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La Clandestina, Espace de la Libre Ignorance

En solidarité avec le lieu autogéré La Clandestina, Espace de la Libre Ignorance, menacé par les autorités, nous allons illustrer cet article sur les mouvements d’occupation des logements par une série de clichés racontant l’avant-après de la réappropriation concrète de cet espace.

En effet le 14 avril, ce lieu fêtera son 7e mois d’occupation, une fête que la ville de Barcelone et ses spéculateurs semblent bien décidés à vouloir gâcher.

Quelques images de la cérémonie officielle d’ouverture de ce centre socio-culturel.

Le 12 avril est prévu un concert de soutien dès 13h00.

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Le 4 mai, appel à mobilisation

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Nous quittons Barcelone quelques instants pour retrouver l'avant-propos d'une compilation de textes décrivant les processus de réappropriation concrète des logements autour de l'année 1970 à travers l'exemple italien.

Les textes qui suivent ont le mérite de combler, à leur mesure, un des non-dits de l’histoire européenne que l’on apprend en classe, un de ces moments terriblement révolutionnaires que les pouvoirs en place préfèrent faire oublier. Ici, aussi, on rencontrera des lacunes  : le point de vue est très situé, ce sont des opéraïstes qui parlent, et par exemple on ne rencontrera pas de réelle remise en question du système de logement contemporain, avec ses tours de banlieue composées d’appartements individuels en périphérie des grandes mégapoles.
Cependant, ces textes montrent aussi combien les époques se suivent sans se ressembler. Les tentatives d’autoréduction que l’on connaît aujourd’hui sont souvent bien isolées, et vécues par les employés des magasins concernés, ou par les voisins des maisons occupées, comme des agressions, des actes parasitaires menés par quelques corporations surexcitées ou autres enfants de bourgeois en mal d’aventures. Nous ne vivons plus cette espèce d’entente populaire implicite, qui faisait que les actes de réappropriation révolutionnaires étaient compris, suivis ou soutenus par une grande partie de la population.
Est-ce que les gens ne savent plus danser ensemble  ? Certains regardent-ils trop la télé pendant que d’autres rêvent trop à jouer les avant-gardes d’une révolution de professionnels  ? Nous trouvons donc ici des outils pour nous souvenir à quoi ressemble une organisation collective «  socialisée  », c’est-à-dire des actions menées par plusieurs univers, rassemblés autour d’envies, de questions de survie et de formes de lutte communes. Mais il nous reste à penser comment retrouver cette communauté d’imaginaires et de façons de vivre susceptibles de renouer avec une culture populaire qui, dans l’individualisme et les querelles de chapelle, fait aujourd’hui cruellement défaut.

Ferdinand Cazalis pour Séditions, mai 2008.

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Arrivée sur les lieux, La Clandestina, premier jour de la réappropriation.

 

LE MOUVEMENT DES OCCUPATIONS DE MAISONS

Si le mouvement des autoréductions a pu se développer à une échelle de masse, c’est qu’il existait en Italie des luttes d’usines particulièrement fortes et permanentes. Mais c’est aussi parce qu’à la différence de l’Angleterre, où les ouvriers restent souvent enfermés au seul niveau de l’entreprise, au shop floor, les conflits sortent de l’usine. Ils investissent le terrain social grâce à la force qu’ils ont conquise dans l’usine, et reprenant toutes les contradictions de la société capitaliste, les reportent en usine pour relancer le combat. Les conseils d’usine ont servi directement par exemple pendant les autoréductions au rassemblement des quittances d’électricité.

Mais, avant de parvenir à l’autoréduction, les prolétaires ont parcouru un long cycle de luttes sur le terrain social. Les comités de quartiers qui ont propulsé l’autoréduction se sont construits à partir de 1969. La question du logement a permis cette socialisation, – cette massification – des luttes, comme disent les Italiens. En juillet, Nichelino, commune de la banlieue industrielle de Turin, avait été occupée, les ouvriers refusant de payer les loyers. Un an plus tard, via Tibaldi à Milan, prolétaires et étudiants occupaient des appartements libres. En 1974, à la rentrée des vacances, au moment où les luttes pour l’autoréduction des transports et de l’électricité commencent, des dizaines de familles occupent des appartements et des maisons via delle Cacce à Turin, dans un des ghettos où logent les ouvriers de Mirafiori Sud. Le mouvement finira par entraîner six cents familles dans l’occupation.

C’est le plus vaste mouvement d’occupation jamais vu à Turin. Mais c’est à Rome que le mouvement de lutte sur la question du logement s’est manifesté avec le plus d’ampleur. C’est là aussi que les occupations de maisons ont mené aux affrontements les plus violents avec la police, particulièrement dans le quartier de San Basilio.

 

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La Clandestina, Barcelone

17123_1629404163939404_6739585657553290705_nROME : UNE LONGUE TRADITION DE LUTTE

Les luttes sur la question du logement remontent à Rome à l’immédiat après-guerre. Pendant les opérations, il se produit un afflux de prolétaires venant du Latium méridional ou du sud de l’Italie. Ceux-ci seront pour la plupart des «  travailleurs intermittents  » voués aux bas salaires. Mais une loi fasciste restée en vigueur interdit aux immigrés l’accès de la ville historique. C’est là que sont installés des auberges de fortune, des centres d’hébergement municipaux, ancêtres des cités dortoirs.

Durant la période suivante, celle de la «  reconstruction nationale  », c’est le PCI qui organise les luttes de masse, les grèves générales qui paralysent toute la ville. L’objectif est l’emploi et la construction de logements pour les travailleurs. Parfois même, des chômeurs encadrés par les militants du Parti prennent en charge la construction de routes, d’égouts, débarrassent les gravats. Cette forme de lutte est théorisée comme un exemple «  d’autogestion  » susceptible de former «  les agents sociaux capables de diriger le travail et de le contrôler  ». La ligne politique du PCI est alors claire  : dans une cité comme Rome, dominée historiquement par les couches moyennes des administrations et par le fascisme, et en l’absence d’une classe ouvrière vraiment importante, il faut miser sur les banlieues, sur les «  marginaux  », sur les travailleurs temporaires, si l’on veut construire un poids politique capable de contrebalancer la droite. Malgré la précarité du travail, et la présence d’un sous-prolétariat, la banlieue romaine va devenir une forteresse rouge imperméable aux infiltrations de la droite. Phénomène qui se vérifiera électoralement mais aussi dans des manifestations dures. La population de cette «  ceinture rouge  » est surtout constituée des ouvriers du bâtiment, des rares industries existantes, des chômeurs, des petits artisans chassés dans la périphérie au moment de «  l’éventrement  » du centre historique.

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L’échec de l’insurrection à la suite de l’attentat manqué contre Togliatti, secrétaire du PCI, marque le début d’un reflux progressif qui conduira aux défaites dans les grandes usines du Nord vers 1955. Le rôle organisateur du PCI va décroissant. Les grèves générales contre le chômage et pour l’amélioration des services ne parviennent plus à paralyser la capitale. Rome accentue durant ces années son caractère de ville essentiellement tertiaire (administrations centrales, services publics, commerce)  ; le secteur industriel se réduit au bâtiment et à de petites usines. Parallèlement, la capitale devient un lieu de passage de la main d’œuvre qui, du sud, va vers le nord, et surtout un pôle d’immigration régionale et extra régionale. L’urbanisation sauvage se développe  ; les bidonvilles apparaissent et la spéculation immobilière fait ses premières armes avec succès.

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69-75 : UN NOUVEAU CYCLE DE LUTTES URBAINES

C’est en 1969 que se produit l’explosion résultant des tensions accumulées durant toutes les années précédentes. À Rome, 70 000 prolétaires parqués dans des ghettos et dans des conditions catastrophiques ont en face d’eux 40 000 appartements vides qui ne trouvent pas d’acquéreurs ou de locataires en raison du coût des loyers. L’Association des Entrepreneurs du bâtiment romain reconnaît elle-même qu’il s’agit là d’une «  marge de manœuvre indispensable  ». Le climat politique général créé par les luttes ouvrières et étudiantes exerce alors une grande influence dans le déclenchement d’un nouveau genre d’action  : il ne s’agit plus d’une occupation symbolique servant de moyen de pression supplémentaire dans le cadre d’une négociation au sommet. Cette dernière est refusée et les occupations prennent l’allure d’une prise de possession violente qui traduit confusément la volonté des prolétaires de prendre les biens nécessaires à leurs besoins. Ces luttes vont avoir pour conséquence de démystifier l’État qui était présenté comme «  médiateur  » dans la prestation des services pour tous les citoyens. Elles mettent le doigt sur la nature de classe de l’État et de l’administration communale, et concrétisent une extension directe de la lutte de l’usine vers la société.

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  Cette volonté exprimée de s’emparer des maisons sans attendre le bon plaisir des patrons, ni les investissements qui suivent les avatars du profit, marque une «  socialisation  » de la lutte, c’est à dire une défense et une récupération du salaire réel. 

Il manque certes à ces premières occupations d’un nouveau genre une participation directe des ouvriers d’usine en tant que tels. Pourtant, elles apporteront un autre élément, que les luttes ouvrières n’ont pas encore  : celle d’une organisation autonome des luttes.

La suite de la brochure  » Autoréductions italiennes 1970  » est disponible ici.

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LA CLANDESTINA (E.L.I.)
Espace de la libre ignorance

« Il faut que je vous apprenne que je n’ai rien à vous apprendre »

Centres de soins et services d’hôpitaux fermés, quartiers qui troquent les voisins contre des touristes, Universités interdisant l’accès aux étudiants ne pouvant pas payer, tel est le contexte de la Catalogne dans lequel est naît ce projet en réaction à ces pratiques pour débattre, apprendre, partager et agir devant une réalité marquée par l’injustice. Nous continuerons de creuser comme des fourmies clandestines, travaillant en communauté face à la spéculation et à ceux qui nous gouvernent, pour que le chemin de la désobéissance et des alternatives jamais ne se referme.

C’est pourquoi nous avons décidé de libérer l’édifice situé aux numéros 14-16 du Pasatge Dos de Maig, vide et sans usage depuis déjà trop longtemps, propriété de Bankia et la Sareb. Ainsi, nous avons l’opportunité d’offrir une nouvelle vie à un lieu exposé à la spéculation.

Nous occupons La Clandestina avec pour objectif le développement d’un projet socio-culturel autogéré. Nous travaillons à la construction d’un centre de rencontre, source d’échanges de connaissances et d’études libres, émancipé du système contemporain d’apprentissage des ânes bureaucratiques. Nous définissons La Clandestina comme un Espace de la Libre Ignorance marquant une rupture avec le concept de savoir accumulé, défendu par quelques élites sustentatrices de programmes éducatifs “universels” abrutissants. Depuis cet espace, nous proposons d’amplifier la notion de connaissance et d’investigation, de réfléchir pour que la théorie puisse se faire pratique, avec comme objectif la réconciliation entre recherche, apprentissage et vie sociale. L’espace sera polyvalent et pourra accueillir tous types de propositions et d’activités : sport, ateliers, conférences, débats, projections de films, musique, arts visuels et plastiques, artisanat, réunions de collectifs, salle d’études, friperie gratuite, etc. Soyons créati-f-ve-s !

Nous fonctionnons par assemblée ouverte, venez et faites votre proposition ! Ou envoyez-nous un mail ([email protected]). Ici, il n’y a ni élèves ni maîtres. Nous sommes des individus ignorants curieux, rassemblés dans un espace commun propice à une compréhension de ce(ux) qui nous entoure(nt) pour transformer notre quotidien. – Pour participer, suivez notre programme d’activités sur :

Facebook – ELI La Clandestina
Twitter – @eliclandestina
Web – laclandestina.squat.net

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“[…] le savoir de l’ignorant et l’ignorance du maître, en s’égalisant, font la démonstration des pouvoirs de l’égalité intellectuelle. […] La pratique du maître ignorant n’est pas le simple expédient permettant au pauvre qui n’a ni temps, ni argent, ni savoir, de faire l’instruction de ses enfants. Elle est l’expérience cruciale qui libère les purs pouvoirs de la raison là où la science ne lui prête plus de secours. Ce qu’un ignorant peut une fois, tous les ignorants le peuvent toujours. Car il n’y a pas de hiérarchie dans l’ignorance.”

Le maître ignorant,  Jacques Rancière

 

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La crise du logement – à laquelle la presse de nos jours porte une si grande attention -, ne réside pas dans le fait universel que la classe ouvrière est mal logée, et vit dans des logis surpeuplés et malsains. Cette crise du logement-là n’est pas une particularité du moment présent; elle n’est pas même un de ces maux qui soit propre au prolétariat moderne, et le distinguerait de toutes les classes opprimées qui l’ont précédé; bien au contraire, toutes les classes opprimées de tous les temps en ont été à peu près également touchées. Pour mettre fin à cette crise du logement, il n’y a qu’un moyen : éliminer purement et simplement l’exploitation et l’oppression de la classe laborieuse par la classe dominante. Ce qu’on entend de nos jours par crise du logement, c’est l’aggravation particulière des mauvaises conditions d’habitation des travailleurs par suite du brusque afflux de la population vers les grandes villes; c’est une énorme augmentation des loyers; un entassement encore accru de locataires dans chaque maison et pour quelques-uns l’impossibilité de trouver même à se loger. Et si cette crise du logement fait tant parler d’elle, c’est qu’elle n’est pas limitée à la classe ouvrière, mais qu’elle atteint également la petite bourgeoisie.

La crise du logement pour les travailleurs et une partie de la petite bourgeoisie dans nos grandes villes modernes est un des innombrables maux d’importance mineure et secondaire qui résultent de l’actuel mode de production capitaliste. Elle n’est nullement une conséquence directe de l’exploitation du travailleur, en tant que tel, par la capitalisme. Cette exploitation est le mal fondamental que la révolution sociale veut abolir en supprimant le mode de production capitaliste. La pierre angulaire de cette production capitaliste est constituée par le fait que notre organisation actuelle de la société permet aux capitalistes d’acheter à sa valeur la force de travail de l’ouvrier, mais d’en tirer beaucoup plus que sa valeur, en faisant travailler l’ouvrier plus longtemps qu’il n’est nécessaire pour retrouver le prix payé pour cette force de travail. La plus-value créée de cette manière est répartie entre tous les membres de la classe des capitalistes et des propriétaires fonciers et entre leurs serviteurs appointés.

Frédéric Engels, La question du logement, 1872

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Crise de la CGT : les syndicats doivent se réapproprier leur Confédération

              COMMUNIQUÉ DES COMITÉS

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     SYNDICALISTES RÉVOLUTIONNAIRES

 

Depuis les premières révélations dans la presse en octobre sur la CGT, les Comités Syndicalistes Révolutionnaires ne s’étaient pas encore exprimés publiquement. Plusieurs militants syndicalistes ou politiques nous l’ont fait savoir, s’interrogeant même sur la nature de ce silence.

Nos militantes et militants ont décidé d’appliquer la méthode syndicaliste de base : par les Assemblées Générales, intervenir dans leurs propres syndicats, unions locales, unions départementales, etc. en premier lieu pour y faire ainsi appliquer la démocratie syndicale interne.

La bataille interne qui est menée a pour enjeu la réappropriation de la Confédération par ses syndicats. La priorité n’est donc pas à l’expression d’individus ou de tendances. L’action déterminante consiste à réunir les instances statutaires de chaque syndicat : assemblée générale, CE ou au minimum bureau. En pratique, le respect des statuts de la Confédération Générale du Travail, ainsi que ceux de ses syndicats, doit permettre à la confédération de se sortir de la crise.

C’est ainsi, et seulement ainsi, que les adhérents de la CGT, dont beaucoup d’entre nous sont membres, se réapproprieront leur propre Confédération. L’autonomie d’expression et d’organisation de chaque structure de la CGT est garantie par ses statuts. Cette indépendance, fondatrice de la CGT, désignée sous le terme de fédéralisme, reste l’un des piliers qui assure théoriquement le contrôle de la base sur ses représentants. Le respect de la démocratie syndicale est un autre des piliers qui a permis de faire perdurer la CGT pendant ces 120 ans, même si cela s’est fait avec des hauts et des bas. Et c’est justement cela qu’il faut redresser : l’expression d’un syndicat, l’action de ses militantes et militants doivent de nouveau se baser sur la règle du mandatement. Il est nécessaire que les syndiqués, à tous les niveaux, se réapproprient leur outil de classe en contrôlant leurs camarades mandatés pour les représenter à tous les échelons : entreprise, fédération, confédération, UL, UD, comité régional, etc. Rendant compte de leurs réunions, les mandatés éclaireront la base sur leurs mandats. Cette information suscitera des débats fraternels qui permettront de définir des positions collectives claires, en plus de préparer d’autres syndiqués à occuper les mandats.

Une telle organisation structurelle permet aussi au syndicalisme de renouer avec sa finalité : se substituer au capitalisme, et où les travailleurs, regroupés dans leur syndicat, organisés par branche et au niveau interprofessionnel, présent au niveau local comme au niveau national et international, gèrent la production et la distribution des richesses collectivement et démocratiquement.

Cohérents avec ce projet, défini par la Charte d’Amiens, adoptée lors du Congrès CGT de 1906, les Comités Syndicalistes Révolutionnaires ne peuvent concevoir un syndicalisme où les syndiqués eux-mêmes ne contrôlent pas et ne s’emparent pas pleinement de leur outil de lutte quotidienne et de libération.

Militantes et militants de la CGT, organisés dans les Comités Syndicalistes Révolutionnaires, nous appelons nos camarades à ne pas s’arrêter à la démission du secrétaire général. Des échéances sont devant nous pour imposer des règles de transparence, de moralité du mouvement ouvrier, de respect du fédéralisme et de la démocratie syndicale : sur la situation interne de la CGT, les syndicats et les unions locales doivent continuer à s’informer, à s’exprimer et à décider. C’est ainsi, par le mouvement de fond de ses propres adhérents, que la CGT regagnera la confiance qu’elle a perdu ces derniers mois, qu’elle enverra un signal fort à toutes celles et tous ceux qui subissent l’exploitation pour la rejoindre, la renforcer, l’implanter sur tous les lieux de travail et tous les quartiers, afin de préparer l’offensive pour construire une autre société.

Paris, le 22 janvier 2015.

Le communiqué est disponible ici

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