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Riposte populaire antifasciste massive hier à Madrid

 Ce ne sont pas moins de centaines de personnes qui ont vigoureusement manifesté hier à Madrid à proximité immédiate d’une nouvelle implantation néonazi dans le quartier de la Prospérité. 

Baptisé « Lieu social de Madrid » et situé dans un édifice qui abrita les amputés de guerre et dans lequel mourut  Millán Astray, auteur du cri de ralliement franquiste pendant la guerre d’Espagne « viva la muerte », le lieu était solidement protégé par la police, ce qui ne suffit pas à décourager les manifestants, bien au contraire. 

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C‘est aux cris de « Madrid sera votre tombeau », « Native ou étrangère, même classe ouvrière » , « Nazi le jour, policier la nuit » que la foule madrilène a défilé.

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Des slogans ont aussi été lancés pour nous rappeler à la mémoire de nos compagnon-ne-s assassiné-e-s par le fascisme à Madrid ces dernières années, Carlos, Jimmy, Lucrecia… Et en soutien de prisonniers politiques, Alfon, Nahuel

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Au bout de la rue Velázquez, le cortège a été stoppé par un important barrage policier ajouté à tout un dispositif de protection et de fourgons mis en place sur tout le périmètre jouxtant le lieu.

C‘est alors que l’on a procédé à la lecture d’un manifeste relatant le discours de victimisation des néonazis à l’occasion de leur implantation. A ensuite été évoquée leur démarche faussement sociale puisque sont diffusés quotidiennement des appels à la haine et à la discrimination envers les migrants. Les manifestants ont enfin rappelé que l’existence du précédent lieu néonazi du NODE, expulsé au bout d’une année entière d’actions antifascistes, a entraîné une augmentation notable des attaques racistes et homophobes dans le quartier.

 

 

source la haine.org

 

Des néonazis annulent une manifestation après s’être trompés de train

Cette journée du 1er février devait frapper un grand coup, c’est du moins ce qu’avaient planifié les têtes pensantes du parti néonazi allemand NPD (Parti National Démocrate) en appelant à une mobilisation à Fribourg dans le Sud-Ouest du pays. [1]

L’objectif était d’aller manifester bruyamment face aux locaux d’une agence pour l’emploi en soutien à un militant suprémaciste dont la poésie brute aurait été injustement incomprise par l’administration.

Hélas, les plus grands esprits de conquête se fracassent souvent bruyamment à la réalité dans ce qu’elle a de plus tangible, quand les promesses d’épopées héroïques s’obscurcissent à mesure que l’ironie du sort se retourne.

Deux heures avant le rendez-vous, l’éminence brune locale ne sait plus où se mettre, il n’y a personne.

Au départ de Karlsruhe, ces abrutis se sont gourés de train et sont partis dans l’exacte direction opposée! Vers Mannheim! Ils sont bloqués à 200 kilomètres de là.

C’est la débandade, on annule tout. En quelques secondes, le white power s’est décomposé comme une pastille coincée dans le bac d’un lave-vaisselle.

Le maire de Fribourg,  Otto Neideck [2], interrogé sur le sujet, laissera choir un commentaire laconique qui résume finalement un sentiment partagé par beaucoup:

 » Vu d’ici, nous ne ressentons pas leur absence  »

De grâce, essayez de ne pas trop ébruiter cette histoire, une fois encore, elle n’est pas bien glorieuse pour les nazis.

 

Les Enragé-e-s

 

[1] Urriyet Dailynews

[2] Badischen Zeitung