Quand le Dalaï Lama se change en VRP du lobby nucléaire

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Quand le Dalaï Lama se change en VRP du lobby nucléaire

Près de trois ans après la triple catastrophe du 11 mars 2011, qui a tué plus de 18.000 personnes le jour-même, le Dalaï Lama a fait le déplacement au Japon, en visitant notamment des régions dévastées par le tsunami.

Le chef spirituel des bouddhistes tibétains a expliqué, lundi 21 avril, que s’il comprenait la méfiance de certaines populations à l’égard de l’atome, il n’était, lui-même, “pas opposé à l’énergie nucléaire.”

Des paroles qui n’auront pas trouvé un large écho auprès de la population japonaise puisque selon une enquête de la chaîne publique NHK, 95% des Japonais se disent anxieux au sujet de la situation à la centrale accidentée Fukushima Daiichi et 80% pensent que le rôle de l’énergie nucléaire doit être réduit autant que possible.

Le Dalaï Lama a ajouté: “Ne regarder le sujet que sous une seule perspective avant de prendre sa décision ne serait pas correct, avant de plaider pour une analyse sérieuse des dangers de cette énergie. Mais, a-t-il insisté, le risque zéro n’existe dans aucune activité humaine. Conduire une voiture, manger un repas ou même s’asseoir pour assister à une conférence comporte un certain degré de danger. Il y aura toujours 1% de risque”, a jugé le leader spirituel.

Une quantification du risque qui peinera à convaincre les 270.000 personnes n’ayant pas encore pu regagner leurs maisons, détruites par le raz-de-marée ou rendues inhabitables par la radioactivité, sans évoquer les nombreuses maladies liées à la catastrophe nucléaire.

Quant aux 100.000 personnes, souvent âgées, vivant toujours, trois ans après, dans des habitations provisoires préfabriquées où elles souffrent de la promiscuité, elles auraient sans doute préféré prendre le risque d’assister à une conférence lénifiante du gourou orangé des néohippies d’Hollywood, quitte à en ressortir indemnes, simplement irradiées par une si mauvaise publicité.

Les Enragé-e-s