Qu’est-ce-que tu veux faire quand tu seras grand?

Quand on demande à un enfant ce qu’il veut faire quand il sera grand et qu’on l’oriente pour qu’il réponde par un métier, on le conditionne à l’aliénation capitaliste qui réduit l’être humain au poste de travail qu’il occupera.

Dans la société capitaliste, l’individu humain disparaît sous l’uniforme du poste occupé dans la division du travail, le jeune enfant est réduit à l’uniforme qu’on le conditionne à convoiter. C’est un « jeune futur pompier » ou « une jeune future infirmière ».
Oui, cette préparation à l’aliénation est également sexiste.

Dans la société socialiste, au contraire, l’enfant découvre la vie, sans se soucier de prendre place dans la division du travail, il se prépare à devenir un être humain émancipé des craintes matérielles pour son existence, il révèle son plein potentiel d’humanité.

Les Enragé-e-s

« Du moment où le travail commence à être réparti, chacun entre dans un cercle d’activités déterminé et exclusif, qui lui est imposé et donc il ne peut s’évader ; il est chasseur, pêcheur, berger ou « critique », et il doit le rester sous peine de perdre les moyens qui lui permettent de vivre. Dans la société communiste, c’est le contraire : personne n’est enfermé dans un cercle exclusif d’activités et chacun peut se former dans n’importe quelle branche de son choix ; c’est la société qui règle la production générale et qui me permet ainsi de faire aujourd’hui telle chose, demain telle autre, de chasser le matin, de pêcher l’après-midi, de m’occuper d’élevage le soir et de m’adonner à la critique après le repas, selon que j’en ai envie, sans jamais devenir chasseur, pêcheur, berger ou critique. »

Karl Marx