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Heureusement, les chasseurs de Pokémon attrapent aussi les réactionnaires

   Est-il possible de parler de ce dont tout le monde parle sans en parler comme tout le monde?

 

  C’est en tout cas un exercice auquel on pourrait se livrer si l’on entendait se jeter sciemment dans le piège d’une campagne de publicité planétaire à laquelle il aura été difficile d’échapper.
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    Ainsi, au but d’en déjouer l’embuscade, il sera sans doute salutaire de prendre le parti de s’en extraire… d’entrée de jeu.
   Ce n’est donc pas de  » réalité augmentée  » que nous vous parlerons dans ce billet mais de concurrence de réalités et plus précisément, de concurrence de Valeur au sein d’une société de marché.

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  Dans cette optique, nous tenterons de comprendre pourquoi ce jeu a-t-il pu soulever une telle vague de critiques enflammées de la part de réactionnaires qui, par ailleurs philosophiquement chahutés par la période, voient débarquer de nulle part une nouvelle économie ludique installant massivement dans le réel et en l’espace d’une journée à peine, sa propre société autonome, et ça, passez-nous l’expression, c’est un peu fort de café!

«  C’est un peu fort de café. »

 Un monde cohérent semblant se substituer à celui auquel ils essayent péniblement de croire, cette fois, croyez-le si vous le voulez et pardon de nous exprimer de la sorte mais voyez-vous, la coupe est pleine!

«  La coupe est pleine. »

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Pour un réactionnaire, cela en est trop. Ajouté aux modifications rapides qu’a connues le capitalisme et qu’il ne veut toujours pas se résoudre à admettre vraiment, voir arriver ce jeu dans le réel le plonge, on va le voir, dans un doute profond. Entendez-bien cela.

Ce jeu lui prouve de façon indiscutable, notez bien qu’admettre publiquement ce fait lui est quasiment inconcevable, que la stupidité vindicative qu’il entrevoit dans cette chasse aux Pokémon fait apparaître grossièrement en une seule journée celle qu’il ne peut se résoudre à voir dans le système de valeurs qui le tient à l’état de zombie après toutes les années qu’il y a investies en pure perte. Et ça, franchement, c’est le signe qu’il y’a une couille dans le potage.

« Le signe qu’il y a une couille dans le potage. »

Car lui, ce qui le tient en vie, c’est la souffrance, c’est le Travail, c’est faire son salut dans le temps, c’est la chasse au pognon et pas aux Pokémon, nom de Dieu!

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Ce compte monté au niveau 24 s’échange à la valeur d’un SMIC au sein du capitalisme, faites vos jeux, rien ne va plus.

Car lui, il n’y croit pas aux Pokémon. Il croit à une chose qui était pour lui la seule chose possible qu’il puisse exister parce qu’elle était la seule à exister dans le réel. Comprenez-le. L’âme religieuse familiale qu’il a eu a affronter et que la période le convoque à affronter de nouveau, lui interdit formellement de réinventer tout réel. Lui, quand on lui parle d’une autre société possible, il n’y croit pas, en tout cas pas avant qu’il puisse la voir vraiment. Et puis il n’a pas envie que son travail soit accaparé par des jaloux et des aigris.

« Il n’a pas envie que son travail soit accaparé par des jaloux et des aigris. »

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Zardoz de John Boorman,1974, au gigantesque masque élevé au rang de divinité qui se révèle être, sans blague, une grossière supercherie.

 Avec ces chasseurs de Pokémon, qui occupent l’espace sur la base d’une autre organisation sociale capitaliste, tout aussi inégalitaire même si cela n’est pas ouvertement et immédiatement signalé aux joueurs, profondément injuste dès sa première journée d’existence car fondée sur une course à la Valeur produisant sa propre hiérarchie autonome, ce réactionnaire obtient la démonstration dans le réel non pas de l’existence des Pokémon mais que cette société de millions de chasseurs de Pokemon existe, elle, elle existe vraiment! Du jour au lendemain! Dans son jardin! Mais enfin, les gens ne respectent plus rien!

« Les gens ne respectent plus rien. »

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 » Mais foutez-moi la paix à la fin! « 

 Ce réel concurrent lui démontre que la société à laquelle il croit n’est ni plus vraie ni plus fausse que celle à laquelle croient ces chasseurs de bestioles numériques. Et ça, imaginez-bien, c’est assez déstabilisant.

 Car voyez-vous, le fait que près de 200 millions de personnes aient pu se mettre du jour au lendemain à marcher pour capturer des Pokémon au lieu de travailler pour capturer de l’argent, pour lui, avant même d’y avoir réfléchi deux minutes, c’est insupportable.

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Chasser du pognon ou chasser des pokemon, voilà le seul choix d’organisation proposé par des sociétés fonctionnant sur un système économique dont le moteur est la production de valeur par l’exploitation. Au secours.

 Insupportable car ces jeunes, ils feraient mieux de chercher du travail au lieu de chercher des pokemon qu’il se dit! Ils se lèvent même la nuit et même pas pour travailler! Ils osent se lever pour autre chose que du travail, c’est une honte!

« Ils se lèvent même la nuit et même pas pour travailler, c’est une honte. »

 Du travail, il y en a, il suffit de chercher, dégobille-t-il . Les gens ne veulent plus travailler! Ils veulent chasser des pokemon qu’il se dit cet abruti!

« Du travail, il y en a, il suffit de chercher! »

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N‘oubliez pas, son âme religieuse renverse tout. Pour lui c’est le patron qui crée l’emploi. Pour lui, c’est grâce aux riches, aux possédants et non à cause d’eux que l’on ne peut que survivre. Pour lui c’est la Faute des chômeurs s’il y a du chômage. Oui, des coups de pelles.

Et comme il évolue au sein d’une croyance qui disculpe en permanence les vrais bénéficiaires, le réactionnaire désigne systématiquement des Fautifs parmi les plus faibles, parmi les opprimés, parmi les premières victimes du système économique, parmi ceux qui sont déjà victimes des oppressions et de l’Etat.

Pour lui, la vie, c’est le travail. La société un ensemble cohérent inégalitaire au sein duquel chacun  » doit trouver sa place « . Il possède une vision religieuse du monde que cette concurrence malmène.

En effet, comment un tel concurrent direct peut-il se permettre de se moquer aussi effrontément sous forme ludique du système économique auquel il croit dur comme fer?

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Pour lui, ce jeu représente le mal. Il représente la Bête, le diable, et pas uniquement parce que c’est de la technologie.

Le réactionnaire, on le sait, peste contre les jeux vidéo par principe. Parce que c’est de la technologie. Parce que la technique se substituerait, selon lui, à Dieu et ça, c’est mal, c’est très mal.

Et bien ce jeu, il anime des millions de gens dans le réel, et ils y croient aussi, à leurs pokemon, tout comme lui à son pognon. Car pour ce réactionnaire, le pognon est neutre (il n’a pas d’odeur), pour lui, le marché existe à l’état  » naturel  » et n’est pas une construction sociale. Pour lui l’argent n’est pas le résultat de millions d’oppressions croisées. Pour lui, le PIB n’est pas une abomination en soi. Pour son principe.

Car ce jeu singe de manière si grotesque le système de Valeur après lequel il court, que cela l’achève. Depuis des années, ce réactionnaire est malmené philosophiquement par l’évolution violente des rapports de production capitalistes et l’ampleur de la crise systémique.

Ce réactionnaire a eu beaucoup de mal à accepter que le capitalisme redéploie les centres productifs selon ses propres intérêts immédiats et non selon la gestion catholique sociale qui avait cours au sein du patronat au 19e siècle ou à l’immédiate après-guerre. Les cœurs productifs ont été éclatés, la croissance du capitalisme s’est redéployée sur du superflu destiné à deux classes bien précises ou plutôt à une classe et à une demi-classe, rapports de production particuliers qui n’auront duré qu’un temps en sein de cette phase capitaliste.

Il faut être clair et le dire: La société « de services », qui concerne 75% des emplois, ne fonctionne pas sur un mode selon lequel tout un chacun se retrouverait tour à tour serviteur et servi. Non, une majorité de la population sert une minorité. Toujours la même! Une grande partie des services le sont au service d’un bloc social composé de la bourgeoisie, de la petite bourgeoisie et du haut des couches moyennisées. Un tiers de la population possède la quasi totalité des patrimoines (10% de la population possède 60% de la Valeur patrimoniale, 50% en possède 5%) mais aussi le privilège d’être servi.

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L‘immense majorité du travail devient ainsi parfaitement inutile. Le réactionnaire, qui est bien plus concret qu’un cadre de centre gauche parisien d’Europe Ecologie, comprend très bien cela.

Il accepte cela car le service au riche permet selon lui d’aller chercher la richesse où elle est. Son âme religieuse renverse tout, n’oubliez pas. Pour lui, c’est le patron qui crée l’emploi. Pourtant, un patron qui crée un emploi crée avant tout un esclave salarié. C’est même l’esclave salarié qui, par le vol légal de son travail, permet l’existence du patron.

C’est en réalité le salarié qui crée le patron mais ça, le réactionnaire ne le comprend pas, même si issu de famille paysanne, commerçante ou artisane, il est devenu lui-même salarié. Il n’a pas encore percuté qu’il avait changé de classe.

Le réactionnaire a donc dû accepter le fait qu’une part du travail soit inutile. Mais comme pour lui le Travail fait monde, il est incapable de comprendre à quel point le Capital le vole, lui, aussi, tout au long de son existence, sur la totalité de l’organisation de son existence.

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Repenser l’appropriation du temps et de l’espace, la socialisation, en remettant en question radicalement l’exploitation salariale, la Valeur, la gestion de l’énergie et la division du travail, une question qui ne viendra à l’idée d’aucun des protagonistes des « dîners en blanc » .

Et il s’en moque voyez-vous. Car son éducation religieuse l’a construit pour lui influer une haine profonde de la liberté. La liberté le panique. Le fait d’avoir à se retrouver face à soi-même et à ses démons le terrifie. Le Travail est la voûte, c’est lui qui permet de tout faire accepter.

En revanche, jamais ce réactionnaire ne s’inquiétera du fait que des milliers de privilégiés puissent se réunir impunément en plein Paris, sans exprimer la moindre culpabilité, poussant l’outrage jusqu’à s’affubler du blanc de la royauté. Ceux-là, il ne veut pas les envoyer travailler la nuit. Cela ne le gêne pas qu’ils privatisent l’espace public là où la plupart des travailleurs en lutte n’auraient pas droit de le faire. Un ordre vertical naturel injuste et immuable.

Pour lui,  la question du travail, du chômage est juste une question de bonne volonté et de chance, de providence, de naissance, en aucun cas une condition du salariat, ni un instrument de pression économique contre les plus nombreux, surtout en temps de crise.

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Cela se passe en plein Paris comme dans d’autres villes dans le monde, avec toutes les autorisations officielles en main, le gotha se réunit pour un dîner privatif rassemblant des milliers de nantis dont l’accès chaque année tenu secret se fait uniquement par cooptation. Nul ne dira si le nombre de pokemon en banque entrent en ligne de compte.

Pour ce réactionnaire, renverser la vision du réel ne demande pas d’engager un effort considérable. La ouate du néant, le bonheur infini de l’autruche la tête plantée dans le sable, avouez-le, cela possède un certain confort. En tout cas pendant un temps.

Le réactionnaire ne comprend pas et ne veut pas comprendre l’économie de marché. Il ne comprend pas le chômage de masse. Il ne comprend pas la crise systémique. Il ne comprend pas comment le capitalisme parvient à gâcher de telles forces productives de la même façon qu’il gâche la planète.

Il ne comprend pas l’extraordinaire et indicible injustice, la montagne de captation de travail, de ressources et d’énergie, de destructions nécessaires y compris humaines, pour produire le « niveau de vie » auquel il s’accroche et qui n’est en réalité que le niveau de production au sein d’un régime salarial à un instant T du développement du capitalisme. Système économique barbare sur lequel se pencheront probablement d’ici quelques siècles des historiens en se demandant comment cela a été possible, comment « les gens » ont-ils pu accepter ça, comment ont-ils pu passer autant de temps à accepter un jeu de valorisation aussi simpliste et grossier?

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Les pixels, c’était mieux avant.

  En espérant que nous galériens prenions nous-mêmes les choses en main pour faire dévier tout le monde de cette pente morbide.

Quoiqu’il en soit, en cette bonne vieille année 2016, prenons bien la mesure de ce fait historique:

Une hérésie tente d’entreprendre l’organisation religieuse du royaume en se suppléant à la valeur Travail. Croyez-le si vous le voulez mais tout fout le camp!

« Tout fout le camp. »

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Le Moyen Âge, c’était mieux avant.

« Et la bagnole aussi, c’était mieux avant. »

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Ah ben forcément, elle va beaucoup moins bien marcher qu’avant.

 Nous avons donc un système capitaliste ne supportant pas la concurrence qui finit par produire un système ludique concurrent autonome au sein même de l’espace temps sur lequel s’exerce son appétit.

D’un côté nous avons un système qui fonctionne sur la production de Valeur par l’organisation marchande globale de toute minute d’existence et dont le Capital ne peut se reproduire sans vol légal de travail. Ainsi, temps productif ou temps non productif (le travail et les loisirs ne sont que les deux faces de la même pièce capitaliste) sont régis par la même logique reproductive du capitalisme, l’Humain est totalement dépossédé de son vivant, du premier au dernier jour de son existence.

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Pratiques de consommation névrosées et fétichisme de la marchandise. Le collectionneur possède ici deux exemplaires de la même figurine, cette figurine comme toutes les autres, étant un produit direct des nécessités de réalisation de Valeur. L’exemplaire neuf est immaculé. Il obtient une sur-valeur d’échange par son blister intact, seule la main d’un travailleur a touché cette figurine. Pour le collectionneur en revanche, aucune main ne l’a touchée, pas même celle de celui ou celle qui l’a produite. Sa virginité se valorise par une absence d’intégration au processus de  consommation, par un déni des conditions concrètes et matérielles qui ont produit cette figurine et par la double possession du même objet, l’une de nature souillée et impure, l’autre intacte et sacralisée.

 La forme ludique clonée déploie elle aussi son système de recherche de Valeur (les Pokémon rares) sur une grande part de l’espace matériel et se nourrit de la Valeur extorquée au système parasité.

 A la différence du premier système, le second permet au joueur de directement valoriser l’investissement temps engagé et ce de manière automatique, fonction de domestication que n’est plus forcément en capacité d’être assurée directement par le salariat.

La socialisation qu’il produit transperce l’organisation sociale existante et ainsi, ravive une promesse de socialisation que le capitalisme n’est plus forcément en capacité d’offrir.

Sa capacité à se jouer de la frontière, de la limite de propriété, du mur, du privatif, en fait un système qui invite à une mobilité géographique et propose une désirabilité d’exploration de l’espace que le capitalisme n’est pas capable d’offrir.

Ce système ludique concurrent sortant de nulle part se place, dès la première journée, en capacité de créer une désirabilité que n’est plus en capacité d’offrir le capitalisme auprès de ceux qui ont à le subir.

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En s’appropriant la quasi-totalité de l’espace monde, ce jeu installe une mécanique de création de Valeur venant faire concurrence à une autre course à la Valeur dédiée à une logique identique. Il démontre de façon absolument indiscutable la construction sociale et spatiale autonome que produit une mécanique dominée par une création de Valeur totalement désaccordée des nécessités de la production et des projections matérielles des rapports de production.

Ce jeu brise de fait l’implacable facticité de la construction sociale dédiée que s’emmène toute société basée sur la production de valeur. Il démontre comment une organisation sociale basée sur la valeur est rapidement capable de couper une société de ses propres nécessités. Ce jeu démontre que la Valeur ne va pas dans le sens de l’humanité mais qu’elle ira quoiqu’il advienne dans le sens de la Valeur.

Le chasseur de pokemon rare pénètre dans la villa d’un retraité abonné à  la chaîne américaine d’extrême droite Fox News. Il y a concurrence immédiate de course à la Valeur. D’un côté un Pokémon rare, de l’autre la Valeur de la villa.

D’un côté un système ludique naïf parasitant un système oppressif et esclavagiste, de l’autre un système oppressif et esclavagiste. Ils tombent nez à nez. Le chasseur de pokemon dégaine sa pokeball, le propriétaire, lui, son fusil.

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Deux valorisations de l’espace. Deux concurrences de Valeur.

Deux vies humaines embrigadées chacune dans une croyance concurrente qui fonctionne sur une organisation sociale différente de l’espace et du temps.

Le chasseur de Pokémon, qui est soit dit en passant, un abruti de première, va-t-il parvenir à capturer le votant de Donald Trump, qui lui est complètement con?

Ne rêvez pas, le chasseur de pokemon s’effondre blessé au sol…

Mais en réalité, c’est le propriétaire qui fait tomber le capitalisme à terre par le sommet de ridicule que la scène produit.

Les joueurs de Pokémon ne respectent pas la propriété ni le couvre-feu! Ils marchent au lieu de travailler. Ils se rencontrent en dehors du cadre où s’exerce le pouvoir du patriarche (la famille, le patrimoine), celui où s’exerce celui du patron (l’entreprise, la direction) et celui où s’exerce celui de la patrie (l’institution, les procédures civiques).

Mettez-vous à la place une seconde de ce réactionnaire, les joueurs de pokemon permettent non seulement de révéler au grand jour qu’ils jouent à un jeu largement aussi idiot que celui qui le tient à l’état de zombie mais en plus ce jeu se permet de jouer à Dieu! Il se substitue à l’ordre  » naturel « ! C’est obscène, voyez-vous!

« C’est obscène, voyez-vous. »

Ce réactionnaire n’a pas compris qu’il est lui-même autrement plus stupide qu’un chasseur de pokemon, Dieu merci!

Les Enragé-e-s

 

 

 

 

Les sites conspirationnistes? Des pièges à cons!

Difficile d’y échapper sur internet, des milliers de sites et documents conspirationnistes encombrent les résultats des moteurs de recherche et nos écrans, une vraie pollution.

Les thèmes de prédilection? Difficile de les évoquer tous mais on retrouvera des thèmes récurrents et pour certains d’entre-eux, obsessionnels:

11 septembre, Nouvel Ordre Mondial [1], Illuminati, Bilderberg, Trilatérale, complot judéo-maçonnique, spiritualisme, développement personnel, ufologie, voyance, écologie mystique, (R)évolution de potager, anthroposophie, chemtrails, charlatanisme, satanisme, New Age, biodynamie, survivalisme, mouvements sectaires, etc,…

Le point commun de tous ces thèmes en apparence très différents, c’est l’obscurantisme.

Tous ces sites sont reliés, comme des milliers de petites églises, directement ou de façon plus insidieuse, à une idéologie de droite radicale et d’extrême droite.

La formule  » Nouvel Ordre Mondial  » est une façon de faire passer pour nouvelle une mécanique qui est constitutive du capitalisme.

Le capitalisme d’aujourd’hui n’est pas radicalement différent de celui qui animait le début du siècle dernier, bien au contraire.

Les grandes crises qu’il produit, constituées par l’emballement de l’accumulation du Capital, n’ont rien de « nouveau ».
Ces grandes crises sont parfaitement comprises et expliquées depuis longtemps.
Une telle grande crise s’est produite juste avant la première guerre mondiale. Destruction et barbarie qui n’ont résorbé qu’un temps les contradictions produites par le capitalisme. Cette même crise qui s’est reconstituée à l’entre-deux guerres et qui a produit une nouvelle abomination, la seconde guerre mondiale.

Le « Nouvel Ordre Mondial » n’existe pas, le capitalisme, oui.

La sphère conspirationniste ne se contente pas d’imposer des mythes, elle impose également des mots, et ces mots sont porteurs d’une idéologie, celle de la droite radicale et obscurantiste.

L’obscurantisme, qu’il soit religieux ou pas, a toujours été un instrument de domination.

L’obscurantisme est une attitude de négation du savoir.
L’obscurantisme refuse de reconnaître pour vraies des choses démontrées.

C’est bien la contre-révolution catholique qui lance la première cette réécriture mystifiée du réel en tentant d’attribuer au processus complexe de la Révolution française le résultat d’une action présupposée souterraine de  » forces occultes « , de groupes culturels et philosophiques existant ou ayant existé – comme la franc-maçonnerie ou les illuminés de Bavière  – et d’une magie résultant de la toute puissance d’une secte! Délire plutôt cocasse de la part d’une Église et plus particulièrement d’un abbé, en l’occurrence Augustin Barruel.

Il faut se souvenir que le courant des Lumières a permis de remettre en question radicalement l’influence du divin sur le pouvoir et sur notre rapport au savoir.
Cette pensée est née au sein de courants philosophiques, dans des cercles de réflexion, dont la franc-maçonnerie a fait partie, avec d’autres.

Le Clergé n’a jamais accepté sa défaite morale à l’occasion de la Révolution française.

Voilà pourquoi l’extrême droite, descendante directe de la contre-révolution catholique, focalise tant sur la franc-maçonnerie.

Voilà pourquoi toutes les extrêmes droites conspirationnistes de la planète n’ont fait que ressortir de façon quasi identique dans sa forme comme dans son fond, la théorie loufoque sur les « Illuminati « .

La première théorie du complot « moderne » provient de sphères religieuses réfutant l’apport du courant des Lumières et qui ont toujours voulu abattre la République.

Cette réécriture religieuse du réel a besoin d’imposer des mythologies qui vont recourir à de multiples subterfuges irrationnels masqués par une approche en apparence scientifique.

Le but est bien évidemment de clouer sur place, de priver de toute compréhension du monde, de toute émancipation, gage de la perpétuation de l’ordre économique, à l’époque les rentes de l’aristocratie et du Clergé.

A partir du moment où la contre-révolution catholique parvient à imposer l’idée que tout est déjà écrit et décidé par un petit groupe secret tirant les ficelles dans l’ombre et dont les traits culturels seraient identiques, tout est mis en place pour fracturer la population afin qu’une partie d’entre elle ne se soumette et finisse par se ranger dans le camp des dominants.

Grâce aux croyances, grâce aux obscurantismes, qu’ils soient religieux ou pas, on coupe chez la population toute velléité révolutionnaire, on la conduit à accepter son triste sort, on la conduit à se battre contre des moulins à vent ou encore aux côtés de ses maîtres.

A partir du moment où le mot  » Illuminati  » s’impose, il est possible de lui substituer tout bouc-émissaire, qu’il se nomme franc-maçon sous la Révolution, qu’il se nomme juif sous les tsars et sous Hitler, qu’il se nomme musulman, « élites corrompues », chômeur, pauvre, Rom, étranger, fonctionnaire européen, cette IDÉOLOGIE DE REJET sert avant tout les dominants en offrant des leurres, des coupables idéaux qui sont autant de diversions et d’appels à la résignation.

En lieu et place d’offrir une analyse de compréhension des conditions matérielles d’existence du monde, la sphère conspirationniste prétend nous instruire en nous plongeant la tête dans le sable.

Pour ces sphères conspirationnistes, ce n’est pas le capitalisme en soi qui pose problème, c’est le fait qu’il serait  » dirigé  » selon elles, par des gens  » corrompus « .

Il serait ainsi possible de  » moraliser  » un système d’organisation de la production confiscatoire et par essence inégalitaire.

Moraliser un système amoral?

On retrouve là une vision ultra conservatrice et verticale de la société, une vision qui n’est pas seulement l’apanage des extrêmes droites, mais que l’on retrouve de Bayrou à Sarkozy, qui eux aussi entendent « moraliser » le capitalisme.

Droites et extrêmes droites sont les descendantes lointaines pour les premières, directes pour les secondes, de la contre-révolution catholique.

Une force politique qui alla s’assoir à la droite du roi au but de lui conserver son droit de veto, de conserver en place les privilèges.

Toutes les droites sont les descendantes directes ou lointaines de la contre-révolution catholique.

C’est ainsi que la droite, jusqu’à la mise en place du suffrage universel masculin à la suite du vol de la Révolution de 1848, est toujours monarchiste.
Elle le sera quasiment jusqu’à la fin du 19e et sera contrainte par l’Histoire d’embrasser un républicanisme d’apparat.

Voilà pourquoi tant de passerelles existent entre toutes les droites, qui se battent toutes pour les intérêts des classes possédantes.

Et la  » gauche  » de gouvernement? Elle prétend se battre aux côtés des galériens mais en réalité, tout ce qu’on a obtenu, on ne l’a toujours dû qu’à nous-mêmes. La  » gauche  » participe à maintenir l’illusion démocratique. Une illusion au service d’un État qui lui-même est au service d’une bourgeoisie et du capitalisme.

La bourgeoisie possède en effet un État, des lois, des normes comptables et fiscales faites sur mesure pour elle ainsi que de nombreux leviers dans la production culturelle, intellectuelle et de procédures civiques pour assurer à la fois la perpétuation de sa position sociale et une réécriture du réel favorable à son idéologie.

Elle possède les radios, les télés, presque tous les journaux, les instituts de sondages, la publicité dans le but d’imposer une idéologie favorable à ses intérêts.

Et ces millions de pages, mystiques, de droite radicale, conspirationnistes et fascistes, prétendant dénoncer des médias appartenant aux droites libérales patronales, entendent avant tout nous faire rester dans la même famille politique ; la droite, dans le même système économique, le capitalisme.

Ces droites radicales répondant à leurs cousines des droites libérales sont en réalité bien décidées à tout faire pour nous soyons incapables de comprendre le monde, comprendre ce système barbare qu’est le capitalisme et nous priver de notre capacité à nous émanciper collectivement.

 

Les Enragé-e-s

 

 

 

[1] La formule  » Nouvel Ordre Mondial  » provient de la théorie conspirationniste de l’auteur d’extrême droite Eustace Mullins, théoricien antisémite, révisionniste et négationniste.

 

A lire en complément:

Fascisme et conspirationnisme

 

Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme

Ce soir, le café coopératif La Veilleuse (Paris 20e) reçoit l’équipe du site Reporterre.net, fondé par Hervé Kempf, journaliste au Monde. L’occasion de revenir sur le contenu de ce site consacré à l’écologie mais qui baigne dans le confusionnisme le plus total.

Reporterre, site qui se veut une référence en matière d’écologie, est représentatif d’une tendance hélas grandissante du mouvement écologiste qui, par manque sans doute de culture politique, tend à ouvrir ses portes à quiconque se dit – même vaguement – ami de la nature, sinon décroissant. « Reporterre veut être le forum de tous ceux qui imaginent le nouveau monde, un monde où l’on arrêtera de détruire l’environnement et qui retrouvera l’idéal de la justice », clame la courte présentation du site. Au nom du « débat », de la « démocratie » et de la « liberté d’expression », la porte est donc ouverte à tous les vents : sociaux-démocrates de droite, de gauche, du centre, consuméristes, complotistes, mystiques en tous genres, groupuscules d’extrême droite.

La « une » du jour est représentative de cette ligne éditoriale fourre-tout :

On y retrouve entre autres la porte-parole de l’écologie de droite Corinne Lepage, un communiqué des conspirationnistes de ReOpen911, aux côtés d’articles piqués chez Attac ou chez CQFD, des thématiques « développement durable » promues par les autorités et l’industrie « verte » (les « produits bio-sourcés »), des promoteurs de la non-violence version gandhiste (l’association Gandhi international) un poème d’une militante d’Attac, Béatrice Turpin, qui prétend jouer les radicales, un reportage sur le chantier de la gare de Stuttgart en Allemagne, un article anti-gaz de schiste fouillé… Bref : de tout et de n’importe quoi, et une abondance de copiés-collés sans lesquels le site, essentiellement alimenté par la rubrique « une minute, une question » (des quidams connus ou inconnus « développant » une thématique en une minute chrono), ne serait qu’un bréviaire de « fast-thinking » militant.

Il serait fastidieux de dresser un inventaire exhaustif du contenu du site. Contentons-nous de pointer les contenus les plus problématiques, et notamment la promotion que ce site a apporté ou apporte à des groupes conspirationnistes, rouges-bruns ou d’extrême droite.

On retrouve ainsi sur Reporterre :

– Le micro-parti fascisant La Dissidence et son leader Vincent Vauclin
Etienne Chouard, à deux reprises (dont une des toutes premières interviews du site)
ReOpen911
Michel Collon et ses amis
– Le site rouge-brun Le Grand Soir, encore très récemment
– Le complotiste Thierry Meyssan, qu’on ne présente plus
– Une large collection d’indinaiseries
– Des leçons de morale productiviste de François Ruffin, tenancier de Fakir et qui promeut dans son journal la revue rouge-brune Bastille-République-Nations ou dans le dernier film de Pierre Carles les thèses de Jacques Cheminade ou de Nicolas Dupont-Aignan
– Des « analyses » complotistes sur le virus H1N1, la pire étant sans doute celle fournie par le climato-sceptique (sur un site écolo, bravo…) américain Frederick William Engdahl, collaborateur de Russia Today mais aussi de la revue d’extrême droite italienne Eurasia, analyse que Reporterre a été copier sur le site Oulala.net de René Balme et sur Mondialisation.ca de Michel Chossudowsky
– Une promotion du numéro d’octobre 2012 de la revue pourtant d’ordinaire plus regardante Silence !, dans lequel on trouve une interview du compagnon de route des négationnistes Jean Bricmont, qui se voit donc par ricochet promu sur Reporterre
– etc.

En ouvrant ainsi ses colonnes à des tels écrits, le site Reporterre participe de la confusion des genres et, même indirectement, à la récupération par les mouvements les moins recommandables des thématiques écologistes – conspirationnistes, extrême droite et rouges-bruns productivistes étant en ce moment au taquet sur ces questions.

Plus généralement, que Reporterre puisse être perçu comme un site de référence en matière d’écologie ne manque pas de nous étonner, tant son contenu – même quand il ne fait pas la promotion des sus-cités – est globalement indigent et se situe dans la ligne de la pensée écologiste dominante, à savoir une ligne sociale-démocrate et développement durable qui n’a absolument rien de radicale.

Ceux qui font la promotion d’un tel site et acceptent de servir de faire-valoir à ses « journalistes » se rendent complices par là même de l’inquiétante dépolitisation qui mine de manière grandissante le mouvement écologiste et finit par rendre inaudible toute forme d’écologisme radical.

 

Action Anti-Conspis Paris-Banlieue.

 

Commentaires associés:

Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme 25 janvier 2013 22:46

Et aujourd’hui, Reporterre reprend en « une » un article de Challenges, une revue appartenant au Nouvel Obs et à destination des cadres et des patrons.

Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme 25 janvier 2013 22:50

Et puis cette obsession, développée tout au long du site et des ouvrages de Kempf, pour « l’oligarchie » et « les banques« … Comme si le capitalisme se résumait à ça ! C’est vraiment une analyse au ras des pâquerettes !

Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme 26 janvier 2013 11:31

Décidément, ils sont tous de sortie : ce soir, c’est le Shakirail qui reçoit Vincent Liegey (PPLD, ReOpen911) pour la sortie d’un bouquin sur la décroissance préfacé par Paul Ariès (l’ami de René Balme avec qui il co-édite Le Sarkophage). Comme tous les autres, ce RDV est annoncé par Démosphère, qui adore aussi ReOpen911 (alors même qu’il est impossible d’y faire passer le moindre RDV concernant l’Iran ou la Syrie).

Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme 31 janvier 2013 14:49

Reporterre était comme par hasard hier à la (R)évolution des Colibris, qui a vu « débattre » Chouard et Rabhi. A noter qu’on retrouve aussi datée d’aujourd’hui sur Reporterre une interview de l’écolo-conspi fou Pierre-Emmanuel Neurohr, qui parle de « génocide » à tout propos (les voitures, les avions, le réchauffement climatique), discours qui en accolant l’adjectif « génocidaire » à tout et n’importe quoi contribue à relativiser gravement la notion de génocide. Il a fondé un micro-parti dont il semble être le seul membre, le Parti de la Résistance, et a déjà fait de la tôle pour des actions complètement branquignoles et solitaire contre les aéroports.

Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme 31 janvier 2013 14:54

Comble de l’hypocrisie : dans son article à la gloire des Colibris, Reporterre s’abstient de mentionner la présence de Chouard.

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Source Indymedia.paris.org – jeudi 24 janvier 2013

 

Nettoyage chez Reporterre : encore un effort !

Le site Reporterre, animé par le journaliste Hervé Kempf et pointé du doigt le 24 janvier 2013 par le site Indymedia Paris pour son « écolo-confusionnisme », a finalement décidé de retirer les articles les plus douteux de son site : on n’y trouve ainsi plus aucune référence au groupuscule néo-fasciste La Dissidence, à Thierry Meyssan ou au climato-sceptique américain Frederick William Engdahl.

Cependant, du ménage reste à faire : on trouve ainsi toujours des références à Etienne Chouard1, Michel Collon2, Legrandsoir.info3, Mondialisation.ca4 ou ReOpen9115, des articles à connotation complotiste sur le groupe Bilderberg6 ainsi que la promotion d’une interview de Jean Bricmont par la revue Silence! datant d’octobre 20127, un lien vers une vidéo de l’Agence Info Libre sur la manifestation anti-aéroport à Nantes en février dernier8 ou un appel à suivre une conférence de l’Opus Dei publié dans une brève du 19 avril 20149 (ainsi qu’un dossier sur la spiritualité10 – chrétienne en particulier – et des articles sur les prises de position du Vatican sur l’écologie11).

Globalement, la ligne de Reporterre reste fourre-tout : on y trouve toujours des personnalités de droite comme Corinne Lepage, des productivistes de gauche aux discours souvent difficilement compatibles avec l’écologie comme Jean-Luc Mélenchon ou François Ruffin du journal Fakir, des représentants de l’écologie mainstream (cadres d’Europe-Ecologie-les Verts, Greenpeace, Pierre Rabhi ou dans une moindre mesure Kokopelli12… ) aux côtés de de mouvements plus marginaux (décroissancistes) ou radicaux (zadistes). Le 13 novembre 2013, le site écologiste a par exemple relayé une pétition d’élus de tous bords (de Jean-Luc Mélenchon à Nicolas Dupont-Aignan en passant par des représentants d’EELV, du PS et même Jacques Myard de l’UMP, qui est aussi membre de la Droite populaire et animateur de Radio Courtoisie) contre le prolongement des concessions autoroutières13.

Enfin, tout récemment, Reporterre a publié une chronique du président de Nouvelle Donne Pierre Larrouturou appelant à une répression accrue des « Black blocks » et autres « casseurs » sur les manifestations contre le barrage de Sivens ou contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le texte a été expurgé par suite d’un « débat interne », nous apprend le site libertaire tourangeau La Rotative, l’équipe qui entoure Hervé Kempf ayant admis « l’avoir publié trop rapidement et sans trop d’attention ». Il est d’ailleurs étonnant qu’un site se voulant pluraliste favorise ainsi les représentants de certains partis, puisque Larrouturou (mais aussi Noël Mamère) dispose sur Reporterre d’une chronique mensuelle.


Mise à jour, 9 décembre 2014, 16h30 : Assumant une ligne confusionniste, Reporterre a offert une tribune à Tugdual Derville, militant anti-Mariage pour Tous.

 

 Source: Confusionnisme.info – Observatoire du confusionnisme politique.

 

En complément:

 

Quelques-uns des – très – nombreux liens entre Etienne Chouard et l’extrême droite:

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=> Ecologie, Monnaie… Le clan Rabhi à lavant-garde de la confusion

 Gabriel Rabhi, fils de Pierre, commence peu à peu à se faire une place au sein de la complosphère, et affiche sans honte ses sympathies pour l’extrême droite. Beaucoup plus discret, son frère David partage les mêmes idées sur Facebook. Sans aller aussi loin, leur père est connu pour développer une pensée réactionnaire et mystique, sous couvert d’humanisme, qui rencontre un grand succès dans les milieux écologistes. Le confusionnisme, une tradition chez les Rabhi ?

 

=> Rabhi sur la famille et la PMA, à droite toute!

Si, à l’occasion de ses nombreux passages télé et interviews dans la presse commerciale Pierre Rabhi s’astreint le plus souvent à ne communiquer que sur des thématiques en apparence consensuelles, atteindre sa pensée profonde nécessite de s’écarter un peu des sentiers battus.

C’est la retranscription écrite de l’extrait d’une interview accordée en octobre 2013 et diffusée le 21 août 2014 sur la radio chrétienne RCF Berry [1] que nous vous invitons à découvrir ici.

 

=> Corinne Gouget, docteur en charlatanisme et VRP de l’extrême droite

Si l’on retrouve Corinne Gouget très présente en haut des résultats des moteurs de recherche, ce n’est certainement pas grâce à ses compétences scientifiques puisqu’elle n’en possède aucune.

Pour faire connaître son « travail », ce personnage peut compter sur la sphère d’extrême droite et conspirationniste puisque Egalité&Réconciliation, Les Moutons enragés, Inform’Action, MetaTv, 4e singe, Le Cercle des Volontaires, Agence Info-Libre et bien d’autres relaient ses élucubrations.

 

=> Mr Mondialisation ou le masque de l’écologie confusionniste

En faisant appel à des thématiques en apparence consensuelles comme le consommer local, « bio » ou « éthique », que seule une petite minorité est en capacité de s’offrir, la page « Mr Mondialisation » prétend se positionner en alternative au discours dominant tout en piochant abondamment dans la rubrique écologie de l’ensemble de la presse patronale.

Dénoncer le greenwashing – cette manip de publicitaire destinée à repeindre l’économie de marché en vert – tout en le pratiquant soi-même, voilà une petite incohérence qui méritait d’être fouillée plus avant

 

=> Vigneron en prison pour avoir refusé d’épandre des pesticides?

Rares sont les médias à avoir été capables d’aller au fond de l’affaire, à savoir celle d’un vigneron pratiquant non pas une agriculture biologique mais la biodynamie, cette agriculture occultiste directement issue des méthodes Steiner.
Rudolf Steiner, pape de l’anthroposophie, mouvement sectaire s’abreuvant aux pires obscurantismes

 

Rabhi sur la famille et la PMA, à droite toute!

Si, à l’occasion de ses nombreux passages télé et interviews dans la presse commerciale Pierre Rabhi s’astreint le plus souvent à ne communiquer que sur des thématiques en apparence consensuelles, atteindre sa pensée profonde nécessite de s’écarter un peu des sentiers battus.

C’est la retranscription écrite de l’extrait d’une interview accordée en octobre 2013 et diffusée le 21 août 2014 sur la radio chrétienne RCF Berry [1] que nous vous invitons à découvrir ici.

 

Journaliste : Je voudrais que vous me parliez de l’importance de la famille selon vous, et dans la vie qui a été la vôtre.

Pierre Rhabi : Et bien disons la famille, c’est une communauté naturelle, que la vie a établie, de cette façon. Et bien disons qu’il y a le père la mère, les enfants, tout cela représente une communauté, on pourrait dire viscérale, biologique, on ne pourrait pas la récuser.

J : Mais vous savez que cette notion actuellement est récusée, et l’on parle de famille homosexuelle, de famille mono parentale, de famille sous différentes formes.

Pierre Rhabi : Oui, toutes ces nouvelles idées… Il n’en reste pas moins vrai que ce qui n’est pas récusable et que ce qui a été depuis l’origine de l’humanité c’est que l’homme, la femme procréent et ont des enfants et constituent un groupe sociale biologique. Et ça personne ne peut le récuser. Alors on a beau avoir toutes sortes de discours, de théories, de thèses et d’antithèses cela n’enlève rien à cette réalité là.

J: Vous déclarez dans votre livre « le semeur d’espoir » que vous venez de publier chez Actes Sud : « loin de toutes hypocrisie ou complaisance, et avec tout le respect dû aux personnes, je considère comme dangereuses pour l’avenir de l’humanité, la validation de la famille « homosexuelle », alors que par définition cette relation est inféconde ». Vous n’allez pas vous faire que des amis dans les milieux aujourd’hui homosexuels, il y a beaucoup de gens qui ne sont pas du tout d’accord avec votre analyse.

Pierre Rhabi : Et bien vous savez ma grand-mère disait : « Tourne toi comme tu voudras, tu auras toujours le dos derrière ». Donc, comment aujourd’hui, faire l’unanimité sur le tout ? Moi je garde un respect absolu à l’égard des personnes, je ne suis pas du tout dans le jugement des personnes. Des personnes adultes veulent vivre ensemble, je n’ai rien contre. Simplement à partir d’un certain moment il y a la question de l’enfant. L’enfant intervient en quelque sorte. C’est à dire qu’il risque d’être mis devant un fait accompli d’avoir deux papas et deux mamans et de n’être pas dans ce qu’on appelle la norme. Et quand on dit la norme c’est la norme, on peut pas tourner autour du pot, il ne peut pas y avoir de procréation sans un homme et une femme.

J : Mais qu’est ce que vous appelez la norme ?

Pierre Rhabi : Et bien la norme c’est celle qu’a établie la vie elle-même !

J : La nature vous voulez dire.

Pierre Rhabi : La nature elle-même. C’est que pour qu’il y ait procréation, il faut mâle et femelle. L’abeille a besoin de… la reine a besoin d’un mâle, une chèvre a besoin d’un bouc, la vache a besoin d’un taureau. Donc ça c’est une loi invariable à laquelle même les homosexuels doivent leur propre existence.

J : Mais aujourd’hui il y a des méthodes scientifiques qui font évoluer les choses. Et je pense notamment à tout ce qui est la procréation médicalement assistée.

Pierre Rhabi : Non ce qui me gène dans tout ça c’est que l’enfant (alors, je vais dire des choses stupides) alors ce qui serait intéressant, ce qui me paraîtrait juste c’est que l’enfant, ce qui est impossible, préexisterait et donnerait son avis sur le sort qu’on lui réserve. Or, c’est pas le cas, on va le mettre devant un fait accompli qu’il faudra qu’il assume, bon an mal an. Et c’est là où je suis plus d’accord parce que cette troisième entité est une entité sur laquelle on agit sans qu’elle puisse donner son consentement. Et c’est là où je ne suis pas d’accord. C’est à dire que c’est une atteinte à la liberté de l’individu.
Alors peut-être qu’il y a des individus qui vont très bien le vivre et puis peut-être qu’il y a des individus qui vont en être mortifiés, de savoir déjà, dès la cour de récréation : « j’ai deux papas, j’ai deux mamans », alors que les autres ont un papa et une maman. Donc c’est là où je suis gêné par rapport à comment décider du sort d’autrui sans qu’il puisse avoir la possibilité, le libre arbitre de décider si le sort qu’on lui réserve est un sort qu’il admet.

 

 

 

Des propos réactionnaires et homophobes qui ne manqueront pas d’en choquer plus d’unE.

 

Les Enragé-e-s

 

 

[1]  Pierre Rabhi, paysan, écrivain et agro-écologiste – RCF Radio – jeudi 21 août 2014 – podcast disponible ici

 

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A lire en complément:

  José Bové contre la PMA  : Moyen Âge quand tu nous tiens !

 

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« Comble de l’hypocrisie : dans son article à la gloire des Colibris, Reporterre s’abstient de mentionner la présence d’Etienne Chouard.  »

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Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme.

Pour en finir avec la supercherie Rabhi: l’écogourou sur le chemin de Compostage.

Ecologie, monnaie, le clan Rabhi à l’avant-garde de la confusion

Vigneron en prison pour avoir refusé d’épandre des pesticides?

Mr Mondialisation ou le masque de l’écologie confusionniste

C’est quoi le fascisme? 

Sea Shepherd? Réactionnaire mon cher Watson

Au secours! Les anthroposophes sont là. 

 

 

 

« Ascenseur social », « méritocratie » et autres billevesées du marché

Question aux Enragé-e-s

–  Pour le concept voisin d' »ascenseur social », je me demande quelle est l’origine, les sournois inventeurs. Une idée?

– Pour ce qui est de la « méritocratie« , c’est un concept qui vient des USA, qui date, nous semble-t-il, des années 60, c’est-à-dire à partir du moment où la contre-révolution néolibérale commence à monter en puissance, à savoir quand la Réaction commence à reprendre du poil de la bête consécutivement à la victoire des idéologies étatistes de l’immédiate après-guerre, qui permettront aux industriels et aux bourgeoisies de sauver leurs rentes.

Quant à l’ascenseur social, il faudra sans doute chercher à la fois du côté du bonapartisme et de l’avènement du capitalisme dans sa phase impérialiste, notamment avec l’école « républicaine » de Jules Ferry.

Même si la méthode n’est pas nouvelle, c’est ce qu’on appelait l’oblation au Moyen Âge. Lorsqu’un système se referme, il met en avant des membres de la classe la plus basse, qui doivent tout à l’institution.

Exemple, le Pape Gerbert d’Aurillac, paysan illettré devenu Souverain pontife lorsque l’Église est devenue princière.
On pourrait multiplier les exemples: les janissaires en Turquie, ou les fils d’ouvriers Finkielkraut et Glucksmann.

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Le bonapartisme se fonde sur une  » République  » autoritaire, militaire, les fils de poissonniers devenaient maréchaux d’Empire à 20 ans.
Plus près de nous, ce serait par exemple la nomination de Rachida Dati, servant à faire prendre corps à l’illusion  » d’ascenseur social  » auprès des  » jeunes des quartiers « .

On peut penser également à Pierre Bérégovoy, ouvrier chargé de porter l’estocade aux ouvriers en mettant en place les pires politiques patronales.

François Hollande dépose une gerbe sur la tombe de Pierre Bérégovoy, à Nevers, le 1er mai 2012
François Hollande dépose une gerbe sur la tombe de Pierre Bérégovoy, à Nevers, le 1er mai 2012

C’est aussi cette « discrimination positive« , qui est tout sauf de l’égalité mais de la simple équité, elle aussi chère à la droite, à savoir l’intention de remettre un peu d’égalité au sein d’un système effrontément inégalitaire.

Ce sont ces oblats qui sont le produit de rapports sociaux déterminés par le capitalisme, et qui matérialisent la peur des héritiers mis en danger dans leurs privilèges.

Ce sont ces rares rejetons de la plèbe intégrant Sciences Po ou l’ENA, qui deviennent pour beaucoup des éléments dotés d’un potentiel important de consolidation des rentes sociales en place.

C’est enfin le produit de l’évolution d’Etats qui mutent en Etats impérialistes à partir de la fin du XIXe siècle, une structure fondatrice qui est toujours intacte dans sa forme actuelle et qui a pour nécessité de débaucher les plus brillants des prolétaires pour en faire une sous classe dominante, ce que l’on nomme la « classe moyenne« .
Classe moyenne, dont les médias patronaux nous parlent beaucoup et qui pourtant n’a rien à voir avec le  » français moyen « .

Il s’agit en réalité de la petite bourgeoisie, classe très minoritaire installée au sommet du prolétariat et dont le positionnement louvoie en permanence entre un discours favorable aux masses et la défense inébranlable de la bourgeoisie, classe constituée après laquelle elle court.

Allumez n’importe quelle télé, vous verrez un petit bourgeois.

Nous sommes là dans le cœur de votants réformiste (FdG, EELV, PS, PRG, etc,…) animé par une petite bourgeoisie sur-diplômée, une petite aristocratie universitaire qui entend  » réformer  » le capitalisme sans s’attaquer frontalement à la classe possédante et à qui elle doit tout.

A ne pas confondre avec la petite bourgeoisie réactionnaire qui elle, à l’inverse, est principalement animée par le petit patronat, les gros exploitants agricoles, les petits notables et autres rentiers, cœur de votants idéologique du MoDem au FN en passant par l’UMP, de la bourgeoisie dans son ensemble, de la classe possédante.

Les plus nombreux, quant à eux, se faisant balader électoralement entre ces choix qui n’en sont pas et au sein d’une démocratie fantoche.

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Les Enragé-e-s

 

 

Même lorsqu’un homme sans fortune obtient du crédit en tant qu’industriel ou commerçant, c’est qu’on a confiance qu’il va se conduire en capitaliste, s’approprier à l’aide du capital prêté du travail non payé. On lui accorde du crédit en tant que capitaliste en puissance. Et même le fait, qui suscite tant d’admiration de la part des apologistes de l’économie politique, qu’un homme sans fortune, mais énergique, sérieux, capable et versé dans les affaires, puisse de cette façon se transformer en capitaliste […] ce fait, même s’il fait entrer sans cesse en lice contre eux toute une série de nouveaux chevaliers d’industrie, dont les capitalistes individuels déjà en place se passeraient bien, renforce cependant la domination du capital, en élargissant sa base et en lui permettant de recruter toujours de nouvelles forces dans le soubassement social sur lequel il repose. Tout comme pour l’Église catholique au Moyen Âge, le fait de recruter sa hiérarchie sans considération de condition sociale, de naissance, de fortune, parmi les meilleurs cerveaux du peuple, était un des principaux moyens de renforcer la domination du clergé et d’assurer le maintien des laïcs sous le boisseau. Plus une classe dominante est capable d’accueillir dans ses rangs les hommes les plus importants de la classe dominée, plus son oppression est solide et dangereuse.

Karl Marx

 

Mr Mondialisation ou le masque de l’écologie confusionniste

C’est en pillant intégralement l’enregistrement du discours de fin du film de Charlie Chaplin, « Le dictateur« , que le compte Youtube Mr Mondialisation parvint pour la seule fois à dépasser le million de vues avec une vidéo au titre messianique « Vous êtes l’évolution« , même si les compteurs de vues, où que ce soit sur internet, ne veulent strictement rien dire.

Cette page prétend proposer des « solutions » relevant de pratiques individuelles et communautaires animées par la croyance selon laquelle ces comportements « moralisés » pourraient avoir un impact décisif sur le mode d’organisation global de la production et qu’ils seraient à terme en mesure de lutter efficacement « contre le changement climatique » ou « la catastrophe écologique ».

En faisant appel à des thématiques en apparence consensuelles comme le consommer local, « bio » ou « éthique », que seule une petite minorité est en capacité de s’offrir, la page « Mr Mondialisation » prétend se positionner en alternative au discours dominant tout en piochant abondamment dans la rubrique écologie de l’ensemble de la presse patronale.

Dénoncer le greenwashing – cette manip de publicitaire destinée à repeindre l’économie de marché en vert – tout en le pratiquant soi-même, voilà une petite incohérence qui méritait d’être fouillée plus avant, d’autant plus que le monsieur en question, qui se présente comme « sociologue« , semble répéter depuis sa création il y a quatre ans, que sa page serait « apolitique » ou « apolitique et adogmatique« .

Or s’il y a bien un mot dont il faut se méfier en politique, c’est bien celui-là, car Mr Mondialisation est quoiqu’il puisse en dire une page politique.

En effet, l’apolitisme est le plus souvent un faux-nez bien pratique pour ceux qui n’assument pas leurs idées ou pire, qui plus pernicieusement, avancent masqués.

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L’apolitisme conduit à considérer que seuls le marché et l’ordre actuel en place seraient en mesure à la fois de répondre aux préoccupations de tout un chacun et aux nécessités de réinvention totale d’un système d’organisation de la production traversant une crise systémique.

Proposition pour le moins farfelue et d’une honnêteté hasardeuse puisque l’économie de marché n’est qu’un synonyme du capitalisme, ce dernier n’existe pas sans finance, sans pillage des ressources, du travail et de la nature, sans spéculation, sans expansion, sans le vol légal de la moindre minute de travail, pour résumer, sans salariat.

Un apolitisme signant le rejet de la caste politique – ce qui est une bonne chose – mais sans que cela soit accompagné d’aspiration réelle pour la démocratie directe, ce qui matérialise finalement le refus de toute perspective de dépassement du capitalisme par la lutte solidaire et l’autogestion populaire.

Tout au plus quelques manifestations polies d’indignation.

L’apolitique cynique, quel que puisse être l’emballage pseudo-altruiste ou conquérant, accompagné du discours tarte à la crème du « changement de monde », entend avant tout et surtout changer le sien; le reste ne lui importe guère.

Le plus souvent, le « ni droite ni gauche » de ceux qui se disent « apolitiques » est historiquement un mode opératoire classique de l’extrême droite.

Puisque « Mr Mondialisation » se refuse à dévoiler la pensée politique véhiculée sur sa page, regardons-y de plus près.

Commençons par nous intéresser à l’idéologie profonde du personnage, que l’on voit résumée ici:

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Au premier abord, deux phrases teintées d’une certaine naïveté et passablement anodines. Essayons de comprendre ce qu’elles signifient vraiment car pour une fois, vous allez voir que Mr Mondialisation a le mérite d’être clair.

Qu’est ce que selon lui cette montagne infranchissable ici? Quel système économique détermine actuellement la marche injuste du monde?

La mondialisation?

Non, il s’agit du capitalisme, un capitalisme entré dans une phase de globalisation des rentes des classes possédantes et qui produit une intensification de la mise en exploitation combinée des travailleurs de la planète. Et cela n’a rien de nouveau au sein du système capitaliste.

Les capitalistes sociaux démocrates (la gauche) préféreront parler de globalisation à la place de mondialisation, quant à elle plutôt choisie par les droites.

Pourquoi?

Tout simplement parce que toute l’Histoire de l’humanité est une histoire de mondialisation. L’être humain n’a pas attendu l’invention des marches militaires pour se servir de ses deux jambes et bien heureusement! Il a forcément fallu en gravir des montagnes, ne serait-ce que pour aller découvrir ce qu’il y avait de l’autre côté, et savoir ce qu’en avaient fait ou voulaient en faire ses semblables.

Or quand on analyse les publications de Mr Mondialisation, on peut absolument toutes les commenter de la phrase suivante: « Tout changer pour que rien ne change« .

Essayez, vous verrez, ça marche à tous les coups.

Mr Mondialisation est en réalité un conservateur.

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Selon Mr Mondialisation, jamais l’exploitation et l’oppression ne cesseront, un peu comme si elles appartenaient à un « ordre naturel » indépassable.

Pour lui, toute révolte sociale est vaine. En réalité, derrière les injonctions à la fois cyniques et culpabilisantes du « commencer par changer soi-même » et de « l’éveil des consciences » se cache un appel en creux à la résignation et à la soumission. Le tout nappé d’illuminations « optimistes » et « joyeuses » d’autruches béatifiées par les sermons d’une bible verte à la voix robotique.

Si c’est par la grâce de Messes Age vidéo apocalyptiques et spiritualistes hébergées sur le site Youtube que Mr Mondialisation a permis à certain-e-s de trouver la paix, de ne jamais céder au pessimisme et aux appels diaboliques de la malbouffe ou de la chair, c’est avant tout parce que le vin bio est bon, le prêtre, quant à lui, fait des miracles, il transforme les carottes en or.
C’est donc tout naturellement que l’on voit assurée ici la promotion du nuage anthroposophique en la personne de Pierre Rabhi, une publicité permanente pour Colibri que l’on retrouve en filigrane d’un très grand nombre de publications et ce sous différentes formes.

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L’une des deux seules interview disponibles de Mr Mondialisation a été réalisée par « La Ruche qui dit oui« , start up [comme ils disent] dans le développement de réseaux de circuits courts et surtout proche de Colibri, une fois de plus le précepte du gourou: « On n’est jamais mieux servi que par les autres pour soi-même »

Au programme, disette joyeuse et précarité optimiste pour tous!

Diffusion du documentaire anthroposophique «Sous les pavés, la Terre» qui sonnerait "dans un contexte devenu très déprimé, comme une bouffée d'esprit rebelle, mais sans caricature ni vaine orientation."
Diffusion du documentaire anthroposophique «Sous les pavés, la Terre» qui sonnerait « dans un contexte devenu très déprimé, comme une bouffée d’esprit rebelle, mais sans caricature ni vaine orientation. »

On notera au passage le détournement réactionnaire du slogan soixante-huitard « Sous les pavés, la plage!« …

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«Sous les pavés, la Terre» Ça fait rêver…

Avec Rabhi le prophète rebelle, comme avec le dalaï lama, comme de tous temps avec tous les Clergés quels qu’ils soient, désignés ou autoproclamés, la classe possédante a pu trouver là un excellent moyen de perpétuer son oppression, sans ne jamais céder au pessimisme.

 

Au quotidien on est confronté à des questionnements sur nous-mêmes, sur notre travail, est-ce qu’on va avoir du travail, est-ce que la société va évoluer, etc,… Et bien cette insécurité, cette insécurité, plutôt que d’en faire de la peur, faisons de la créativité. Il y a Alan Watts qui avait écrit un livre qui s’appelait « bienheureuse insécurité » Parce que quand on est installé dans la certitude, cette certitude nous endort. Et aujourd’hui, nous n’avons pas à nous endormir. Et je bénis cette incertitude. Et je bénis cette situation dans laquelle les horizons se brouillent. Et parce que les horizons se brouillent, on fait appel à la lumière. Pierre Rabhi

Nous devons plus que la lumière à Mr Mondialisation et à Pierre Rabhi, nous leur devons la promotion d’une conception anthroposophique de la société, qui nous renvoie précisément avant les Lumières.

 

 

Cet apolitisme ne nous invite pas à détruire les structures d’oppression que sont le capitalisme, le patriarcat, le racisme, la « Doctrine Sociale de l’Eglise » mais au contraire à les considérer comme immuables. On se contente de parler de « mode de vie », comme si celui-ci relevait d’un choix individuel, qu’il n’était pas le produit des besoins de l’économie capitaliste actuelle et qu’il n’était pas le plus souvent subi.

Le discours du « mode de vie » est en outre ethnocentré, c’est-à-dire qu’il ne voit le monde que sur la base d’une seule différentiation ethnique auxquelles on associe des développements économiques et impérialistes figés, vision conservatrice, relativiste – c’est-à-dire réactionnaire, à opposer à l’universalisme progressiste qui, bourgeois tous deux, sont à opposer à l’internationalisme – et capitaliste du monde que l’on masque habilement par le terme « altermondialisme », cher aux économistes d’ATTAC et à tous ceux qui dénoncent les « dérives » du capitalisme et non le capitalisme lui-même.

Il n’y a pas d’étude du monde sur la base du réel capitaliste, qui est celui d’une structure internationale de prédation en chaîne entre exploiteurs-exploité-e-s. La conception du « mode de vie » se résume à une capacité d’action individuelle sur son milieu le plus souvent subie et fortement limitée, quels que puissent être la foi et le compte en banque des adeptes de cette église New Age.

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« Aide-toi et la Nature t’aidera, Ecologie bien ordonnée commence par soi-même »

Ce discours écolo-mystique ayant remplacé Dieu par la Nature, s’adresse indifféremment à ceux qui ne produisent rien et qui ont tout (les 10%) et à la fois à ceux qui produisent tout et qui n’ont rien (les 90%), c’est-à-dire tout aussi bien aux princes qu’à la masse des galériens.

C’est un discours qui fait la négation de la lutte des classes, c’est un discours interclassiste, à savoir qu’il considère que l’intérêt du patron ou du cadre et de l’employéE seraient identiques. C’est un discours qui voudrait convaincre les exploitéEs de l’implacable utilité et mérite de leurs maîtres… En définitive, la Nature joue ici le rôle de la Nation, elle écrase et balaie les intérêts de classes au nom d’une entité supérieure afin de fracturer la classe des plus nombreux et de maintenir la société d’exploitation par la force, précisément la fonction du fascisme, qui fonctionne sur le mythe et en faisant remonter la pourriture des âges.

Dans l’une de ses vidéos, Mr Mondialisation le dit lui-même:

« Nos sociétés capitalistes sont sur le point de s’écrouler et beaucoup cherchent un coupable. Patrons, immigrés, chômeurs, les partis politiques fondent leur programme sur un ennemi désigné. »

A la lecture de cette phrase, beaucoup n’en croiront pas leurs yeux, elle est d’une violence terrible.

Car là est toute la perversion de la page qui se retranche souvent derrière l’intention naïve d’une « ouverture d’esprit ». C’est très perfidement qu’elle feint d’expliquer ici le mécanisme de production du fascisme tout en intégrant à la liste des victimes (immigrés, chômeurs), leurs propres oppresseurs!

C’est une rhétorique fasciste dans la mesure où elle nie au racisme sa qualité d’objet et de produit d’une relation sociale de domination. Elle intègre une vision patronale à un projet prétendument révolutionnaire (d’où le « (R)évolution« ). Or cette conception du monde est profondément contre-révolutionnaire, elle revient à appeler les esclaves à se révolter aux côtés de leurs maîtres pour lutter contre des moulins à vent et ce en plein cœur d’une crise systémique.

Nous sommes là dans le confusionnisme le plus parfait.

Ainsi, il n’est pas étonnant de voir apparaître sur cette page de droite la promotion du très libéral « Revenu de Base« :

Le « revenu de base » ou la nouvelle lubie de certains libéraux pour tenter de sauver le capitalisme
Le « revenu de base » ou la nouvelle lubie de certains libéraux pour tenter de sauver le capitalisme

Pas étonnant, bien évidemment, de voir très présente l’idéologie entrepreneuriale, car pour l’écologie réactionnaire de Colibri, ce sont les chefs d’entreprise qui sauveront le monde. [rien que ça]

Rappelons à toutes fins utiles que pour ne citer que les travailleurs français, 93% d’entre-eux sont des salarié-e-s et non des patrons. Et sur ceux qui restent, plus de la moitié n’est « patronne » que d’elle-même.

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Patrie, patriarcat, patriarche, paternalisme, patron, tel est le mantra « écolo » de Mr Mondialisation

Une page soit disant « alternative » et qui assure malgré cela la publicité d’évêques bien gras invités sur toutes les télés patronales:

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Maintenant que l’on sait où l’on a mis les pieds, on ne s’étonnera pas de voir également figurer en bonne place sur la page de Mr Mondialisation, toute une batterie de sites conspirationnistes et fascistes, diffusés régulièrement depuis le début de la création de la page.

Mr Mondialisation évoque par exemple dans l’une de ses vidéos, le « peuple pyramide« , qui n’est rien de plus qu’une version « allégée » de la théorie fumeuse du complot judéo-maçonnique, vision paranoïaque chère aux fascistes et aux complotistes.

Depuis sa création, c’est une page qui possède de très nombreuses entrées dans la sphère conspirationniste.

Ici le démagogue de droite Pierre Jovanovic.

 

Ici l'animateur radio et écrivain obscurantiste et conspirationniste, en lien avec toute l'extrême droite
Pierre Jovanovic, l’animateur radio, écrivain obscurantiste et conspirationniste, en lien avec toute l’extrême droite

 

L’écrivaine obscurantiste et antisémite proche d’Egalité&Réconciliation, Claire Séverac sur la chaîne « Agence Info-libre« , media d’extrême droite et émanation du groupuscule néofasciste « Le Cercle des Volontaires »

Ici la télé d’extrême droite Agence Info-libre

« Cercle des Volontaires » que l’on retrouve aussi sur Mr Mondialisation

 

Le sujet du 11 septembre, un grand classique des conspirationnistes.
Le sujet du 11 septembre, un grand classique des conspirationnistes.

Tout comme le site conspirationniste Wikistrike

Etre repris par une bonne part de la sphère fasciste fut comme une forme de consécration pour Mr Mondialisation
Etre repris par une bonne part de la sphère fasciste fut comme une forme de consécration pour Mr Mondialisation

Ou encore ici

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Ou encore le mouvement sectaire techno-scientiste et antisémite Zeitgeist, proche de l’extrême droite et qui est là encore présentée comme une source « alternative »…

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Il ne s’agit bien évidemment pas d’un accident mais d’une orientation politique consciente et parfaitement calculée, on retrouve une fois encore Zeitgeist par exemple ici.

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On trouve également le site écolo-spiritualiste « 4e singe« , proche idéologiquement de la page facebook « Les Indignés« , un site diffusant du contenu conspirationniste et d’extrême droite.

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Etant donné la teneur politique générale de la page, c’est presque sans surprise que l’on retrouve Etienne Chouard, la tête de pont de toutes les extrêmes droites.

Quelques-uns des très nombreux liens entre Etienne Chouard et l’extrême droite.

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Etienne Chouard apparaît lui aussi régulièrement sur la page de Mr Mondialisation.

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Ici

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Ou ici

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Certains des plus naïfs nous répondront que Mr Mondialisation diffuse aussi du Causette, du Attac, du Acrimed, la 6e République du Front de Gauche.

Ce à quoi nous répondrons deux choses:

D’une part, les quelques entrées progressistes sur la page sont très loin de peser autant que les publications de droite et d’extrême droite.

D’autre part, on vous dira juste ceci: vous venez de comprendre ce qu’est un site confusionniste.

Exemple Mr Mondialisation publie un article du magazine féministe Causette tout en relayant ces monuments du patriarcat sortis du formol:

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Ou encore ici

MrXIXepatriarcatUn site confusionniste publie tout et son contraire, ce n’est pas la cohérence qui l’étouffe. (Même si l’on reste toujours sur une ligne à la logique capitaliste, bien évidemment). Le but est de piocher un peu partout afin de rameuter au plus large et pouvoir paisiblement diffuser son poison, en accordant par exemple une « libre expression » à une petite meute de sympathisants dans les commentaires.

La confusion sert toujours les droites, radicales ou pas, et ce n’est pas le paravent de son soutien au mariage pour Tou-te-s qui pourra l’extraire de sa famille politique naturelle.

Il est en effet bien d’avantage dans l’intérêt des dominants que des exploité-e-s, que personne ne comprenne rien à notre situation historique actuelle.

Connaissez-vous MagicJack?

Il s’agit d’un chanteur conspirationniste évoluant dans le milieu vegan réactionnaire.

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MagicJack alias Maxime Ginolin, militant réactionnaire de la protection animale (et non de la libération animale.)

MagicJack dans l’une de ses vidéos, envoie un clin d’œil à Mr Mondialisation en l’intégrant à son Panthéon des personnalités marquantes de l’Histoire, au côté duquel on trouve mère Teresa.

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Au moment de son décès, mère Teresa avait ouvert 517 missions accueillant les pauvres et les malades dans plus de 100 pays. Ces missions ont été qualifiées de mouroirs par des médecins ayant visité plusieurs de ces installations à Calcutta. Les deux tiers des personnes fréquentant ces missions espèrent y trouver un médecin pour être soignées et l’autre tiers agonise sans recevoir les soins appropriés. Les médecins y observent un important manque d’hygiène dans les locaux, voire de l’insalubrité, une rareté de soins réels, un régime alimentaire insuffisant et l’absence d’antidouleurs. Ce n’est pas un manque d’argent qui est en cause – la Fondation mise sur pied par mère Teresa a amassé des centaines de millions de dollars – mais une conception particulière de la souffrance et de la mort : « Il y a quelque chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, à le subir comme la passion du Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance », répond-t-elle aux reproches, rapporte le journaliste Christopher Hitchens. Et pourtant, lorsque mère Teresa a eu besoin de soins palliatifs, c’est dans un hôpital américain ultramoderne qu’elle les a reçus.

Les vidéos de Mr Mondialisation sont composées de montages compilant des séquences très courtes, des images le plus souvent apocalyptiques, parfois très dures, au but de s’adresser à l’émotion et à elle seule, en lieu et place de s’adresser à la réflexion.

Le but n’est pas d’instruire ou d’informer mais de choquer par le montage d’une accumulation effroyable de dégâts écologiques, séquences piochées dans l’armada de films environnementalistes sortis ces 10 dernières années, et qui mis bout à bout modifient la perception du réel. Nous sommes là très proches de la méthode sectaire. Le but est de briser les défenses intellectuelles afin de placer les auditeurs en position de réception et d’adhésion maximale au discours.

Les films de MagicJack fonctionnent exactement sur le même modèle. Là encore, ce n’est pas étonnant puisque MagicJack a largement collaboré à plusieurs des vidéos de Mr Mondialisation.

On le retrouve ici

MrMMagicjackAprès ce lavage de cerveau mélangeant tout et son contraire, sur le modèle des films propagandistes de la secte Zeitgeist évoquée plus haut, il est ensuite aisé pour la voix off de délivrer des messages lénifiants.

MagicJack ou Maxime Ginolin

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Nathalie Krier ici bas aux côtés de Jérome Lescure.

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Qui est Nathalie Krier?

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Nathalie Krier ici en compagnie de Serge Ayoub et du meurtrier de Clément.

Ici aux côtés du très décrié président du CRAC

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Le CRAC que l’on retrouve bien évidemment sur Mr Mondialisation

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Mais le CRAC va plus loin que de collaborer avec la Fondation Brigitte Bardot. Il fait de cet alliance quelque chose de primordial. Faisant ainsi des ennemis de la FBB des « ennemis de l’intérieur »

 

Ce n’est pas la seule, Mr Mondialisation assure également la promotion de toutes les associations animales les plus réactionnaires ou en tout cas, les moins progressistes.

MrMassoreacsetfachosL214 n’est pas éthique car ils sont welfaristes et collaborent avec des organisations douteuses.
Le CRAC s’associe à la pire extrême-droite française
269 life est contre certaines formes de respect des communautés (homosexuelles, trans…) et dans certains cas, contre le droit à l’avortement
L’AVF n’est pas l’organisation la plus engagée du monde.

Et les ZAD dans tout ça?

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Un commentaire de Mr Mondialisation dans la droite ligne de la page.

 

 

Mr Mondialisation réclame ici à ses fidèles « une pensée« , un peu comme l’on célébrerait des disparus à la messe le dimanche. Pas d’appel à solidarité directe. On parle non pas de lutte anticapitaliste mais de « sacrifice », là encore un vocabulaire religieux. Le sacrifice consiste à faire le don d’une vie à Dieu, une offrande en guise d’hommage.

Ce sont les fous de Dieu qui se sacrifient en se faisant péter le ceinturon.

Les militants sont repeints en croisés. Le mot « cause » n’est pas prononcé, mais c’est une cause « qu’ils » croient juste. Là encore, la croyance. Et le sacrifice au nom de la Justice, qui n’est pas celle de l’émancipation mais du respect de la Nature en tant qu’entité sanctifiée. Il ne s’agit pas d’un discours libertaire mais d’un discours œcuménique.

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Et pour la bonne bouche, ici le soutien à Bruno Boulefkhad, la création médiatique d’Alain Soral, un soutien qui fut ciblé sur la seule sphère d’extrême droite.

 

Encore un petit doute?

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Les Enragé-e-s

 

Qu’est-ce que le sous-prolétariat?

Au sein d’un mode d’organisation capitaliste de la production, ceux qui ne produisent rien ont tout et ceux qui produisent tout n’ont rien.

En France, 10% de la population possèdent 60% des patrimoines pendant que 90% doivent se « partager » les 40% qui restent.

La bourgeoisie possède les rentes, les usines, les entreprises, les patrimoines, les richesses.

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Le prolétariat lui, n’a d’autre choix, au sein d’un système capitaliste, que celui de se salarier ou de s’auto-exploiter.

93% des actifs sont des salariés.

En « haut » et en « bas » du prolétariat, on distingue deux sous-classes.

En haut, la petite bourgeoisie, minoritaire, sous-classe dominante installée au sommet du prolétariat, classe bâtarde, louvoyante, opportuniste, couarde, qui oscille entre un discours favorable aux masses et la défense inébranlable de la bourgeoisie en tant que classe constituée, classe après laquelle elle court.

Allumez n’importe quelle télé, vous verrez des petits bourgeois.

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Et en bas, le sous-prolétariat, ou lumpen prolétariat, dont le texte qui suit offre une bonne définition actualisée:

C’est une main d’œuvre de remplacement utilisée par le patronat, sans conscience civique, sociale et politique.
Il sert de « garde chiourme », d’indicateur de police ou patronal, de « mouchard » et plus particulièrement lors de mouvements sociaux.
Le lumpen prolétariat n’a pas d’attaches et peut vivre de rapines, de la prostitution des femmes, d’expédients et d’une économie souterraine et quand sa position ou les conditions dans lesquelles il évolue le permettent, de sa domination sur des malheureux.

Il exploite les autres, à l’image de la société dans laquelle il vit. Une vraie cours des miracles.

Homme de peu de scrupules, utilisable pour de basses besognes, par le patronat, la police, la mafia, toujours disponible au service des pouvoirs en place, contre le milieu dont il est issu, le prolétariat.
Détrousseur de pauvres et briseur de grèves. Le lumpen prolétariat vote à droite, pour ses maîtres ou pour le plus offrant.

Pour Marx, le Lumpen prolétariat est l’allié objectif de la bourgeoisie. C’est un de ses instruments.

Qu’est ce qui a changé ?

Entre temps il est allé à l’école. Il a appris, pas plus que le reste du prolétariat mais il a d’autres stratagèmes et l’intelligence de la survie dans la jungle sociale et au dépend des autres.

Le patronat en fabrique du lumpen prolétariat, par le conditionnement en donnant à ce dernier le sentiment de force, d’indépendance, du « moi je » supérieur qui n’a nullement besoin des autres et de l’action collective.
L’image du héros de la propagande américaine, celui qui se fait seul face à la couardise collective et qui rafle la belle, la grosse cylindrée et la fortune au mépris des lois et des risques.
C’est toujours la même fable du héros solitaire et taciturne.

En fait c’est un être faible, sans conscience civique et sociale.

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Toutes les dictatures ont utilisé ce milieu. Pour mieux se débarrasser de prisonniers politiques, on les enfermait avec des prisonniers de droit commun, qui se chargeaient de la basse besogne.
Rien n’a changé, sauf que le lumpen prolétariat peu porter le costume neuf ou des « godasses » à prix fort et selon la mode du moment. L’économie parallèle est aujourd’hui souterraine et il ne court pas forcément les chemins à pied, modernité oblige.
Il ne porte pas de signe distinctif et peut même travailler derrière un bureau.

Il n’est même pas un traître à sa classe puisqu’il n’a aucune conscience d’appartenance à une classe, surtout à celle dont il est issu mais il s’identifie à la classe dominante au travers de ceux qui dirigent.

C’est vrai à l’usine, au bureau, dans les quartiers ; et bien sûr, il vote toujours à droite mais prétend ne pas faire de politique.

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Il défend la France, lui, et l’ordre établi et contre la chienlit, il milite à droite. Ce n’est pas un corps, ni une classe à part.

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Il est disparate et s’opposent les uns aux autres dans le désordre de l’ordre en place. Il peut brûler des voitures qui ne valent pas un sou mais qui sont la seule fortune du voisin, ou vociférer contre en réclamant la peine de mort.
Il peut imposer son ordre sur tout le quartier et un code de conduite aux filles et exiger plus d’ordre en face : «que fait la police » « et la justice ».
Sévir et châtier, les fonctionnaires fainéants, privilégiés et nantis , les salauds de grévistes…etc … Il est une catégorie de citoyens opposés à la notion de citoyenneté pour les autres.

Le lumpen prolétariat est pluriel ayant en commun, la non reconnaissance des droits des autres. Il y a également celui des villes et celui des champs et si les pistoleros des latinfundios ont disparu, leur mission est toujours la même. Raciste, xénophobe et d’autres particularités qu’il partage avec la petite bourgeoisie, pour le plus grand bien du système en place.
Cerise sur le gâteau, comme sous l’ancien régime, les gens de qualité savent tout sans rien apprendre. C’est bien connu le lumpen prolétariat n’a pas besoin d’apprendre, il sait tout par nature. Une catégorie en expansion et la bourgeoisie le sait, elle y travaille.

 

 Source

Angoulème: la mairie UMP fait installer des grillages anti-SDF

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Un authentique tollé provoqué par la mairie UMP d’Angoulème après l’installation  de grillages sur les neuf bancs publics de la place du Champ-de-Mars.

Le  cabinet de Xavier Bonnefont  fait savoir que la mairie serait prête à concéder, probablement par charité chrétienne, un retrait provisoire destiné à ne pas gâcher les fêtes des bonnes âmes en peine: «Nous avions plutôt prévu de les installer après les fêtes et d’y mettre dans la foulée des galets pour respecter l’aspect esthétique et minéral de la place. Nous n’excluons pas de retirer provisoirement les grilles».

Une décision devrait être prise ce vendredi.

Rappelons que ces dispositifs zoologiques entrent dans le cadre d’un projet plus global qui est celui de l’expression d’une simple camaraderie idéologique  destinée à sortir de la précarité les pauvres commerçants du centre-ville, puisque le maire UMP a déjà, depuis sa fraîche élection, augmenté ses indemnités, le budget de la police municipale et a pour projet en 2015, d’installer au même endroit un système de caméras de vidéosurveillance.

Il restera toujours à Angoulème l’image d’un centre-ville dynamique, résolument conquérant, moderne, volontariste, celle d’un maire clientéliste dont le projet est d’éradiquer de sa vue la misère que son système de pensée produit.

Les Enragé-e-s

 

Mise à jour de 20h27

Deux adolescents, Jeanne et Saco, 14 ans, ont poussé la logique de la cage jusqu’au bout… en s’installant à l’intérieur, avec la complicité d’adultes munis de pinces coupantes, qui ont déboité une des fameuses cages.

 

« Au début, quand on a vu ça sur les réseaux sociaux, je n’y ai pas cru, raconte Saco. J’ai été indigné. J’ai trouvé que ça n’était pas humain. Avec Jeanne, on est venus voir, on a commencé à écrire au marqueur sur les cages. Et on nous a fourni des outils pour les ouvrir. On est montés dedans. Ca montre bien ce qui se passe. »

A leur pied, une pancarte: « Vivre à Angoulême ». Sur les montants des grillages, ils ont écrit: « Zoo moderne », « Scandale » ou « Esprit de Noël ». Autour d’eux, un attroupement. Saco reprend: « On a un peu l’impression d’être des singes ».

 

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Savez-vous d’où vient l’expression « Égalité des chances »?

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Affiche de propagande vichyste, 1942

 

Savez-vous d’où vient l’expression  » Égalité des chances « ?

Qui l’a véhiculée? Qui l’a portée?

Il ne se passe pas six mois sans que les français ne soient sondés afin de les questionner de savoir si « l’égalité des chances » fonctionnerait en France.

Dans le dernier en date publié le 26 février 2013 par le journal patronal et réactionnaire Le Point, pour 66%, elle serait en panne.

Mais en panne de quoi?

Saviez-vous quel est homme politique qui l’a inaugurée ?

Il s’agit du maréchal Pétain.

Cette droite collaborationniste et réactionnaire qui a pactisé avec le nazisme.

Pour le maréchal Pétain, l’égalité des chances apparaît comme le fondement du  » régime nouveau « .
Dans son discours radiodiffusé d’octobre 1940, l’égalité des chances est citée en opposition avec  » l’idée fausse d’égalité entre les hommes.  »

L’égalité des chances est donc en vérité le fondement premier d’une société effrontément inégalitaire, une société verticale portée par la Doctrine Sociale de l’Église.

Imaginez donc la perfidie de ces grands groupes médiatiques appartenant pour la plupart au grand patronat, demandant aux français s’ils sont capables de rencontrer de l’égalité au sein d’un concept pétainiste par essence inégalitaire…

 

Les Enragé-e-s