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Riposte populaire antifasciste massive hier à Madrid

 Ce ne sont pas moins de centaines de personnes qui ont vigoureusement manifesté hier à Madrid à proximité immédiate d’une nouvelle implantation néonazi dans le quartier de la Prospérité. 

Baptisé « Lieu social de Madrid » et situé dans un édifice qui abrita les amputés de guerre et dans lequel mourut  Millán Astray, auteur du cri de ralliement franquiste pendant la guerre d’Espagne « viva la muerte », le lieu était solidement protégé par la police, ce qui ne suffit pas à décourager les manifestants, bien au contraire. 

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C‘est aux cris de « Madrid sera votre tombeau », « Native ou étrangère, même classe ouvrière » , « Nazi le jour, policier la nuit » que la foule madrilène a défilé.

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Des slogans ont aussi été lancés pour nous rappeler à la mémoire de nos compagnon-ne-s assassiné-e-s par le fascisme à Madrid ces dernières années, Carlos, Jimmy, Lucrecia… Et en soutien de prisonniers politiques, Alfon, Nahuel

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Au bout de la rue Velázquez, le cortège a été stoppé par un important barrage policier ajouté à tout un dispositif de protection et de fourgons mis en place sur tout le périmètre jouxtant le lieu.

C‘est alors que l’on a procédé à la lecture d’un manifeste relatant le discours de victimisation des néonazis à l’occasion de leur implantation. A ensuite été évoquée leur démarche faussement sociale puisque sont diffusés quotidiennement des appels à la haine et à la discrimination envers les migrants. Les manifestants ont enfin rappelé que l’existence du précédent lieu néonazi du NODE, expulsé au bout d’une année entière d’actions antifascistes, a entraîné une augmentation notable des attaques racistes et homophobes dans le quartier.

 

 

source la haine.org

 

La Clandestina, Espace de la Libre Ignorance

En solidarité avec le lieu autogéré La Clandestina, Espace de la Libre Ignorance, menacé par les autorités, nous allons illustrer cet article sur les mouvements d’occupation des logements par une série de clichés racontant l’avant-après de la réappropriation concrète de cet espace.

En effet le 14 avril, ce lieu fêtera son 7e mois d’occupation, une fête que la ville de Barcelone et ses spéculateurs semblent bien décidés à vouloir gâcher.

Quelques images de la cérémonie officielle d’ouverture de ce centre socio-culturel.

Le 12 avril est prévu un concert de soutien dès 13h00.

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Le 4 mai, appel à mobilisation

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Nous quittons Barcelone quelques instants pour retrouver l'avant-propos d'une compilation de textes décrivant les processus de réappropriation concrète des logements autour de l'année 1970 à travers l'exemple italien.

Les textes qui suivent ont le mérite de combler, à leur mesure, un des non-dits de l’histoire européenne que l’on apprend en classe, un de ces moments terriblement révolutionnaires que les pouvoirs en place préfèrent faire oublier. Ici, aussi, on rencontrera des lacunes  : le point de vue est très situé, ce sont des opéraïstes qui parlent, et par exemple on ne rencontrera pas de réelle remise en question du système de logement contemporain, avec ses tours de banlieue composées d’appartements individuels en périphérie des grandes mégapoles.
Cependant, ces textes montrent aussi combien les époques se suivent sans se ressembler. Les tentatives d’autoréduction que l’on connaît aujourd’hui sont souvent bien isolées, et vécues par les employés des magasins concernés, ou par les voisins des maisons occupées, comme des agressions, des actes parasitaires menés par quelques corporations surexcitées ou autres enfants de bourgeois en mal d’aventures. Nous ne vivons plus cette espèce d’entente populaire implicite, qui faisait que les actes de réappropriation révolutionnaires étaient compris, suivis ou soutenus par une grande partie de la population.
Est-ce que les gens ne savent plus danser ensemble  ? Certains regardent-ils trop la télé pendant que d’autres rêvent trop à jouer les avant-gardes d’une révolution de professionnels  ? Nous trouvons donc ici des outils pour nous souvenir à quoi ressemble une organisation collective «  socialisée  », c’est-à-dire des actions menées par plusieurs univers, rassemblés autour d’envies, de questions de survie et de formes de lutte communes. Mais il nous reste à penser comment retrouver cette communauté d’imaginaires et de façons de vivre susceptibles de renouer avec une culture populaire qui, dans l’individualisme et les querelles de chapelle, fait aujourd’hui cruellement défaut.

Ferdinand Cazalis pour Séditions, mai 2008.

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Arrivée sur les lieux, La Clandestina, premier jour de la réappropriation.

 

LE MOUVEMENT DES OCCUPATIONS DE MAISONS

Si le mouvement des autoréductions a pu se développer à une échelle de masse, c’est qu’il existait en Italie des luttes d’usines particulièrement fortes et permanentes. Mais c’est aussi parce qu’à la différence de l’Angleterre, où les ouvriers restent souvent enfermés au seul niveau de l’entreprise, au shop floor, les conflits sortent de l’usine. Ils investissent le terrain social grâce à la force qu’ils ont conquise dans l’usine, et reprenant toutes les contradictions de la société capitaliste, les reportent en usine pour relancer le combat. Les conseils d’usine ont servi directement par exemple pendant les autoréductions au rassemblement des quittances d’électricité.

Mais, avant de parvenir à l’autoréduction, les prolétaires ont parcouru un long cycle de luttes sur le terrain social. Les comités de quartiers qui ont propulsé l’autoréduction se sont construits à partir de 1969. La question du logement a permis cette socialisation, – cette massification – des luttes, comme disent les Italiens. En juillet, Nichelino, commune de la banlieue industrielle de Turin, avait été occupée, les ouvriers refusant de payer les loyers. Un an plus tard, via Tibaldi à Milan, prolétaires et étudiants occupaient des appartements libres. En 1974, à la rentrée des vacances, au moment où les luttes pour l’autoréduction des transports et de l’électricité commencent, des dizaines de familles occupent des appartements et des maisons via delle Cacce à Turin, dans un des ghettos où logent les ouvriers de Mirafiori Sud. Le mouvement finira par entraîner six cents familles dans l’occupation.

C’est le plus vaste mouvement d’occupation jamais vu à Turin. Mais c’est à Rome que le mouvement de lutte sur la question du logement s’est manifesté avec le plus d’ampleur. C’est là aussi que les occupations de maisons ont mené aux affrontements les plus violents avec la police, particulièrement dans le quartier de San Basilio.

 

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La Clandestina, Barcelone

17123_1629404163939404_6739585657553290705_nROME : UNE LONGUE TRADITION DE LUTTE

Les luttes sur la question du logement remontent à Rome à l’immédiat après-guerre. Pendant les opérations, il se produit un afflux de prolétaires venant du Latium méridional ou du sud de l’Italie. Ceux-ci seront pour la plupart des «  travailleurs intermittents  » voués aux bas salaires. Mais une loi fasciste restée en vigueur interdit aux immigrés l’accès de la ville historique. C’est là que sont installés des auberges de fortune, des centres d’hébergement municipaux, ancêtres des cités dortoirs.

Durant la période suivante, celle de la «  reconstruction nationale  », c’est le PCI qui organise les luttes de masse, les grèves générales qui paralysent toute la ville. L’objectif est l’emploi et la construction de logements pour les travailleurs. Parfois même, des chômeurs encadrés par les militants du Parti prennent en charge la construction de routes, d’égouts, débarrassent les gravats. Cette forme de lutte est théorisée comme un exemple «  d’autogestion  » susceptible de former «  les agents sociaux capables de diriger le travail et de le contrôler  ». La ligne politique du PCI est alors claire  : dans une cité comme Rome, dominée historiquement par les couches moyennes des administrations et par le fascisme, et en l’absence d’une classe ouvrière vraiment importante, il faut miser sur les banlieues, sur les «  marginaux  », sur les travailleurs temporaires, si l’on veut construire un poids politique capable de contrebalancer la droite. Malgré la précarité du travail, et la présence d’un sous-prolétariat, la banlieue romaine va devenir une forteresse rouge imperméable aux infiltrations de la droite. Phénomène qui se vérifiera électoralement mais aussi dans des manifestations dures. La population de cette «  ceinture rouge  » est surtout constituée des ouvriers du bâtiment, des rares industries existantes, des chômeurs, des petits artisans chassés dans la périphérie au moment de «  l’éventrement  » du centre historique.

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L’échec de l’insurrection à la suite de l’attentat manqué contre Togliatti, secrétaire du PCI, marque le début d’un reflux progressif qui conduira aux défaites dans les grandes usines du Nord vers 1955. Le rôle organisateur du PCI va décroissant. Les grèves générales contre le chômage et pour l’amélioration des services ne parviennent plus à paralyser la capitale. Rome accentue durant ces années son caractère de ville essentiellement tertiaire (administrations centrales, services publics, commerce)  ; le secteur industriel se réduit au bâtiment et à de petites usines. Parallèlement, la capitale devient un lieu de passage de la main d’œuvre qui, du sud, va vers le nord, et surtout un pôle d’immigration régionale et extra régionale. L’urbanisation sauvage se développe  ; les bidonvilles apparaissent et la spéculation immobilière fait ses premières armes avec succès.

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69-75 : UN NOUVEAU CYCLE DE LUTTES URBAINES

C’est en 1969 que se produit l’explosion résultant des tensions accumulées durant toutes les années précédentes. À Rome, 70 000 prolétaires parqués dans des ghettos et dans des conditions catastrophiques ont en face d’eux 40 000 appartements vides qui ne trouvent pas d’acquéreurs ou de locataires en raison du coût des loyers. L’Association des Entrepreneurs du bâtiment romain reconnaît elle-même qu’il s’agit là d’une «  marge de manœuvre indispensable  ». Le climat politique général créé par les luttes ouvrières et étudiantes exerce alors une grande influence dans le déclenchement d’un nouveau genre d’action  : il ne s’agit plus d’une occupation symbolique servant de moyen de pression supplémentaire dans le cadre d’une négociation au sommet. Cette dernière est refusée et les occupations prennent l’allure d’une prise de possession violente qui traduit confusément la volonté des prolétaires de prendre les biens nécessaires à leurs besoins. Ces luttes vont avoir pour conséquence de démystifier l’État qui était présenté comme «  médiateur  » dans la prestation des services pour tous les citoyens. Elles mettent le doigt sur la nature de classe de l’État et de l’administration communale, et concrétisent une extension directe de la lutte de l’usine vers la société.

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  Cette volonté exprimée de s’emparer des maisons sans attendre le bon plaisir des patrons, ni les investissements qui suivent les avatars du profit, marque une «  socialisation  » de la lutte, c’est à dire une défense et une récupération du salaire réel. 

Il manque certes à ces premières occupations d’un nouveau genre une participation directe des ouvriers d’usine en tant que tels. Pourtant, elles apporteront un autre élément, que les luttes ouvrières n’ont pas encore  : celle d’une organisation autonome des luttes.

La suite de la brochure  » Autoréductions italiennes 1970  » est disponible ici.

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LA CLANDESTINA (E.L.I.)
Espace de la libre ignorance

« Il faut que je vous apprenne que je n’ai rien à vous apprendre »

Centres de soins et services d’hôpitaux fermés, quartiers qui troquent les voisins contre des touristes, Universités interdisant l’accès aux étudiants ne pouvant pas payer, tel est le contexte de la Catalogne dans lequel est naît ce projet en réaction à ces pratiques pour débattre, apprendre, partager et agir devant une réalité marquée par l’injustice. Nous continuerons de creuser comme des fourmies clandestines, travaillant en communauté face à la spéculation et à ceux qui nous gouvernent, pour que le chemin de la désobéissance et des alternatives jamais ne se referme.

C’est pourquoi nous avons décidé de libérer l’édifice situé aux numéros 14-16 du Pasatge Dos de Maig, vide et sans usage depuis déjà trop longtemps, propriété de Bankia et la Sareb. Ainsi, nous avons l’opportunité d’offrir une nouvelle vie à un lieu exposé à la spéculation.

Nous occupons La Clandestina avec pour objectif le développement d’un projet socio-culturel autogéré. Nous travaillons à la construction d’un centre de rencontre, source d’échanges de connaissances et d’études libres, émancipé du système contemporain d’apprentissage des ânes bureaucratiques. Nous définissons La Clandestina comme un Espace de la Libre Ignorance marquant une rupture avec le concept de savoir accumulé, défendu par quelques élites sustentatrices de programmes éducatifs “universels” abrutissants. Depuis cet espace, nous proposons d’amplifier la notion de connaissance et d’investigation, de réfléchir pour que la théorie puisse se faire pratique, avec comme objectif la réconciliation entre recherche, apprentissage et vie sociale. L’espace sera polyvalent et pourra accueillir tous types de propositions et d’activités : sport, ateliers, conférences, débats, projections de films, musique, arts visuels et plastiques, artisanat, réunions de collectifs, salle d’études, friperie gratuite, etc. Soyons créati-f-ve-s !

Nous fonctionnons par assemblée ouverte, venez et faites votre proposition ! Ou envoyez-nous un mail ([email protected]). Ici, il n’y a ni élèves ni maîtres. Nous sommes des individus ignorants curieux, rassemblés dans un espace commun propice à une compréhension de ce(ux) qui nous entoure(nt) pour transformer notre quotidien. – Pour participer, suivez notre programme d’activités sur :

Facebook – ELI La Clandestina
Twitter – @eliclandestina
Web – laclandestina.squat.net

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“[…] le savoir de l’ignorant et l’ignorance du maître, en s’égalisant, font la démonstration des pouvoirs de l’égalité intellectuelle. […] La pratique du maître ignorant n’est pas le simple expédient permettant au pauvre qui n’a ni temps, ni argent, ni savoir, de faire l’instruction de ses enfants. Elle est l’expérience cruciale qui libère les purs pouvoirs de la raison là où la science ne lui prête plus de secours. Ce qu’un ignorant peut une fois, tous les ignorants le peuvent toujours. Car il n’y a pas de hiérarchie dans l’ignorance.”

Le maître ignorant,  Jacques Rancière

 

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La crise du logement – à laquelle la presse de nos jours porte une si grande attention -, ne réside pas dans le fait universel que la classe ouvrière est mal logée, et vit dans des logis surpeuplés et malsains. Cette crise du logement-là n’est pas une particularité du moment présent; elle n’est pas même un de ces maux qui soit propre au prolétariat moderne, et le distinguerait de toutes les classes opprimées qui l’ont précédé; bien au contraire, toutes les classes opprimées de tous les temps en ont été à peu près également touchées. Pour mettre fin à cette crise du logement, il n’y a qu’un moyen : éliminer purement et simplement l’exploitation et l’oppression de la classe laborieuse par la classe dominante. Ce qu’on entend de nos jours par crise du logement, c’est l’aggravation particulière des mauvaises conditions d’habitation des travailleurs par suite du brusque afflux de la population vers les grandes villes; c’est une énorme augmentation des loyers; un entassement encore accru de locataires dans chaque maison et pour quelques-uns l’impossibilité de trouver même à se loger. Et si cette crise du logement fait tant parler d’elle, c’est qu’elle n’est pas limitée à la classe ouvrière, mais qu’elle atteint également la petite bourgeoisie.

La crise du logement pour les travailleurs et une partie de la petite bourgeoisie dans nos grandes villes modernes est un des innombrables maux d’importance mineure et secondaire qui résultent de l’actuel mode de production capitaliste. Elle n’est nullement une conséquence directe de l’exploitation du travailleur, en tant que tel, par la capitalisme. Cette exploitation est le mal fondamental que la révolution sociale veut abolir en supprimant le mode de production capitaliste. La pierre angulaire de cette production capitaliste est constituée par le fait que notre organisation actuelle de la société permet aux capitalistes d’acheter à sa valeur la force de travail de l’ouvrier, mais d’en tirer beaucoup plus que sa valeur, en faisant travailler l’ouvrier plus longtemps qu’il n’est nécessaire pour retrouver le prix payé pour cette force de travail. La plus-value créée de cette manière est répartie entre tous les membres de la classe des capitalistes et des propriétaires fonciers et entre leurs serviteurs appointés.

Frédéric Engels, La question du logement, 1872

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Manifestation à Madrid: Les images de la répression policière

Des manifestations de soutien aux 28 camarades arrêtés arbitrairement ont eu lieu hier au soir dans plusieurs villes du pays suite à la rafle dans le milieu anarchiste du 31 mars 2015 qui marque clairement la volonté étatique d’amplifier ses coups portés au cœur du mouvement libertaire.

Des images de la répression policière mercredi place Tirso de Molina à Madrid,  au cours de laquelle 4 manifestants ont été arrêtés.

Police partout, justice nulle part!

 

Le mouvement anarchiste raflé en Espagne: 28 camarades arrêtéEs

Espagne : Une seconde rafle dénommée  » Piñata « , trois mois après celle cyniquement dénommée  » Pandora  » fait 28 arrestations
La répression d'Etat frappe pour la deuxième fois en trois mois le mouvement anarchiste, un acharnement policier qui a immédiatement entraîné des manifestations spontanées de soutien dans plusieurs villes.

Des exactions perpétrées par la police espagnole dans les villes de Madrid, Barcelone, Grenade et Palencia.

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« On n’a pas peur »
Dans le cadre de ce coup de filet, des perquisitions ont été réalisées dans 17 domiciles.

Ce 30 mars, la police espagnole a recommencé en perquisitionnant de nombreux lieux du mouvement libertaire espagnol, dont 6 squats. Comme lors de la première perquisition, c’est un squat important qui était la cible principale, le Centre Occupé Autogéré de La Chimère. 28 personnes ont été arrêtées : 14 pour  » Appartenance à organisation criminelle a visée terrorise  » et 14 pour rébellion. Parmi les 14 arrêtés via la loi antiterroriste : 9 l’ont été à Madrid, 3 à Barcelone et 2 à Palencia. Ils sont accusés d’appartenir aux  » Groupes Anarchistes Coordonnés  » et d’avoir fait des attaques incendiaires et des sabotages.

Les personnes qui avaient été arrêtées lors de la première rafle de l’Opération Pandora ont depuis été libérées, devant payer une caution de 3.000€ par personne.

Il y a trois mois, la police espagnole avait procédé à de nombreuses perquisitions, visant spécifiquement le mouvement anarchiste sans vraiment spécifier les actions reprochées.

Comme la dernière fois : de nombreuses manifestations et rassemblements sont organisés pour protester contre cette nouvelle attaque contre le mouvement anarchiste. Des milliers de personnes y participent actuellement.

 

Retour sur décembre 2014

Le mardi 16 décembre 2014, sous l’accusation d’association terroriste, le royaume d’Espagne arrêtait, dans le cadre du dénommé « cas pandora » , quatorze personnes et en incarcérait sept en préventive dans l’attente d’un jugement. Le même jour, à Madrid et à Barcelone, la police nationale dispersait violemment, et en procédant à quatre nouvelles détentions, des manifestations spontanées de plus de 800 personnes.

L’Espagne, l’un des quatre pays européens accusés de tortures et racisme policiers par Amnesty International se révèle par sa violente répression étatique en se protégeant par une loi antiterroriste ambiguë et récemment réformée ( dix jours d’isolement pour le détenu, au risque de possibles tortures, violations et autres mauvais traitements ) qui définit comme infraction à caractère terroriste des actions « dont la fin est de bouleverser l’ordre constitutionnel ou d’altérer gravement la paix publique. »

Sous cette accusation, en Espagne, les gens sont susceptibles d’être détenus et même emprisonnés – en vue d’un jugement qui n’arrive jamais – affublés de présupposés idéologiques qui ne répondent en réalité qu’aux profils établis par un pouvoir judiciaire au service des intérêts du parti politique dirigeant du moment.

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Il semble que pour l’Espagne le nouveau « danger » se situe dans la possession de matériels de destruction massive tels des « fusées de détresse », des « balles de golf »,des « canifs », ainsi que d’ « écrits qui incitent à l’effusion de sang » ( qui n’ont pas été rendus publics et dont les contenus n’ont pas été précisés ) qui d’après les pouvoirs en place « incitent à la subversion de l’ordre établi. » ( définition littéralement reproduite des déclarations officielles après les détentions.)

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Parmi les accusations figurent plus de vingt explosions dont personne n’a jamais été informé et dont les médias ne se sont pas fait l’écho, à l’exception de l’explosion de la Basilique du Pilar de Saragosse, pour laquelle on a inculpé deux personnes d’origine Chilienne qui sont actuellement détenues sans jugement et auxquelles jusqu’à aujourd’hui on n’a pas attribué de complice, bien que depuis peu on essaye de les associer à ces autres détenus.

Il est clair que nous nous trouvons devant un nouveau montage semblable à ceux déjà vécus dans les années 70 et 80 pour lesquels l’appareil policier attribuait aux organisations libertaires les attentats commis par l’E.T.A. récemment disparue, y compris après leur revendication par cette dernière de manière officielle.

La différence avec ces nouvelles et absurdes accusations réside dans le fait qu’il y manque toujours des attentats, des victimes, des explosifs, des faits réels qui pourraient soutenir cette présumée vague d’explosions.

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Il est évident qu’un système qui devient progressivement corrompu et décadent a besoin d’expurger chaque fois plus ses maux. Un système administratif et financier qui vole ses « citoyens » a besoin de diriger l’opinion publique vers les soit-disant conspirations. Celles-ci sont les ultimes conséquences d’un état qui, héritier de la dictature, n’a jamais atteint la séparation basique des pouvoirs judiciaire, législatif, et exécutif, où la justice obéit au gouvernement ainsi qu’aux lois promulguées par ce dernier. Pour cela, nous dénonçons toute collaboration avec un pays qui travaille à l’exploitation du peuple par le caciquisme dans la plus honteuse caricature européenne de la démocratie.

STOP aux détentions arbitraires et aux disparitions des travailleurs, où qu’ils résident !

c-g-a.org

secoursrouge.org

 

 

Nous n’avons pas peur des ruines

Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi. C’est nous qui avons construit les palais et les villes d’Espagne, d’Amérique et de partout. Nous, les travailleurs, nous pouvons bâtir des villes pour les remplacer. Et nous les construirons bien mieux ; aussi nous n’avons pas peur des ruines. Nous allons recevoir le monde en héritage. La bourgeoisie peut bien faire sauter et démolir son monde à elle avant de quitter la scène de l’Histoire.
Nous portons un monde nouveau dans nos cœurs.

Buenaventura Durruti

 

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