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Faux-amis, les “nouveaux agitateurs sociaux”

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils ont fait Sciences-Po : ce sont les « nouveaux agitateurs sociaux », comme les a baptisés France Info.

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Ces entrepreneurs du spectacle militant chic et choc se bagarrent contre la vie chère, les stages-esclavage ou le manque de logements à coups de happenings télégéniques (pour lesquels on mobilise des bataillons de jeunes activistes). Leaders charismatiques des Désobéissants, de Génération Précaire, de Jeudi Noir, de Sauvons les riches ou de L’Appel et la Pioche, ils entendent « renouveler » les formes de lutte, car le syndicalisme à papa, c’est dépassé. «  Les syndicats ont une part de responsabilité terrible dans la crise qui les affecte, explique à France Info Manuel Domergue, le « communicant » de Jeudi Noir et Génération Précaire. C’est qu’ils sont souvent assez chiants, ils se renouvellent pas, ils sont vieux, ils sont pas drôles et souvent en plus ils perdent à la fin. […] Il faut mettre à leur décharge que c’est difficile d’avoir des modes d’action comme les nôtres quand on parle de sa boîte, quand on parle de son licenciement. C’est plus dur de façonner une médiatisation sur mesure, drôle et tout ça, quand on est en train de se faire virer de sa boîte. »

Trop sympa, Manuel, ton indulgence pour le prolo ignorant tout de la stratégie publicitaire. Mais même si on n’existe aujourd’hui que si on passe à la télé, tout le monde n’a pas forcément envie de tortiller du cul pour plaire aux journalistes. À moins de vouloir faire carrière…

©Francois Lafite/Wostok Press France, Paris 14/01/2015 Voeux de Europe Ecologie Les Verts avec le senateur Jean Vincent PLACE, l ancienne ministre Cecile DUFLOT et le porte parole Julien BAYOU.
©Francois Lafite/14/01/2015
Voeux de Europe Ecologie Les Verts avec Jean Vincent PLACE,  Cécile DUFLOT et le porte parole Julien BAYOU.

Car les médias les adorent, ces enfants terribles, anticapitalistes mais gentils. Et c’est vrai qu’elles ont de la gueule, leurs actions. Pique-niques récupérateurs dans les grandes surfaces, fiestas vengeresses dans des apparts que les proprios louent trop cher, squattage de bâtiments vacants pour y installer des sans-logis… Voilà qui attire la sympathie. Du coup, élus et ministres les pouponnent : Jeudi Noir bénéficie du soutien de plusieurs élus Verts, reçoit la visite de pontes PS ou NPA, et même l’appui du sénateur UMP Étienne Pinte. Son porte-parole, Julien Bayou, a participé avec d’autres à la Commission de concertation sur la politique de la jeunesse, une baudruche gonflée par Martin Hirsch. Pour quel résultat ? « Comme la quasi-totalité des membres de la commission Hirsch, Génération Précaire considère qu’il faut développer l’apprentissage et l’alternance. » Conscient d’avoir brassé du vide, Bayou ironise sur son blog : « Trente-deux ans d’échecs [depuis les stages exonérés du Plan Barre]. Cela force le respect. »

À ce train-là, en effet, on n’est pas près de sortir de la précarité. Sauf Bayou : pour lutter contre, lui et son pote Lionel Primault ont fondé une « agence de conseil en mobilisation et communication pour ONG et organisations d’intérêt général », comme le claironne leur profil fessebouc. Modestement nommée Primault & Bayou, elle est enregistrée comme entreprise de « création artistique » auprès de la fédération des Scops de la communication.

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La CGT-Cadres et Attac ont été leurs premiers clients. Le 28 mars 2009, dans le cadre d’une manif anti-G20, une plage de sable avec palmiers a été installée place de la Bourse, à Paris. Une action commanditée par Attac mais signée Primault & Bayou, qui ont répondu aux caméras depuis leurs transats. Quant à la CGT-Cadres, elle a, à 7 heures du matin le 21 octobre 2008, pris d’assaut le siège du Medef avec un énorme réveille-matin gonflable conçu par nos deux créatifs. Tout ça afin de soumettre à la centrale patronale une pétition pour le respect des RTT. Comme quoi, s’ils sont ringards, les syndicats peuvent encore servir à faire du pognon.

 

Le bouledogue rouge

Article publié dans CQFD N°70, septembre 2009

 

Les Désobéissants sont adeptes de l’action directe non violente, à condition qu’il y ait la télé.

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Source: CQFD

Répression sociale: le patronat siffle, le PS exécute

Pôle emploi va mettre en place dès cet été un contrôle accru des chômeurs.

Toute une procédure est prévue pour détecter une « insuffisance de recherche d’emploi ». Les sanctions pourront aller jusqu’à la radiation, s’ajoutant ainsi aux centaines de milliers de radiations abusives annuelles.
Le gouvernement montre du doigt les chômeurs qui seraient, selon lui, responsables de leur situation, laissant entendre qu’ils ne font pas les efforts suffisants pour trouver un emploi…

Faudrait qu’ils atterrissent!

Il y a au mois de mars 3,51 millions de chômeurs en catégorie A, c’est-à-dire sans aucune activité, à quoi il faut ajouter les demandeurs d’emploi qui exercent une petite activité en plus des sans activité qui est au total de 5,59 millions!

Du boulot, s’il en y avait pour tout le monde, ça se saurait!

Pire, le gouvernement laisse entendre que les chômeurs seraient des fraudeurs qui profiteraient indûment des indemnités-chômage alors que plus d’un sur deux ne reçoit aucune indemnisation et que l’immense majorité galère, c’est crapuleux!!!
S’il fallait un contrôle, ce n’est pas sur les galériens qu’il faudrait l’exercer mais sur ces fabricants de chômage que sont les patrons et autres rentiers qui bénéficient, en plus de tout ce qu’ils nous pillent, des milliards distribués sans contrôle par cet énième gouvernement de larbins!

Mais ce serait trop en demander à l’État et à cette démocratie-là qui n’existent et qui ne peuvent exister que pour le compte des capitalistes!

 

Les Enragé-e-s

 

 

 

A lire en complément

C’est quoi la classe moyenne?

 

Quand la FNSEA fait sa loi

Nous vous proposons un reportage de la chaîne France 4 sur la politique lobbyiste et terroriste du premier syndicat agricole que nous complèterons de quelques images des exactions de pro-barrage qui ont lieu sur la Zone A Défendre du Testet.

 

 

 

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Grand rassemblement prévu le week end des 25 et 26 avril – le printemps de Sivens – pour  affirmer sa solidarité avec les opposants au barrage, victimes des exactions de groupes violents, couverts par l’Etat.

 

Les Enragé-e-s

 

 

 

 

 

 

Pour comprendre les enjeux politico-économiques du barrage du Sivens

José Bové contre la PMA : Moyen Âge quand tu nous tiens !

À l’occasion d’une interview le député européen sortant et candidat écologiste José Bové s’est prononcé contre la Procréation Médicalement Assistée (PMA) « dans tous les cas » et, en général, « contre toute manipulation sur le vivant, animal, végétal ou humain », déclenchant un tollé chez certains de ses amis politiques.

Si les idées réactionnaires de José Bové étaient appliquées, elles priveraient non seulement chaque année en France les 30000 couples hétérosexuels victimes d’infertilité qui ont recours à la PMA de pouvoir procréer mais aussi l’accès aux couples homosexuels qui en sont actuellement privés par la conséquence d’une énième dérobade de promesse du président Hollande, contrairement à la Belgique, par exemple, où tous les couples y ont accès.

La position du Vatican sur la PMA est celle d’un refus catégorique de toute assistance médicale à la procréation.

En s’élevant contre certains progrès de la médecine, José Bové ne fait que suivre la même voie.

Prétendre s’élever contre « toute manipulation du vivant » est ridicule, surtout venant d’un éleveur de moutons, animaux qui n’existent pas à l’état sauvage, cotisant à la Sécurité sociale qui lui rembourse ses médicaments et fumeur de tabac, espèce végétale sélectionnée s’il en est.

Passéiste, Bové n’aura été un modèle de la lutte pour un monde meilleur que pour ceux qui l’entrevoient à travers les toiles d’araignées qu’ils ont dans la tête.

 

Les Enragé-e-s

 

Pour aller plus loin:

L’écologie, un thème de gauche ?

A l’heure où l’extrême droite fasciste opère un retour inquiétant et passe à l’offensive dans tous les milieux et sur tous les fronts, que ce soit la rue, le monde du travail, ou encore la culture, peut-on encore laisser cette considération répandue qui voudrait comme une évidence que l’écologie soit une thématique de gauche?

A l’évidence non, et c’est pourquoi nous pensons que les mouvements écologistes radicaux auxquels nous considérons appartenir doivent réaffirmer des positions claires en ce qui concerne la lutte des classes et particulièrement l’antifascisme.

La proximité entre extrême-droite et écologie où refus du progrès ne tiennent pas du simple opportunisme mais ont toujours existé.

 Lire la suite ici =>     Critique de la société industrielle et écologie radicale, de la nécessité d’un positionnement social et antifasciste !

 

“Ascenseur social”, “méritocratie” et autres billevesées du marché

Question aux Enragé-e-s

–  Pour le concept voisin d'”ascenseur social”, je me demande quelle est l’origine, les sournois inventeurs. Une idée?

– Pour ce qui est de la “méritocratie“, c’est un concept qui vient des USA, qui date, nous semble-t-il, des années 60, c’est-à-dire à partir du moment où la contre-révolution néolibérale commence à monter en puissance, à savoir quand la Réaction commence à reprendre du poil de la bête consécutivement à la victoire des idéologies étatistes de l’immédiate après-guerre, qui permettront aux industriels et aux bourgeoisies de sauver leurs rentes.

Quant à l’ascenseur social, il faudra sans doute chercher à la fois du côté du bonapartisme et de l’avènement du capitalisme dans sa phase impérialiste, notamment avec l’école “républicaine” de Jules Ferry.

Même si la méthode n’est pas nouvelle, c’est ce qu’on appelait l’oblation au Moyen Âge. Lorsqu’un système se referme, il met en avant des membres de la classe la plus basse, qui doivent tout à l’institution.

Exemple, le Pape Gerbert d’Aurillac, paysan illettré devenu Souverain pontife lorsque l’Église est devenue princière.
On pourrait multiplier les exemples: les janissaires en Turquie, ou les fils d’ouvriers Finkielkraut et Glucksmann.

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Le bonapartisme se fonde sur une ” République ” autoritaire, militaire, les fils de poissonniers devenaient maréchaux d’Empire à 20 ans.
Plus près de nous, ce serait par exemple la nomination de Rachida Dati, servant à faire prendre corps à l’illusion ” d’ascenseur social ” auprès des ” jeunes des quartiers “.

On peut penser également à Pierre Bérégovoy, ouvrier chargé de porter l’estocade aux ouvriers en mettant en place les pires politiques patronales.

François Hollande dépose une gerbe sur la tombe de Pierre Bérégovoy, à Nevers, le 1er mai 2012
François Hollande dépose une gerbe sur la tombe de Pierre Bérégovoy, à Nevers, le 1er mai 2012

C’est aussi cette “discrimination positive“, qui est tout sauf de l’égalité mais de la simple équité, elle aussi chère à la droite, à savoir l’intention de remettre un peu d’égalité au sein d’un système effrontément inégalitaire.

Ce sont ces oblats qui sont le produit de rapports sociaux déterminés par le capitalisme, et qui matérialisent la peur des héritiers mis en danger dans leurs privilèges.

Ce sont ces rares rejetons de la plèbe intégrant Sciences Po ou l’ENA, qui deviennent pour beaucoup des éléments dotés d’un potentiel important de consolidation des rentes sociales en place.

C’est enfin le produit de l’évolution d’Etats qui mutent en Etats impérialistes à partir de la fin du XIXe siècle, une structure fondatrice qui est toujours intacte dans sa forme actuelle et qui a pour nécessité de débaucher les plus brillants des prolétaires pour en faire une sous classe dominante, ce que l’on nomme la “classe moyenne“.
Classe moyenne, dont les médias patronaux nous parlent beaucoup et qui pourtant n’a rien à voir avec le ” français moyen “.

Il s’agit en réalité de la petite bourgeoisie, classe très minoritaire installée au sommet du prolétariat et dont le positionnement louvoie en permanence entre un discours favorable aux masses et la défense inébranlable de la bourgeoisie, classe constituée après laquelle elle court.

Allumez n’importe quelle télé, vous verrez un petit bourgeois.

Nous sommes là dans le cœur de votants réformiste (FdG, EELV, PS, PRG, etc,…) animé par une petite bourgeoisie sur-diplômée, une petite aristocratie universitaire qui entend ” réformer ” le capitalisme sans s’attaquer frontalement à la classe possédante et à qui elle doit tout.

A ne pas confondre avec la petite bourgeoisie réactionnaire qui elle, à l’inverse, est principalement animée par le petit patronat, les gros exploitants agricoles, les petits notables et autres rentiers, cœur de votants idéologique du MoDem au FN en passant par l’UMP, de la bourgeoisie dans son ensemble, de la classe possédante.

Les plus nombreux, quant à eux, se faisant balader électoralement entre ces choix qui n’en sont pas et au sein d’une démocratie fantoche.

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Les Enragé-e-s

 

 

Même lorsqu’un homme sans fortune obtient du crédit en tant qu’industriel ou commerçant, c’est qu’on a confiance qu’il va se conduire en capitaliste, s’approprier à l’aide du capital prêté du travail non payé. On lui accorde du crédit en tant que capitaliste en puissance. Et même le fait, qui suscite tant d’admiration de la part des apologistes de l’économie politique, qu’un homme sans fortune, mais énergique, sérieux, capable et versé dans les affaires, puisse de cette façon se transformer en capitaliste […] ce fait, même s’il fait entrer sans cesse en lice contre eux toute une série de nouveaux chevaliers d’industrie, dont les capitalistes individuels déjà en place se passeraient bien, renforce cependant la domination du capital, en élargissant sa base et en lui permettant de recruter toujours de nouvelles forces dans le soubassement social sur lequel il repose. Tout comme pour l’Église catholique au Moyen Âge, le fait de recruter sa hiérarchie sans considération de condition sociale, de naissance, de fortune, parmi les meilleurs cerveaux du peuple, était un des principaux moyens de renforcer la domination du clergé et d’assurer le maintien des laïcs sous le boisseau. Plus une classe dominante est capable d’accueillir dans ses rangs les hommes les plus importants de la classe dominée, plus son oppression est solide et dangereuse.

Karl Marx

 

C’est quoi la classe moyenne? La petite bourgeoisie.

La petite bourgeoisie comme classe sociale

Les petits bourgeois ne produisent aucune plus-value, mais ils parasitent la plus-value produite par les ouvriers qu’ils ont intérêt à maintenir en servage salarié, le gagne-pain du bobo en dépend.

 

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Les capitalistes les emploient à des tâches spécialisées afin d’entretenir la force de travail salarié, l’encadrer, la diriger ( politiquement notamment ), la réprimer et la pressurer afin qu’elle assure l’afflux maximum de plus-value vers les différents secteurs d’activité et vers les entreprises pour que le petit-bourgeois obtienne sa pitance en récompense de sa dépendance larmoyante.

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La petite bourgeoisie assume de multiples services tertiaires, internes aussi bien qu’externes aux entreprises, ce que les ouvriers d’Amérique appellent le « Red Tape », c’est-à-dire des coûts extra-production qui font enfler les soumissions et décourage les clients capitalistes des pays émergents.

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En effet, le sort de l’ouvrier est intimement lié au sort du petit-bourgeois salarié.

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Au milieu des années 70, un ouvrier ou un employé pouvait « espérer » rattraper le niveau de vie d’un cadre en 30 ans.

Contre 150 ans de nos jours.

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La Noce – La Noce chez les petits-bourgeois de Bertolt Brecht – se déroule dans un monde d’apparence soumis aux conventions. Espace réduit qui décrit assez bien la petite-bourgeoisie lors de l’établissement des prémices de leur domination. Dans ce monde intemporel – aucune date, aucune allusion à l’extérieur, aucune référence à un ailleurs identifiable -, dans ce monde où toutes formes de repères historiques et politiques, culturels, géographiques sont gommées, des personnages représentatifs de cette classe sont aux prises avec leur propre vacuité. Ils évoluent comme englués dans leur médiocrité et entretiennent, paradoxalement, eu égard à ce qu’ils laissent entrevoir de leur âme, un sentiment de supériorité qui les rend immédiatement détestables.

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“La gauche n’a pas à condamner le capitalisme ; elle a pour rôle de rappeler aux dirigeants d’Air France, de PSA ou de Sanofi, que ce sont eux qui sont en train de le démolir. Que ce sont eux qui en sont les fossoyeurs ; et qu’elle ne les laissera pas faire.” Karine Berger, 17 Juillet 2012

 

Cette classe infatuée d’elle-même s’expose pour ce qu’elle est, un aboutissement historique dans la négation du tragique et la réduction de l’autre au clone de soi.

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Elle est l’incarnation de la fin de l’histoire, c’est-à-dire de son effacement au profit de l’actualité la plus immédiate avec ce que cela comporte de sordide, d’amnésie et de malhonnêteté intellectuelle. Le tout présenté sous les auspices de l’innocence et de l’irresponsabilité. La dissolution du social dans une célébration d’un individualisme empreint de conformisme et de faux-semblant est, pourrait-on dire, le signe le plus flagrant de sa victoire, une victoire sans partage. Laquelle accomplit la domination idéologique d’un néant bavard et futile tourné uniquement vers lui-même.

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Il n’existe sans doute nulle autre profession capable de parler d’elle-même pendant des heures sans manifester l’entame de quelque essoufflement. Elle appartient à une classe qui se passionne avant tout pour ce qu’elle est, la prolongation narcissique de son propre individualisme. “J’ai commencé C à vous à 8.000 euros net par mois, j’en suis à 12.000, confiait Alessandra Sublet en 2013. Des chaînes m’ont parfois proposé trois fois plus. L’argent n’est pas un moteur”. Une proximité avec son public qui se ressent quand elle offre à déguster son repas de traiteur à des gueux flattés de pouvoir ainsi relever leur plat de pâtes en faisant partie des privilégiés admis pour assister à la Cène.

 

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Cette mise en abîme semble donner à ses thuriféraires une source d’inspiration où ils puisent leur autosatisfaction qui, par bien des côtés, ressemble à une célébration de l’anéantissement de la parole dans sa propre caricature. Cette classe, moyenne en tout, hisse en effet le « déparlé » au stade le plus parfait de la fausse conscience et glorifie le lieu commun en lieu et place de toute pensée inspirée.

Elle est le siècle, son idéal et sa réalisation.

Jean Luc Debry

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Étant donné que, dans la quasi-totalité des pays à travers le monde, la classe ouvrière piétine, s’use et s’échine dans des luttes de résistance sur le front économique et ne parvient pas à développer une conscience de classe « pour soi », visant la conquête politique exclusive de tout le pouvoir d’État, alors la marée des petits bourgeois paupérisés frétille afin de s’emparer de la direction de ces luttes pour les diriger vers des revendications réformistes en faveur d’un changement électoral gouvernemental.

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Septembre 2013. Résidences secondaires : Cécile Duflot, l’agent immobilier préféré de la bourgeoisie! Et elle peut lui dire merci : le propriétaire d’une résidence secondaire sur la Côte d’Azur, détenue depuis vingt-deux ans et vendue 2 millions d’euros avec une plus-value de 1,2 million d’euros, verra son impôt passer de 311.400 euros à 123.874 euros. Dans cet exemple, un cadeau s’élevant à 187526€ mais “rassurez-vous”, cela fonctionne aussi très bien pour les villas à 8.000.000€ Résidence secondaire : 3 millions d’habitations aux volets fermés près de 11 mois par an, possédées par seulement 9% des français, 20% des parisiens.

 

D’autres voies et moyens sont préconisés tels la signature de milliers de pétitions de protestation, expressions pusillanimes de leurs rancœur juvénile ; la tenue de protestations pour des réformes juridiques en faveur des démunis (les Indignés campant sagement devant les bourses de ce monde en perdition) ; l’adoption de lois comme cette loi québécoise interdisant la pauvreté [sic] ; une autre loi présentant en débat des « valeurs » authentiquement bourgeoises et xénophobes ; une loi pour taxer les transactions financières (ATTAC et taxe Tobin avec l’appui de la grande bourgeoisie) ; une loi pour interdire la spéculation boursière frauduleuse ou l’évasion fiscale illicite vers les paradis fiscaux créés et protégés par l’État policier ; ainsi que moult autres gabegies du même acabit. Sans compter l’appétence de la petite-bourgeoise pour les commissions d’enquêtes publiques afin de réintroduire l’éthique dans l’administration gouvernementale et la politique nationale, provinciale, régionale et municipale, déviant ainsi l’aporie des classes antagonistes vers le marais de la social-démocratie réformiste et vers la déchéance électoraliste.

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Quiconque se prononce en faveur de la voie des réformes légales, au lieu et à l’encontre de la conquête du pouvoir politique et de la révolution sociale, ne choisit pas en réalité une voie plus tranquille, plus sûre et plus lente, conduisant au même but, mais un but différent, à savoir, au lieu de l’instauration d’une société nouvelle, des modifications purement superficielles de l’ancienne société […] non pas la suppression du salariat, mais le dosage en plus ou en moins de l’exploitation. Rosa Luxemburg

La petite bourgeoisie est individualiste et narcissique

Dans la vision de Marx, la petite bourgeoisie avait peu de possibilité pour transformer la société car elle ne pouvait guère s’organiser, la concurrence du marché positionnant ses membres « les uns contre les autres ». La petite bourgeoisie est le chien de garde social de la grande bourgeoisie, elle est un segment de classe intermédiaire engageant son existence comme entremetteur entre la grande bourgeoisie et la classe ouvrière ou encore offrant ses services à l’une et à l’autre de ces classes sociales antagonistes.

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« Les opinions politiques sont des préjugés comme les autres. Je m’en suis débarrassé, on se sent plus léger. » Frédéric Taddeï

« Ce soir ou jamais » une émission prétendument « transgressive » plébiscitée par l’extrême droite pour son « courage »

De par sa position de classe la petite bourgeoisie, isolée, individualiste, égocentrique et pédante est très vulnérable aux aléas de l’économie et aux transformations sociales qu’elle appelle de ses vœux et craint tout à la fois. C’est la raison pour laquelle nous qualifions ce segment de classe d’hésitant, de pleutre, de chancelant, d’indiscipliné, d’anarchisant et de fortement attiré par la politique terroriste alors que sa résilience révolutionnaire est plus qu’incertaine. Le compromis, la conciliation, la collaboration de classe sont ses penchants naturels, instinctifs, ce qui explique que ses héros ont pour nom Gandhi, Mère Teresa et Nelson Mandela.

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Mais il est cependant des timorés qui croient honnêtement à l’évolution des idées et qui néanmoins, par un sentiment de peur instinctive, veulent éviter toute révolution. Ils l’évoquent et la conjurent en même temps: ils critiquent la société présente et rêvent de la société future avec une vague espérance qu’elle apparaîtra soudain, par une sorte de miracle, sans que le craquement de la rupture se produise entre le monde passé et le monde futur. Êtres incomplets, ils n’ont que le désir, sans avoir la pensée ; ils imaginent, mais ils ne savent point vouloir. Appartenant aux deux mondes à la fois, ils sont fatalement condamnés à les trahir l’un et l’autre. Elisée Reclus

Vous pourrez plus vous plaindre du PS car vous aurez choisi ” lance Arnaud Montebourg au syndicaliste Xavier Mathieu juste avant les “primaires” en 2011.

Son mode de vie narcissique et dépendant pousse instinctivement le petit bourgeois vers la grande bourgeoisie qu’il sert docilement.

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Il ne s’agit pas d’un photomontage issu d’un site satirique mais bel et bien d’une capture d’écran issue du site officiel du PS, ici dans un exercice de style assez audacieux mêlant cynisme à un scoutisme de bon aloi repoussant toujours plus loin les limites du grotesque.

 

Mais que survienne une crise économique comme il en arrive régulièrement en mode de production impérialiste et le train de vie de la petite bourgeoise est menacé, elle est chassée de son loft hypothéqué, elle doit troquer ses vêtements griffés et sa grosse cylindrée empruntée. La petite bourgeoisie s’enrage alors, maudit l’ouvrier qui refuse de travailler davantage pour gagner moins, afin de permettre aux capitalistes de maintenir ses profits, soi-disant soutenir l’emploi, et prétendre doper l’économie et les marchés de biens et de service sur lesquels parasite la petite bourgeoisie démunie.

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Un besoin de vie nouvelle se fait sentir. Le code de moralité établi, celui qui gouverne la plupart des hommes dans leur vie quotidienne ne paraît plus suffisant. On s’aperçoit que telle chose, considérée auparavant comme équitable, n’est qu’une criante injustice : la moralité d’hier est reconnue aujourd’hui comme étant d’une immoralité révoltante. Le conflit entre les idées nouvelles et les vieilles traditions éclate dans toutes les classes de la société, dans tous les milieux, jusque dans le sein de la famille. Le fils entre en lutte avec son père : il trouve révoltant ce que son père trouvait tout naturel durant toute sa vie ; la fille se révolte contre les principes que sa mère lui transmettait comme le fruit d’une longue expérience. La conscience populaire s’insurge chaque jour contre les scandales qui se produisent au sein de la classe des privilégiés et des oisifs, contre les crimes qui se commettent au nom du droit du plus fort, ou pour maintenir les privilèges. Ceux qui veulent le triomphe de la justice; ceux qui veulent mettre en pratique les idées nouvelles, sont bien forcés de reconnaître que la réalisation de leurs idées généreuses, humanitaires, régénératrices, ne peut avoir lieu dans la société, telle qu’elle est constituée : ils comprennent la nécessité d’une tourmente révolutionnaire qui balaie toute cette moisissure, vivifie de son souffle les coeurs engourdis et apporte à l’humanité le dévouement, l’abnégation, l’héroïsme, sans lesquels une société s’avilit, se dégrade, se décompose. La machine gouvernementale, chargée de maintenir l’ordre existant, fonctionne encore. Mais, à chaque tour de ses rouages détraqués, elle se butte et s’arrête. Son fonctionnement devient de plus en plus difficile, et le mécontentement excité par ses défauts, va toujours croissant. Chaque jour fait surgir de nouvelles exigences. — « Réformez ceci, réformez cela ! » crie-t-on de tous côtés. — « Guerre, finance, impôts, tribunaux, police, tout est à remanier, à réorganiser, à établir sur de nouvelles bases. » disent les réformateurs. Et cependant, tous comprennent qu’il est impossible de refaire, de remanier quoi que ce soit, puisque tout se tient ; tout serait à refaire à la fois ; et comment refaire, lorsque la société est divisée en deux camps ouvertement hostiles ? Satisfaire les mécontents, serait en créer de nouveaux. Incapables de se lancer dans la voie des réformes, puisque ce serait s’engager dans la Révolution ; en même temps, trop impuissants pour se jeter avec franchise dans la réaction, les gouvernements s’appliquent aux demi-mesures, qui peuvent ne satisfaire personne et ne font que susciter de nouveaux mécontentements. Les médiocrités qui se chargent à ces époques transitoires de mener la barque gouvernementale, ne songent plus d’ailleurs qu’à une seule chose : s’enrichir, en prévision de la débâcle prochaine. Attaqués de tous côtés, ils se défendent maladroitement, ils louvoient, ils font sottise sur sottise, et ils réussissent bientôt à trancher la dernière corde de salut ; ils noient le prestige gouvernemental dans le ridicule de leur incapacité. A ces époques, la Révolution s’impose. Elle devient une nécessité sociale ; la situation est une situation révolutionnaire. Pierre Kropotkine

 

La différence entre ces deux classes (ouvriers et petits bourgeois paupérisés) tient à ceci que l’ouvrier sait, ou devrait savoir, que seule la destruction totale et l’éradication complète du système d’économie politique capitaliste peut sauver la planète et l’espèce humaine, alors que le petit-bourgeois, indécrottable fumiste et éternel utopiste entêté est convaincu que quelques bonnes réformes au mode de production impérialiste décadent, qui n’affecteraient nullement son statut social, suffiront à le remettre sur pied pour une nouvelle farandole des pieds nickelés.

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Une carrière confortable à l’ONU, un soutien indéfectible à la « deuxième gauche » de Rocard, cette gauche de compromission avec le patronat puis un soutien à Cohn Bendit et enfin à Hollande, des soutiens largement incompréhensibles pour celles et ceux qui ont lu, entendu et compris son petit manifeste à succès « Indignez-vous » (4 millions d’exemplaires) dans la mesure où les hommes politiques sus-cités portent et animent une politique en fort décalage avec les idées développées dans son ouvrage.

 

Le petit-bourgeois a un ego démesuré et sa scolarité ( souvent universitaire ) ainsi que sa position sociale autoritaire, en tant que courroie de transmission et transmetteur d’ordre pour ses patrons, lui confère une grande suffisance narcissique. Le petit-bourgeois sait tout, n’obéit qu’à celui qui le stipendie et, assis dans son salon devant sa télévision entre deux bourbons, en parole et sur papier, il transforme la société. En réalité, il ne sacrifiera jamais sa vie pour autrui, et loin de lui le fusil de la révolution socialiste. Nelson Mandela, le pacifiste, comparse de Frederik de Klerk, et penseur de la Nation Arc-en-ciel de collaboration de classes entre les négriers Afrikaners et les noirs surexploités et assassinés dans les mines et les townships de pauvreté est son héros ex-voto. De par son activité dans le procès social de production et de reproduction du capital, des marchandises, des biens et des services à commercialiser, la petite bourgeoisie est en contact fréquent avec la classe ouvrière et avec la classe capitaliste qu’elle admire de tout son être, qu’elle vénère et qu’elle envie. Une âme de petit prédateur capitaliste sommeille dans le cœur flétrit et mesquin de tout larbin petit-bourgeois malandrin.

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Les deux classes (ouvriers et bobos) s’épient et se méprisent mutuellement. Pour le moment la petite bourgeoisie servante de la grande bourgeoisie a le haut du pavé dans la lutte de résistance sociale et c’est elle qui mène le bal.

clapclapL’histoire a montré que dans les périodes de grave crise économiques et sociales la bourgeoisie n’avait aucun scrupule à abattre son jeu et à instaurer sa dictature de classe ouverte, la petite bourgeoisie a au contraire besoin de la démocratie comme de l’air pour respirer. C’est dans l’ambiance démocratique que la petite bourgeoisie peut le mieux exercer toutes ses capacités de médiateur et d’entremetteur, au point de remplir tous les espaces politiques, sociaux et économiques permis par le développement capitaliste. Ce n’est pas par hasard que dans les pays capitalistes les plus développés la petite bourgeoisie prolifère dans les secteur du commerce, des «services», de l’administration, de la bureaucratie, de la culture, de l’information, de la religion ou du sport, plutôt que dans les secteurs traditionnels de l’artisanat, de la petite production et de l’agriculture. On rencontre davantage dans ces derniers secteurs des éléments venus du prolétariat avec l’espoir d’échapper à leur condition en «se mettant à son compte».

La petite bourgeoisie cherche à utiliser la force de résistance de la classe ouvrière et de ses alliés afin de la monnayer aux grands bourgeois contre de meilleures conditions d’esclavage salarié pour elle et les siens.

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La classe ouvrière doit impérativement modifier ce rapport de force et reprendre son autonomie organisationnelle et militante. C’est la classe ouvrière qui doit diriger le combat de résistance féroce (pas du tout pacifiste) et non pas se mettre sous le parapluie de la petite bourgeoisie aigrie, chancelante, irrésolue, pacifiste et conciliatrice.

Depuis l’approfondissement de la crise systémique de l’impérialisme moderne l’État réduit les charges fiscales imposées aux entreprises accroissant d’autant les impôts et les taxes reposant directement sur les épaules de tous les salariés, les ouvriers tout autant que les employés des entreprises privées, publiques et parapubliques, ce qui comprend évidemment les petits-bourgeois (la pseudo classe moyenne qui n’a jamais existé) qui ont tout à coup le sentiment de ne plus être importants pour leurs maîtres capitalistes qui les soumets petit à petit à l’indigence…

Source

 

Petite sociologie des militants du PS

Petite sociologie des militantsqui ne sont pas encore partis – du PS :

 

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50% de cadres ou de professions intellectuelles supérieures
20% de professions intermédiaires
15% d’employés
3% d’ouvriers (les colleurs d’affiches ? Tout comme à l’UMP, souvent, ces deux partis sont contraints de recourir aux services de colleurs d’affiches professionnels, faute de militants)

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60% déclarent ne militer que moins de 5 heures par mois.

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2/3 des moins de 40 ans ont validé un deuxième ou 3e cycle universitaire (ou une grande école).

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La moitié des encartés exerce une activité qui dépend directement du parti.(sic)

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Source MediapartCEVIPOF

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Les Enragé-e-s

Quand le PS déterre les RG, cela donne le SCRT

Le gouvernement PS recrée les Renseignements Généraux pour mieux suivre les conflits sociaux!

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Serait-ce parce que les conflits sociaux ont disparu des télés?

Le PS se comporte exactement comme l’attend la classe possédante, en menant une politique patronale féroce que la droite aurait eu bien plus de peine à faire accepter.

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Supprimés en 2008 et fusionnés avec la DCRI sous la droite, les célèbres « RG » chargés de renseigner le gouvernement sur l’état de l’opinion et les mouvements sociaux, viennent d’être discrètement recréés sous le nom de Service Central de Renseignement Territorial.

Ce dernier doit aussi lutter contre l’économie souterraine.

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Les « grandes oreilles » sont de retour.

 

Les grandes oreilles, c’était le nom donné aux Renseignements généraux, les fameux « RG », ce service de police créé en 1908 et chargé de renseigner le gouvernement sur l’état de l’opinion et « surveiller » hommes politiques, journalistes, responsables économiques et sociaux, même si au cours du temps, leurs champs d’action ont évolué. 

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Au détour du tout récent rapport de la Délégation parlementaire au renseignement, co-présidée par l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, on apprend qu’un Service central de renseignement territorial (SCRT) vient de voir le jour.

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Comme Jean-Pierre Raffarin, le SCRT ne s’emmêlera jamais les fils des micros.

 

Implanté dans chaque département, il est composé de 1.900 fonctionnaires de police (contre 3.900 pour les ex-RG) et de quelques dizaines de gendarmes.

Mais les effectifs devraient augmenter en 2015. A ceux-ci s’ajoutent 700 policiers de la préfecture de police de Paris également chargés du renseignement.

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Cette information s’ajoute au décret d’application du très contesté article 20 de la loi de programmation militaire (LPM). Ce texte prévoit un accès très vaste des services de l’État aux télécommunications (téléphone, SMS, Internet, etc.) des Français, et à toutes les informations qui transitent par les réseaux nationaux.

Pendant ce temps, la répression sauvage se déchaîne.

 

 

 

 

La côte de popularité de la présidente Martine Aubry en hausse de 3 points, passant de 23 à 26% d’opinions favorables

Nous vous proposons ici une politique fiction sous forme de vaccin idéologique afin de permettre à tou-te-s de s’immuniser contre ce discours de “justice sociale” porté par la “gôche” depuis plus de 30 ans et qui cache les pires politiques patronales.
Ce que la droite n’aurait même pas osé faire, le PS l’a fait ou va le faire.

INFOS du 13 mai 2019

La côte de popularité de la présidente Martine Aubry en hausse de 3 points, passant de 23 à 26% d’opinions favorables, selon l’institut IPNOS.
“C’est un signal très favorable de la part de nos concitoyens face aux efforts qui leur sont demandés au but de renforcer notre productivité en la reliant à une plus grande justice sociale” a déclaré Benoit Hamon, le porte-parole du PS.

On se souvient que Martine Aubry avait été plébiscitée par 64% des voix en mai 2017 face à la présidente du Front National.

Le grand plan de relance européen, évalué à 250 milliards, devrait être mis en place à l’automne, a déclaré Pierre Moscovici.
“Ce plan, rebaptisé plan Hessel, devrait pouvoir réduire la malnutrition en Europe de 8% en 10 ans et d’engager à moyen terme une inversion de la courbe de progression du chômage” s’est félicité le premier ministre.

“On a gagné!” ce sont les mots du secrétaire général de la CFDT, à la sortie du Grenelle du temps libre, puisque ce ne sont pas cinq jours fériés qui seront supprimés par le gouvernement PS mais seulement trois.
“Le réalisme et la concertation ont une fois de plus payé, en combinant pragmatisme et lutte sociale” s’est rassuré Laurent Berger.

La CGT, quant à elle, a quitté la table des négociations, et appelle à une grande mobilisation nationale samedi prochain ainsi que le dernier dimanche de juin, pour “engager un rapport de force décisif afin de sauver la journée du 8 mai” a lancé Thierry Lepaon.

Le co-président du Parti de Gauche, auréolé de 13.9% aux dernières présidentielles, appelle quant à lui à un référendum sur la question, tout en rappelant qu’il se tient disponible pour prendre la tête de Matignon.

Le projet de loi d’Europe Ecologie, visant à interdire à la circulation de 8h à 16h les véhicules âgés de plus de 10 ans dans les agglomérations de plus de 30.000 habitants a été rejeté par l’Assemblée Nationale. C’est Martine Aubry qui devrait trancher en personne l’épineuse question du déplacement des français les moins aisés. Elle aurait déclaré à des proches “qu’une limitation des véhicules de plus de 15 ans entrerait d’avantage dans la ligne gouvernementale, qui est celle d’une plus grande justice sociale”.

Le Front National, favorable au projet de loi, avait déposé un amendement visant à instaurer des dérogations pour les propriétaires de plus de cinq véhicules de collection.

La sixième et la septième semaine de congés devraient entrer en vigueur avant l’été 2020. Ce progrès historique devrait permettre “à un plus grand nombre de français de partir en vacances dans un souci de justice sociale” a déclaré le ministre du Travail François Rebsamen.
Rappelons que désormais, ce sont quatre semaines de congés payés qui seront à la charge du patronat au bout d’une période de 24 mois et trois semaines de congés sans solde “qui feront l’objet de négociations entreprise par entreprise” a déclaré le ministre.

Enfin, le chef du gouvernement a annoncé une batterie de mesures économiques afin “de créer un électrochoc pour l’emploi”.
Les minimas sociaux devraient faire l’objet d’une revalorisation exceptionnelle de 0.8% par mois pendant 3 mois et le seuil de déduction fiscale de 10.000€ par an réajusté à 14.000€ afin de relancer l’emploi des gens de maison, des mesures courageuses portées par Ségolène Royal, la ministre du droit des femmes.

Le SMIC sénior devrait être revalorisé de 2 points, quant au SMIC jeune, il sera revalorisé de 4.2 points sur deux ans. La durée minimale de cotisations chômage sera désormais de 10 mois sur une période de 24 mois.

La semaine de 40 heures payée 35, réclamée par le patronat, serait suspendue dans certaines branches jusqu’à l’été 2022, tout comme la retraite à 69 ans.

Toutes ces mesures devraient “permettre de doubler les prévisions de croissance et d’inscrire notre pays dans une compétition internationale de plus en plus exacerbée, en combinant productivité et justice sociale” a affirmé Martine Aubry.

Les Enragé-e-s