La moitié des voyages en avion sont réalisés par 2 % de la population

Le saviez-vous ?

La moitié des voyages en avion sont réalisés par 2 % de la population.
En 2008, les 10 % des habitants les plus riches ont fait en moyenne 1,3 voyage aérien, alors que jusqu’aux 50 % les plus pauvres, le nombre moyen de vols est proche de zéro.

Pour la grande majorité des personnes, prendre l’avion régulièrement est impossible financièrement.

Avec l’inévitable envolée du prix du pétrole, les vols à bas coûts sont condamnés et à condamner, car ils ne fonctionnent que sur des modèles sociaux rétrogrades et par le jeu des subventions sur lesquelles ils exercent un chantage auprès des salopards qui nous gouvernent.

La Révolution n’a pas pour but de promettre l’avion pour tous, elle doit avoir pour objet une gratuité totale de tous les transports, l’invention de Trains à Lente Vitesse et à faible consommation énergétique, mais aussi de modèles de transports individuels ne fonctionnant plus sur la propriété.

La course à la vitesse, c’est la course du capitalisme, un système fait sur mesure pour des bourgeoisies possédant une calculette à la place de leur intelligence humaine.

La société que nous allons mettre en place sera une société de la lenteur et du temps de vivre, de la liberté de se mouvoir partout et pour tous!

Les Enragé-e-s

Qu’est-ce-que tu veux faire quand tu seras grand?

Quand on demande à un enfant ce qu’il veut faire quand il sera grand et qu’on l’oriente pour qu’il réponde par un métier, on le conditionne à l’aliénation capitaliste qui réduit l’être humain au poste de travail qu’il occupera.

Dans la société capitaliste, l’individu humain disparaît sous l’uniforme du poste occupé dans la division du travail, le jeune enfant est réduit à l’uniforme qu’on le conditionne à convoiter. C’est un « jeune futur pompier » ou « une jeune future infirmière ».
Oui, cette préparation à l’aliénation est également sexiste.

Dans la société socialiste, au contraire, l’enfant découvre la vie, sans se soucier de prendre place dans la division du travail, il se prépare à devenir un être humain émancipé des craintes matérielles pour son existence, il révèle son plein potentiel d’humanité.

Les Enragé-e-s

« Du moment où le travail commence à être réparti, chacun entre dans un cercle d’activités déterminé et exclusif, qui lui est imposé et donc il ne peut s’évader ; il est chasseur, pêcheur, berger ou « critique », et il doit le rester sous peine de perdre les moyens qui lui permettent de vivre. Dans la société communiste, c’est le contraire : personne n’est enfermé dans un cercle exclusif d’activités et chacun peut se former dans n’importe quelle branche de son choix ; c’est la société qui règle la production générale et qui me permet ainsi de faire aujourd’hui telle chose, demain telle autre, de chasser le matin, de pêcher l’après-midi, de m’occuper d’élevage le soir et de m’adonner à la critique après le repas, selon que j’en ai envie, sans jamais devenir chasseur, pêcheur, berger ou critique. »

Karl Marx

Marx répond aux capitalistes mystiques qui croient à la niaiserie du « changement par la consommation ».

Une consommation sans objet n’est pas une consommation; à cet égard donc la production crée, produit la consommation. Mais ce n’est pas seulement l’objet que la production procure à la consommation. Elle lui donne aussi son aspect déterminé, son caractère, son fini. Tout comme la consommation donnait la dernière touche au produit en tant que produit, la production le donne à la consommation. D’abord l’objet n’est pas un objet en général, mais un objet déterminé, qui doit être consommé d’une façon déterminée, à laquelle la production elle-même doit servir d’intermédiaire. La faim est la faim, mais la faim qui se satisfait avec de la viande cuite, mangée avec fourchette et couteau, est une autre faim que celle qui avale de la chair crue en se servant des mains, des ongles et des dents. Ce n’est pas seulement l’objet de la consommation, mais aussi le mode de consommation qui est donc produit par la production, et ceci non seulement d’une manière objective, mais aussi subjective. La production crée donc le consommateur.

Karl Marx

« Il va falloir vous y habituer, papa m’a tout expliqué, c’est ça le capitalisme! »

A l’occasion d’une classe verte, une institutrice se retrouve en rase campagne avec 10 élèves de CM2.

Elle convoque les enfants et leur donne le programme. Ces derniers vont devoir collecter par leurs propres soins les différents aliments qui composeront le repas du midi.

Elle demande à l’un d’eux : « Louis, comme tu es le meilleur de la classe et étant donné que tu es celui qui possède le sac le plus robuste et le plus grand, c’est toi qui va être chargé de guider tes camarades de classe tout au long de cette matinée et de récupérer les tomates, la salade, les fromages de chèvre, les petits pains. »

La matinée passe. Louis, trop occupé à collecter et à guider les enfants, en oublie de les aider. Certains marchent des kilomètres en plein soleil, usant leurs chaussures et leur énergie. Tous finissent par rapporter les victuailles et parviennent à élaborer 10 repas.

C’est alors que Louis s’adresse à ses camarades de classe :

« Sans moi, jamais vous n’auriez pu retenir la liste des aliments. Sans mon sac, jamais vous n’auriez pu les porter. Sans les consignes que m’a données la maîtresse, jamais vous n’auriez pu trouver. Sans moi, vous ne mangiez pas. »

Ainsi, fier de sa démonstration, il attrape trois repas et les distribue à cinq enfants.

Puis il s’empare d’un repas et le fait passer à trois autres enfants en les sermonnant longuement sur le fait qu’ils auraient pu marcher plus vite.

Il se tourne enfin vers le dernier et lui explique qu’aujourd’hui, il ne mangerait pas, que s’il continuait à tirer au flanc ainsi, la prochaine fois, ce serait la porte.
« Il y en a des milliers qui aimeraient être à ta place! » lui lance-t-il froidement.

C’est alors que Louis attrape les 6 derniers repas, les garde pour lui dans le but avoué de s’en goinfrer et s’écrie :

« Il va falloir vous y habituer, papa m’a tout expliqué, c’est ça le capitalisme! »

 

Les Enragé-e-s

 

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Comment pourrait-il exister un semblant d’égalité dans une « société » vouée toute entière à l’inégalité ?

Comment pourrait-il exister un semblant d’égalité dans une « société » vouée toute entière à l’inégalité, dont c’est le fondement et le but ?

Lisez plutôt :

La première des résignations face au capitalisme, nous la faisons à l’école, nous la rencontrons dès notre plus jeune âge.

On nous apprend le plus tôt possible, qu’il faudrait se surpasser pour être parmi les meilleurs, non pas pour le plaisir d’apprendre, non pas pour le savoir, non juste pour surpasser les autres et « avoir une bonne place ». La compétition commence.

Pourquoi, parce que la société est ainsi faite, il y a les bonnes places pour les « méritants » et les autres places.

C’est le nouvel ordre naturel.

Les pauvres, leurs enfants (sauf quelques rares exceptions) qui triment et trimeront, les « méritants » qui triment et trimeront dans de meilleures conditions, mais surtout les rentiers, rentières qui ne trimeront jamais.

Sauf que nous savons bien que le mérite a peu à voir avec l’attribution des places, nous savons bien que le niveau social des parents est discriminant, nous savons bien que la réussite scolaire n’est pas proportionnelle à l’effort fourni. Pourtant nous continuons avec cette idée, qu’il y aurait une place à trouver pour chacun dans cet ordre social.

Or d’où nous vient cette idée?
Cela ne vous rappelle rien?
Un monde où le paysan, né paysan devait trimer, où le riche pouvait jouir de ses privilèges?
Oui, nous sommes bien sous l’Ancien Régime, nous sommes bien dans une vision ultra religieuse de la société : la pénitence (du travail pour n’être pas bien né) et la récompense (du week end et de la retraite) pour certains et le privilège (toute sa vie) pour d’autres.

Un ordre naturel.

Naturel car « bon sang ne saurait mentir », il est donc tout à fait naturel que le fils de médecin soit médecin, que le fils de prof soit prof, naturel car il serait naturel que l’on laisse à ses enfants son patrimoine et que le fils de rentier n’ait qu’à enfiler les chaussons de son père. Tout cela pour le bien commun de l’humanité.
Tout cela pour l’équilibre des relations humaines dans la recherche du Bien Commun. Non pas du bien de chacun, mais du bien commun.

Nous sommes là dans le cœur de la Doctrine Sociale de l’Église, véritable acte de naissance religieux du Capitalisme.
Les citoyens ne sont plus, l’égalité n’existe pas. Il y a des places à tenir, il faut sélectionner pour distribuer ces places.
Le pauvre à l’usine, les intermédiaires au bureau et les riches dans les palais.
Il devient dès lors inutile d’apporter du savoir au pauvre, le nivellement par le bas de l’enseignement ces 50 dernières années se justifie ainsi.

Cette doctrine est appliquée par les plus grandes institutions internationales, l’ONU, le BIT, l’UE.

Plus vous en saurez sur cette doctrine, plus vous comprendrez que le syndicalisme chrétien, en France la CFDT, syndicat collaborationniste à la remorque du PS, est contre l’émancipation du travail.

Les Enragé-e-s

La Loi est toujours du côté des puissants et de ceux qui oppriment

La plus venimeuse des illusions réformistes, notamment chez les « républicains », a fortiori en période de crise, est sans nul doute de prétendre que la Loi peut protéger le pauvre, le faible, l’exploité.

La seule chose que la Loi fasse parfaitement bien, c’est de réprimer. Et pourquoi? Parce que l’État (cette cristallisation des multiples rapports sociaux qui fondent et alimentent le capitalisme) dispose du pouvoir de punir, parce qu’il dispose d’appareils puissants développant son pouvoir de contraindre, notamment, la police, l’armée.

Quand, par extraordinaire, la Loi offre un court répit aux exploités, c’est parce qu’il existe à la base, dans les masses, un rapport de forces à mettre en face des appareils d’État, à mettre en face de la police, de l’armée. La représentation parlementaire, alors, n’est pas la source de la Loi, c’est en réalité le pouvoir populaire en actes qui contraint cette représentation parlementaire à proposer des textes qui donneront une apparence de légalité aux revendications défendues becs et ongles à la base.

Sans conscience politique du prolétariat de sa propre force, sans volonté politique de faire respecter cette source de pouvoir, la Loi est toujours du côté des puissants et de ceux qui oppriment et qui spolient.

Les Enragé-e-s

Comme tous les êtres vivants, l’homme s’adapte et s’habitue aux conditions dans lesquelles il vit

Comme tous les êtres vivants, l’homme s’adapte et s’habitue aux conditions dans lesquelles il vit, et il transmet, par hérédité, les habitudes qu’il a acquises. Ayant vécu enchaîné depuis sa naissance et étant l’héritier d’une longue série d’esclaves, l’homme a cru, quand il a commencé à penser, que l’esclavage était la caractéristique même de la vie, et la liberté lui est apparue comme étant chose impossible. De la même façon, contraint depuis des siècles et donc habitué à attendre du patron le travail, c’est-à-dire le pain, et à voir sa propre vie perpétuellement à la merci de celui qui possède la terre et le capital, le travailleur a fini par croire que c’est le patron qui lui permet de manger et il demande naïvement comment il pourrait vivre si les maîtres n’existaient pas.

Errico Malatesta

Le « revenu de base » ou la nouvelle lubie de certains libéraux pour tenter de sauver le capitalisme

Contrairement à la Sécurité sociale, qui se finance en amont, à savoir directement sur une part du PROFIT du patron, les différentes versions du « revenu de base » se financent toutes en aval, à savoir par le biais le plus souvent de la TVA (ou par l’impôt direct), c’est-à-dire sur les SALAIRES.

Dans le cas de la Sécurité sociale, on reprend au patron.
Dans le cas du revenu de base, le patronat nous reprend.

Le « revenu de base » :

-Soulage et épargne le patronat en faisant payer le coût social du capitalisme à la masse et non à la bourgeoisie

-Permet aux bourgeoisies de solutionner précisément ce que la gloutonnerie de leur système économique produit à date cyclique, à savoir un assèchement de l’emploi, une compression de la masse salariale, un abattage méthodique et implacable des quelques conquis sociaux obtenus et l’accroissement de la pression du Capital sur les salariés productifs.

Le « revenu de base » ne se propose en aucune façon d’en finir avec un capitalisme une nouvelle fois entré en furie.
La promesse de la réponse qu’il porte n’est pas à la hauteur de la crise systémique actuelle.

Le « revenu de base », dans ses estimations les plus hautes, ne permet d’augmenter (et parfois même de réduire, un comble) le niveau des prestations sociales que de quelques dizaines d’euros.

Toutes les rentes, les multinationales, restent en place.
Le droit de vie et de mort économique d’une classe sur une autre reste en place.
L’organisation verticale des pouvoirs reste en place.
Le marché de l’emploi, la division du travail restent en place.
Le Salariat reste en place.
Le problème du logement reste en place.
Le problème de l’accès à une école et à une santé gratuites reste en place.
La malbouffe et le désastre écologique restent en place.
La difficulté de se mouvoir, à communiquer, à s’informer librement reste en place.

Absolument tout reste en place.

Le revenu de base des libéraux, que l’on retrouve souvent sur les pages et sites des droites radicales, libérales, alternatives, mystiques et obscurantistes, est un nouvel attrape-nigaud mystifiant les gens sur le fait que l’on puisse régler une petite partie de ce que produit le capitalisme sans toucher au capitalisme.

La PROMESSE du « revenu de base », à savoir le fait de décorréler notre fonction de producteur des conditions d’exercice libres et égales de nos existences, c’est précisément ce qu’OFFRE le socialisme.

Le rêve de socialisme au sein d’un système capitaliste ne peut être justement qu’un rêve.

Le revenu de base est au mieux un miroir aux alouettes dans la phase historique qui est la nôtre, à savoir celle de l’emballement de l’accumulation du Capital et au pire le moyen d’en débrider encore d’avantage sa prédation.

Les Enragé-e-s

Pour aller plus loin sur le sujet :

« L’intérêt que suscite l’allocation universelle dans les milieux de droite est bien compréhensible. Le revenu de base constituant déjà une partie des revenus du salarié l’employeur pourrait en faire l’économie, diminuant d’un montant équivalent son « coût salarial », et écarterait du même coup tout risque de surenchère salariale. De plus, l’octroi d’une allocation universelle permettrait à l’état, en accord avec la doxa libérale, de se désengager de la politique sociale et d’attribuer aux groupes les plus fragiles, en raison du bénéfice d’un revenu de base, l’entière responsabilité de leur sort. Certains libéraux considèrent cependant comme immorale une allocation, surtout si elle devait être d’un montant élevé et sans contrepartie, et craignent qu’elle ne soit une incitation à l’inactivité. Même s’ils ne sont pas absolument acquis à l’idée, beaucoup jugent l’allocation universelle préférable au système actuel de protection sociale affublé, selon eux, de tous les défauts.

Le revenu inconditionnel a comme avantage majeur pour les employeurs de remplacer les minima sociaux (RIS, allocations de chômage, garantie de revenu aux personnes âgées GRAPA). Les salaires proposés doivent être dans ce système plus élevés que les revenus procurés par les minima, leur augmentation entraînerait celle des salaires et l ‘amélioration des conditions de travail pour rendre les emplois attractifs. On comprend que la droite préfère un revenu de base qui constitue une subvention à l’emploi, aux minima sociaux qui sont une barrière à la diminution des salaires. »

http://www.econospheres.be/spip.php?article384

Stéphane Hessel ou le nouveau parangon des bourreaux du socialisme

«Je me considère en fait comme un veinard, car j’ai le sentiment d’avoir gagné cette guerre, lors de laquelle j’ai été à deux doigts de mourir plusieurs fois : je n’ai pas péri, je m’en suis sorti en relativement bon état, sans avoir rien fait de véritablement héroïque. J’ai agi, mais le mot de héros ne me convient pas : je dirais plutôt que je suis un survivant…  »

«J’assistais aux séances et j’écoutais ce qu’on disait mais je n’ai pas rédigé la Déclaration [des droits de l’homme de 1948]. J’ai été témoin de cette période exceptionnelle.  »

Stéphane Hessel

Une honnêteté qui est sans doute venue sur le tard, en tout cas après la canonisation de son vivant. Extraordinaire force de vie que porte ce bonhomme malgré tout, qui n’a certes jamais été le grand résistant que certains entrevoient en lui (il n’a jamais tiré une seule cartouche) mais il fait partie de ces innombrables personnages, quant à eux restés dans l’anonymat le plus parfait, qui, à leur manière, dans leurs minuscules petits gestes, ont permis d’accompagner, depuis Londres comme Hessel, ou ailleurs, la résistance des maquis.

Le choix politique d’Hessel, sans doute innervé par la lignée petite bourgeoise du grand négociant dont il descend, fut bien différent.

Une résistance sans doute, en tout cas majoritairement passée à s’évader et à fuir l’occupant.

Un survivant, assurément.

Cette absence de conscience de la réalité de l’occupation, son absence des combats et des réseaux de résistance de terrain lui firent d’ailleurs déclarer :

«L’occupation allemande était si on la compare par exemple avec l’occupation actuelle de la Palestine par les Israéliens, une occupation relativement inoffensive, abstraction faite d’éléments d’exception comme les incarcérations, les internements et les exécutions, ainsi que le vol d’œuvres d’art.  »

Au-delà de l’aspect douteux et incongru de la comparaison, ces mots démontrent sans conteste une certaine naïveté du personnage liée au confort dont il a pu bénéficier.

Une carrière confortable à l’ONU, un soutien indéfectible à la « deuxième gauche  » de Rocard, cette gauche catho sociale de compromission avec le patronat puis un soutien à Cohn Bendit et enfin à Hollande, des soutiens cohérents  mais passablement incompréhensibles pour ceux et celles qui ont lu son petit manifeste à succès « Indignez-vous  » (4 millions d’exemplaires) dans la mesure où les hommes politiques sus-cités portent et animent une politique en fort décalage avec les politiques redistributives développées dans son ouvrage.

Peu importe cette vie à l’engagement en demi-teinte, cette grande résistance qui n’en fut pas, cette rédaction de la Déclaration des droits de l’Homme qui n’en fut pas, cela reste un grand humaniste mais surtout le nouveau parangon des bourreaux du socialisme.

Les Enragé-e-s

« Nul ne ment autant qu’un homme indigné »

Nietzsche

Le capitalisme nous affame, bouffons-le !