohérence qui méritait d’être fouillée plus avant, d’autant plus que le monsieur en question, qui se présente comme « sociologue« , semble répéter depuis sa création il y a quatre ans, que sa page serait « apolitique » ou « apolitique et adogmatique« .

Or s’il y a bien un mot dont il faut se méfier en politique, c’est bien celui-là, car Mr Mondialisation est quoiqu’il puisse en dire une page politique.

En effet, l’apolitisme est le plus souvent un faux-nez bien pratique pour ceux qui n’assument pas leurs idées ou pire, qui plus pernicieusement, avancent masqués.

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L’apolitisme conduit à considérer que seuls le marché et l’ordre actuel en place seraient en mesure à la fois de répondre aux préoccupations de tout un chacun et aux nécessités de réinvention totale d’un système d’organisation de la production traversant une crise systémique.

Proposition pour le moins farfelue et d’une honnêteté hasardeuse puisque l’économie de marché n’est qu’un synonyme du capitalisme, ce dernier n’existe pas sans finance, sans pillage des ressources, du travail et de la nature, sans spéculation, sans expansion, sans le vol légal de la moindre minute de travail, pour résumer, sans salariat.

Un apolitisme signant le rejet de la caste politique – ce qui est une bonne chose – mais sans que cela soit accompagné d’aspiration réelle pour la démocratie directe, ce qui matérialise finalement le refus de toute perspective de dépassement du capitalisme par la lutte solidaire et l’autogestion populaire.

Tout au plus quelques manifestations polies d’indignation.

L’apolitique cynique, quel que puisse être l’emballage pseudo-altruiste ou conquérant, accompagné du discours tarte à la crème du « changement de monde », entend avant tout et surtout changer le sien; le reste ne lui importe guère.

Le plus souvent, le « ni droite ni gauche » de ceux qui se disent « apolitiques » est historiquement un mode opératoire classique de l’extrême droite.

Puisque « Mr Mondialisation » se refuse à dévoiler la pensée politique véhiculée sur sa page, regardons-y de plus près.

Commençons par nous intéresser à l’idéologie profonde du personnage, que l’on voit résumée ici:

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Au premier abord, deux phrases teintées d’une certaine naïveté et passablement anodines. Essayons de comprendre ce qu’elles signifient vraiment car pour une fois, vous allez voir que Mr Mondialisation a le mérite d’être clair.

Qu’est ce que selon lui cette montagne infranchissable ici? Quel système économique détermine actuellement la marche injuste du monde?

La mondialisation?

Non, il s’agit du capitalisme, un capitalisme entré dans une phase de globalisation des rentes des classes possédantes et qui produit une intensification de la mise en exploitation combinée des travailleurs de la planète. Et cela n’a rien de nouveau au sein du système capitaliste.

Les capitalistes sociaux démocrates (la gauche) préféreront parler de globalisation à la place de mondialisation, quant à elle plutôt choisie par les droites.

Pourquoi?

Tout simplement parce que toute l’Histoire de l’humanité est une histoire de mondialisation. L’être humain n’a pas attendu l’invention des marches militaires pour se servir de ses deux jambes et bien heureusement! Il a forcément fallu en gravir des montagnes, ne serait-ce que pour aller découvrir ce qu’il y avait de l’autre côté, et savoir ce qu’en avaient fait ou voulaient en faire ses semblables.

Or quand on analyse les publications de Mr Mondialisation, on peut absolument toutes les commenter de la phrase suivante: « Tout changer pour que rien ne change« .

Essayez, vous verrez, ça marche à tous les coups.

Mr Mondialisation est en réalité un conservateur.

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Selon Mr Mondialisation, jamais l’exploitation et l’oppression ne cesseront, un peu comme si elles appartenaient à un « ordre naturel » indépassable.

Pour lui, toute révolte sociale est vaine. En réalité, derrière les injonctions à la fois cyniques et culpabilisantes du « commencer par changer soi-même » et de « l’éveil des consciences » se cache un appel en creux à la résignation et à la soumission. Le tout nappé d’illuminations « optimistes » et « joyeuses » d’autruches béatifiées par les sermons d’une bible verte à la voix robotique.

Si c’est par la grâce de Messes Age vidéo apocalyptiques et spiritualistes hébergées sur le site Youtube que Mr Mondialisation a permis à certain-e-s de trouver la paix, de ne jamais céder au pessimisme et aux appels diaboliques de la malbouffe ou de la chair, c’est avant tout parce que le vin bio est bon, le prêtre, quant à lui, fait des miracles, il transforme les carottes en or.
C’est donc tout naturellement que l’on voit assurée ici la promotion du nuage anthroposophique en la personne de Pierre Rabhi, une publicité permanente pour Colibri que l’on retrouve en filigrane d’un très grand nombre de publications et ce sous différentes formes.

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L’une des deux seules interview disponibles de Mr Mondialisation a été réalisée par « La Ruche qui dit oui« , start up [comme ils disent] dans le développement de réseaux de circuits courts et surtout proche de Colibri, une fois de plus le précepte du gourou: « On n’est jamais mieux servi que par les autres pour soi-même »

Au programme, disette joyeuse et précarité optimiste pour tous!

Diffusion du documentaire anthroposophique «Sous les pavés, la Terre» qui sonnerait "dans un contexte devenu très déprimé, comme une bouffée d'esprit rebelle, mais sans caricature ni vaine orientation."
Diffusion du documentaire anthroposophique «Sous les pavés, la Terre» qui sonnerait « dans un contexte devenu très déprimé, comme une bouffée d’esprit rebelle, mais sans caricature ni vaine orientation. »

On notera au passage le détournement réactionnaire du slogan soixante-huitard « Sous les pavés, la plage!« …

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«Sous les pavés, la Terre» Ça fait rêver…

Avec Rabhi le prophète rebelle, comme avec le dalaï lama, comme de tous temps avec tous les Clergés quels qu’ils soient, désignés ou autoproclamés, la classe possédante a pu trouver là un excellent moyen de perpétuer son oppression, sans ne jamais céder au pessimisme.

 

Au quotidien on est confronté à des questionnements sur nous-mêmes, sur notre travail, est-ce qu’on va avoir du travail, est-ce que la société va évoluer, etc,… Et bien cette insécurité, cette insécurité, plutôt que d’en faire de la peur, faisons de la créativité. Il y a Alan Watts qui avait écrit un livre qui s’appelait « bienheureuse insécurité » Parce que quand on est installé dans la certitude, cette certitude nous endort. Et aujourd’hui, nous n’avons pas à nous endormir. Et je bénis cette incertitude. Et je bénis cette situation dans laquelle les horizons se brouillent. Et parce que les horizons se brouillent, on fait appel à la lumière. Pierre Rabhi

Nous devons plus que la lumière à Mr Mondialisation et à Pierre Rabhi, nous leur devons la promotion d’une conception anthroposophique de la société, qui nous renvoie précisément avant les Lumières.

 

 

Cet apolitisme ne nous invite pas à détruire les structures d’oppression que sont le capitalisme, le patriarcat, le racisme, la « Doctrine Sociale de l’Eglise » mais au contraire à les considérer comme immuables. On se contente de parler de « mode de vie », comme si celui-ci relevait d’un choix individuel, qu’il n’était pas le produit des besoins de l’économie capitaliste actuelle et qu’il n’était pas le plus souvent subi.

Le discours du « mode de vie » est en outre ethnocentré, c’est-à-dire qu’il ne voit le monde que sur la base d’une seule différentiation ethnique auxquelles on associe des développements économiques et impérialistes figés, vision conservatrice, relativiste – c’est-à-dire réactionnaire, à opposer à l’universalisme progressiste qui, bourgeois tous deux, sont à opposer à l’internationalisme – et capitaliste du monde que l’on masque habilement par le terme « altermondialisme », cher aux économistes d’ATTAC et à tous ceux qui dénoncent les « dérives » du capitalisme et non le capitalisme lui-même.

Il n’y a pas d’étude du monde sur la base du réel capitaliste, qui est celui d’une structure internationale de prédation en chaîne entre exploiteurs-exploité-e-s. La conception du « mode de vie » se résume à une capacité d’action individuelle sur son milieu le plus souvent subie et fortement limitée, quels que puissent être la foi et le compte en banque des adeptes de cette église New Age.

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« Aide-toi et la Nature t’aidera, Ecologie bien ordonnée commence par soi-même »

Ce discours écolo-mystique ayant remplacé Dieu par la Nature, s’adresse indifféremment à ceux qui ne produisent rien et qui ont tout (les 10%) et à la fois à ceux qui produisent tout et qui n’ont rien (les 90%), c’est-à-dire tout aussi bien aux princes qu’à la masse des galériens.

C’est un discours qui fait la négation de la lutte des classes, c’est un discours interclassiste, à savoir qu’il considère que l’intérêt du patron ou du cadre et de l’employéE seraient identiques. C’est un discours qui voudrait convaincre les exploitéEs de l’implacable utilité et mérite de leurs maîtres… En définitive, la Nature joue ici le rôle de la Nation, elle écrase et balaie les intérêts de classes au nom d’une entité supérieure afin de fracturer la classe des plus nombreux et de maintenir la société d’exploitation par la force, précisément la fonction du fascisme, qui fonctionne sur le mythe et en faisant remonter la pourriture des âges.

Dans l’une de ses vidéos, Mr Mondialisation le dit lui-même:

« Nos sociétés capitalistes sont sur le point de s’écrouler et beaucoup cherchent un coupable. Patrons, immigrés, chômeurs, les partis politiques fondent leur programme sur un ennemi désigné. »

A la lecture de cette phrase, beaucoup n’en croiront pas leurs yeux, elle est d’une violence terrible.

Car là est toute la perversion de la page qui se retranche souvent derrière l’intention naïve d’une « ouverture d’esprit ». C’est très perfidement qu’elle feint d’expliquer ici le mécanisme de production du fascisme tout en intégrant à la liste des victimes (immigrés, chômeurs), leurs propres oppresseurs!

C’est une rhétorique fasciste dans la mesure où elle nie au racisme sa qualité d’objet et de produit d’une relation sociale de domination. Elle intègre une vision patronale à un projet prétendument révolutionnaire (d’où le « (R)évolution« ). Or cette conception du monde est profondément contre-révolutionnaire, elle revient à appeler les esclaves à se révolter aux côtés de leurs maîtres pour lutter contre des moulins à vent et ce en plein cœur d’une crise systémique.

Nous sommes là dans le confusionnisme le plus parfait.

Ainsi, il n’est pas étonnant de voir apparaître sur cette page de droite la promotion du très libéral « Revenu de Base« :

Le « revenu de base » ou la nouvelle lubie de certains libéraux pour tenter de sauver le capitalisme
Le « revenu de base » ou la nouvelle lubie de certains libéraux pour tenter de sauver le capitalisme

Pas étonnant, bien évidemment, de voir très présente l’idéologie entrepreneuriale, car pour l’écologie réactionnaire de Colibri, ce sont les chefs d’entreprise qui sauveront le monde. [rien que ça]

Rappelons à toutes fins utiles que pour ne citer que les travailleurs français, 93% d’entre-eux sont des salarié-e-s et non des patrons. Et sur ceux qui restent, plus de la moitié n’est « patronne » que d’elle-même.

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Patrie, patriarcat, patriarche, paternalisme, patron, tel est le mantra « écolo » de Mr Mondialisation

Une page soit disant « alternative » et qui assure malgré cela la publicité d’évêques bien gras invités sur toutes les télés patronales:

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Maintenant que l’on sait où l’on a mis les pieds, on ne s’étonnera pas de voir également figurer en bonne place sur la page de Mr Mondialisation, toute une batterie de sites conspirationnistes et fascistes, diffusés régulièrement depuis le début de la création de la page.

Mr Mondialisation évoque par exemple dans l’une de ses vidéos, le « peuple pyramide« , qui n’est rien de plus qu’une version « allégée » de la théorie fumeuse du complot judéo-maçonnique, vision paranoïaque chère aux fascistes et aux complotistes.

Depuis sa création, c’est une page qui possède de très nombreuses entrées dans la sphère conspirationniste.

Ici le démagogue de droite Pierre Jovanovic.

 

Ici l'animateur radio et écrivain obscurantiste et conspirationniste, en lien avec toute l'extrême droite
Pierre Jovanovic, l’animateur radio, écrivain obscurantiste et conspirationniste, en lien avec toute l’extrême droite

 

L’écrivaine obscurantiste et antisémite proche d’Egalité&Réconciliation, Claire Séverac sur la chaîne « Agence Info-libre« , media d’extrême droite et émanation du groupuscule néofasciste « Le Cercle des Volontaires »

Ici la télé d’extrême droite Agence Info-libre

« Cercle des Volontaires » que l’on retrouve aussi sur Mr Mondialisation

 

Le sujet du 11 septembre, un grand classique des conspirationnistes.
Le sujet du 11 septembre, un grand classique des conspirationnistes.

Tout comme le site conspirationniste Wikistrike

Etre repris par une bonne part de la sphère fasciste fut comme une forme de consécration pour Mr Mondialisation
Etre repris par une bonne part de la sphère fasciste fut comme une forme de consécration pour Mr Mondialisation

Ou encore ici

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Ou encore le mouvement sectaire techno-scientiste et antisémite Zeitgeist, proche de l’extrême droite et qui est là encore présentée comme une source « alternative »…

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Il ne s’agit bien évidemment pas d’un accident mais d’une orientation politique consciente et parfaitement calculée, on retrouve une fois encore Zeitgeist par exemple ici.

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On trouve également le site écolo-spiritualiste « 4e singe« , proche idéologiquement de la page facebook « Les Indignés« , un site diffusant du contenu conspirationniste et d’extrême droite.

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Etant donné la teneur politique générale de la page, c’est presque sans surprise que l’on retrouve Etienne Chouard, la tête de pont de toutes les extrêmes droites.

Quelques-uns des très nombreux liens entre Etienne Chouard et l’extrême droite.

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Etienne Chouard apparaît lui aussi régulièrement sur la page de Mr Mondialisation.

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Ici

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Ou ici

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Certains des plus naïfs nous répondront que Mr Mondialisation diffuse aussi du Causette, du Attac, du Acrimed, la 6e République du Front de Gauche.

Ce à quoi nous répondrons deux choses:

D’une part, les quelques entrées progressistes sur la page sont très loin de peser autant que les publications de droite et d’extrême droite.

D’autre part, on vous dira juste ceci: vous venez de comprendre ce qu’est un site confusionniste.

Exemple Mr Mondialisation publie un article du magazine féministe Causette tout en relayant ces monuments du patriarcat sortis du formol:

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Ou encore ici

MrXIXepatriarcatUn site confusionniste publie tout et son contraire, ce n’est pas la cohérence qui l’étouffe. (Même si l’on reste toujours sur une ligne à la logique capitaliste, bien évidemment). Le but est de piocher un peu partout afin de rameuter au plus large et pouvoir paisiblement diffuser son poison, en accordant par exemple une « libre expression » à une petite meute de sympathisants dans les commentaires.

La confusion sert toujours les droites, radicales ou pas, et ce n’est pas le paravent de son soutien au mariage pour Tou-te-s qui pourra l’extraire de sa famille politique naturelle.

Il est en effet bien d’avantage dans l’intérêt des dominants que des exploité-e-s, que personne ne comprenne rien à notre situation historique actuelle.

Connaissez-vous MagicJack?

Il s’agit d’un chanteur conspirationniste évoluant dans le milieu vegan réactionnaire.

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MagicJack alias Maxime Ginolin, militant réactionnaire de la protection animale (et non de la libération animale.)

MagicJack dans l’une de ses vidéos, envoie un clin d’œil à Mr Mondialisation en l’intégrant à son Panthéon des personnalités marquantes de l’Histoire, au côté duquel on trouve mère Teresa.

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Au moment de son décès, mère Teresa avait ouvert 517 missions accueillant les pauvres et les malades dans plus de 100 pays. Ces missions ont été qualifiées de mouroirs par des médecins ayant visité plusieurs de ces installations à Calcutta. Les deux tiers des personnes fréquentant ces missions espèrent y trouver un médecin pour être soignées et l’autre tiers agonise sans recevoir les soins appropriés. Les médecins y observent un important manque d’hygiène dans les locaux, voire de l’insalubrité, une rareté de soins réels, un régime alimentaire insuffisant et l’absence d’antidouleurs. Ce n’est pas un manque d’argent qui est en cause – la Fondation mise sur pied par mère Teresa a amassé des centaines de millions de dollars – mais une conception particulière de la souffrance et de la mort : « Il y a quelque chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, à le subir comme la passion du Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance », répond-t-elle aux reproches, rapporte le journaliste Christopher Hitchens. Et pourtant, lorsque mère Teresa a eu besoin de soins palliatifs, c’est dans un hôpital américain ultramoderne qu’elle les a reçus.

Les vidéos de Mr Mondialisation sont composées de montages compilant des séquences très courtes, des images le plus souvent apocalyptiques, parfois très dures, au but de s’adresser à l’émotion et à elle seule, en lieu et place de s’adresser à la réflexion.

Le but n’est pas d’instruire ou d’informer mais de choquer par le montage d’une accumulation effroyable de dégâts écologiques, séquences piochées dans l’armada de films environnementalistes sortis ces 10 dernières années, et qui mis bout à bout modifient la perception du réel. Nous sommes là très proches de la méthode sectaire. Le but est de briser les défenses intellectuelles afin de placer les auditeurs en position de réception et d’adhésion maximale au discours.

Les films de MagicJack fonctionnent exactement sur le même modèle. Là encore, ce n’est pas étonnant puisque MagicJack a largement collaboré à plusieurs des vidéos de Mr Mondialisation.

On le retrouve ici

MrMMagicjackAprès ce lavage de cerveau mélangeant tout et son contraire, sur le modèle des films propagandistes de la secte Zeitgeist évoquée plus haut, il est ensuite aisé pour la voix off de délivrer des messages lénifiants.

MagicJack ou Maxime Ginolin

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Nathalie Krier ici bas aux côtés de Jérome Lescure.

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Qui est Nathalie Krier?

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Nathalie Krier ici en compagnie de Serge Ayoub et du meurtrier de Clément.

Ici aux côtés du très décrié président du CRAC

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Le CRAC que l’on retrouve bien évidemment sur Mr Mondialisation

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Mais le CRAC va plus loin que de collaborer avec la Fondation Brigitte Bardot. Il fait de cet alliance quelque chose de primordial. Faisant ainsi des ennemis de la FBB des « ennemis de l’intérieur »

 

Ce n’est pas la seule, Mr Mondialisation assure également la promotion de toutes les associations animales les plus réactionnaires ou en tout cas, les moins progressistes.

MrMassoreacsetfachosL214 n’est pas éthique car ils sont welfaristes et collaborent avec des organisations douteuses.
Le CRAC s’associe à la pire extrême-droite française
269 life est contre certaines formes de respect des communautés (homosexuelles, trans…) et dans certains cas, contre le droit à l’avortement
L’AVF n’est pas l’organisation la plus engagée du monde.

Et les ZAD dans tout ça?

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Un commentaire de Mr Mondialisation dans la droite ligne de la page.

 

 

Mr Mondialisation réclame ici à ses fidèles « une pensée« , un peu comme l’on célébrerait des disparus à la messe le dimanche. Pas d’appel à solidarité directe. On parle non pas de lutte anticapitaliste mais de « sacrifice », là encore un vocabulaire religieux. Le sacrifice consiste à faire le don d’une vie à Dieu, une offrande en guise d’hommage.

Ce sont les fous de Dieu qui se sacrifient en se faisant péter le ceinturon.

Les militants sont repeints en croisés. Le mot « cause » n’est pas prononcé, mais c’est une cause « qu’ils » croient juste. Là encore, la croyance. Et le sacrifice au nom de la Justice, qui n’est pas celle de l’émancipation mais du respect de la Nature en tant qu’entité sanctifiée. Il ne s’agit pas d’un discours libertaire mais d’un discours œcuménique.

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Et pour la bonne bouche, ici le soutien à Bruno Boulefkhad, la création médiatique d’Alain Soral, un soutien qui fut ciblé sur la seule sphère d’extrême droite.

 

Encore un petit doute?

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Les Enragé-e-s

 

Des sectes cachées derrière le « développement personnel »

1500 organismes de formation tournés vers le développement personnel suspectés de dérives sectaires

 

C’est ce que nous apprend Georges Fenech en 2012, président de la Miviludes, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.

Cette infiltration des sectes dans le domaine de la formation professionnelle n’est pas étrangère à la convoitise que peuvent représenter les 7 milliards [NDLR il semble que ce soit 32 milliards en 2013] d’un marché animé par 50.000 organismes.

Un domaine alléchant pour les gourous de tout poil qui ont donc trouvé un porte d’entrée idéale: le développement personnel. Par le biais du coaching, les techniques de management ou encore la gestion du stress, les formations peuvent facilement dériver vers des enseignements suspects.

Malades, isolés, installés en établissements d’accueil pour personnes âgées ou restant à leur domicile, ils constituent une cible de choix pour les mouvements à caractère sectaire.

Selon le journal Libération:

Il existe en France des dizaines de milliers d’organismes de formation. Certains ont le statut d’entreprise, d’autres d’associations loi 1901. Le secteur est peu réglementé. Pas assez, selon Catherine Picard qui explique: «Il existe un agrément mais c’est seulement sur le volet administratif. Il n’y a aucun contrôle du contenu de la formation. N’importe qui peut se présenter demain comme formateur.»

Le premier moteur de ces formations bidons est d’abord financier. C’est d’ailleurs l’un des critères utilisés par la Miviludes pour repérer les organismes suspects. Les coûts sont souvent exorbitants (entre 6 000 et 20 000 euros par personne). «Ensuite, ajoute Serge Blisko, il y a toujours cette notion d’emprise, commune à toutes les formes de sectes. Lorsque vous faites des choses qui vous sont préjudiciables et que vous n’auriez jamais faites dans votre état normal.»

«La secte intervient sur les peurs, les doutes, poursuit-il. Quand vous êtes sans emploi, vous êtes plus fragile. C’est un terreau facile pour recruter. Capter de nouvelles victimes.»

2 600 signalements

 

Le phénomène est cependant difficile à quantifier. Les signalements auprès de la Miviludes restent trop peu nombreux. «Vous comprenez bien qu’un DRH qui s’est fait berner par un pseudo organisme de formation ne va pas aller s’en vanter. Quant aux victimes, elles ont souvent tellement honte, qu’elles se taisent.»

Au total, l’année dernière, la Miviludes a reçu 2 600 signalements tous domaines confondus. Les dossiers principaux proviennent des dérives sectaires dans le domaine de la santé, avec ces pseudos thérapies pour guérir du cancer.

libertéUnion Nationale des Association de Défense des Familles et de l’lndividu victimes de sectes: s’informer et se faire aider.