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Les ami-e-s de la CNT Metz ont besoin de nous!

Le lundi 23 mars, à 4h30 du matin, le local syndical de l’Union des Syndicats CNT de Moselle, situé 5 place des charrons à Metz, fut sauvagement vandalisé par deux individus équipés d’une masse, tel que l’ont décrit les habitants du quartier, la vitrine du local fracassée, le bâtiment recouvert des inscriptions « GUD » et de nombreuses croix celtiques, ne laissant aucune ambiguïté sur le caractère politique et fasciste des faits.

29 septembre 2015

NOUS LANÇONS ICI UN APPEL URGENT ET SOLIDAIRE

Nos camarades  de Metz ont besoin de nous tout-e-s. On sait bien que c’est facile pour personne, que les fins de mois sont parfois interminables. Mais il nous reste peu de temps pour changer la vitrine.

Capituler ici par défaut de solidarité, ce serait offrir une victoire aux fascistes et ça, il n’en est pas question!

Nous lançons notre appel bien au-delà des sensibilités libertaires.

La guerre d’intimidation de l’extrême droite dans la rue est l’affaire de tou-te-s, tout comme sa riposte populaire.

On compte sur vous pour le diffuser au plus large et, si vous le pouvez en tout cas, une participation, même très modeste, serait vraiment importante.

Les Enragé-e-s

 

=> LA CAISSE DE SOLIDARITÉ EST ICI <=

 

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Nous rappelons à ce titre que le GUD, Groupe Union Défense, organisation étudiante de l’extrême droit radicale (qui a notamment compté dans ses rangs certains proches collaborateurs du FN à commencer par Frédéric Chatillon) avait déjà fait parlé de lui ces dernière années du côté de l’Université de Lorraine et de Nancy, réitérant à plusieurs reprises propos racistes, dégradations à portée discriminatoire et agressions à caractère homophobe.

Une nouvelle fois, ce n’est pas un hasard si c’est la CNT, en tant que syndicat de travailleur.se.s engagé dans toutes les luttes sociales, qui a été la cible de tels actes. En effet, le projet de société défendu par l’extrême droite – qu’elle soit légaliste comme le FN, ou ultra violente comme le GUD, les identitaires, ou autres groupuscules nationalistes qui se félicitent aujourd’hui des votes pour le Front National – est bien totalement opposé aux intérêts des classes populaires. A l’heure ou l’austérité et les politiques libérales s’attaquent à nos conditions de travail et aggravent la précarité de toutes et tous, ce n’est pas par hasard si l’extrême droite s’en est prise ce lundi au local de notre syndicat qui chaque jour reçoit, défend et organise des salarié.e.s exploité.e.s, des précaires, des chômeur.se.s, des demandeur.se.s d’asile…

Ainsi, la CNT Moselle indique avant tout que si elle a été victime ce lundi 23 mars de cet acte de violence scandaleux, elle se satisfait de constater qu’elle apparaît clairement comme l’ennemi tout indiqué de ceux qui s’attaquent aux libertés, s’opposent sans cesse aux intérêts des plus défavorisé.e.s et rêvent d’une société dans laquelle régnerait l’injustice sociale et toutes sortes de haines : racisme, xénophobie, homophobie, sexisme, etc…

D’autre part nous précisons que malgré l’évidente tentative d’intimidation que constitue l’acte de ce lundi, lequel porte atteinte directement à la CNT mais également à l’ensemble organisations syndicales, politiques, associatives et militant.e.s du mouvement social, notre syndicat ne déviera en aucun du cap de la lutte des classes. Plus que jamais, et tel que le démontre le résultat du premier tour des élections départementales, ce n’est pas dans les urnes mais bien dans les luttes sociales que toutes et tous – que nous nous soyons déplacés pour voter ou que nous ayons fait le choix légitime d’une l’abstention contestatrice – nous pourrons faire barrage au fascisme.

CNT UD57

 

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ON COMPTE SUR VOUS!

 

En complément:

Lorsque Chomsky explique que le pouvoir du nazisme a été construit avec des « mots simples » diffusés par le « ministère de la Propagande » (donc après 1933) et qu’il s’agissait pour Hitler de « terroriser l’opinion » en jouant sur des « sentiments et des peurs », il passe sous silence ce qu’ont été les activités concrètes du NSDAP et des SA durant les années précédant la nomination de Hitler au poste de chancelier en janvier 1933 : attaque de meetings des partis communiste et socialiste, meurtres de militants de gauche, attaques de syndicats et de locaux militants, recrutement de dizaines de milliers d’hommes de main, formation de corps paramilitaires, noyautage des syndicats, de la police et de l’armée, tentative de putsch, etc.

Chomsky passe également sous silence ce qui s’est passé durant l’année 1933 et qui ne peut se réduire à quelques techniques habiles de conditionnement des esprits : création du camp de concentration de Dachau, autodafés de livres, attaques contre des magasins juifs, interdiction des partis politiques, généralisation des actions violentes et criminelles des SA, etc. Ceux qui croient, comme Chomsky et ses disciples dans ce film, que le nazisme a réussi à s’imposer à la population allemande principalement parce qu’il aurait mené une propagande habile inspirée des techniques de la communication publicitaire américaine feraient bien de lire les écrits de Daniel Guérin – un communiste libertaire, d’ailleurs : Fascisme et grand capital et La peste brune.

Cela dit, on comprend que Chomsky et ses disciples actuels sous-estiment le pouvoir de la violence réelle des nazis, leur rôle foncièrement anti-ouvrier et anti-révolutionnaire, leur fonction d’agent de destruction physique et matérielle du mouvement ouvrier le plus important d’Europe, et qu’ils surestiment le pouvoir symbolique des médias de l’époque, même si cela les conduit à une analyse complètement anachronique. En effet, une telle opération intellectuelle fondée sur l’escamotage des mécanismes réels du nazisme correspond à une vision du monde et à une sensibilité très actuelles.

Chomsky et ses disciples expriment en effet ce que pensent beaucoup de jeunes altermondialistes, gauchistes ou libertaires, qui aujourd’hui voient le fascisme ou le totalitarisme partout (cf. le ridicule « Sarkozy = Vichy 2 ») au point de banaliser totalement ces termes, et croient que la propagande médiatique serait toute-puissante au point de façonner la réalité sociale et les comportements sociaux. (…)

Sur le film « Chomsky et Compagnie » d’Olivier Azam

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