Le droit de se taire est un droit fondamental, n’avouez rien.

Lorsque vous êtes pris dans une affaire à connotation pénale, y compris dans le cadre du travail, “n’avouez” rien. A personne. Au commissariat, refusez le système de l’audition dite “libre”, véritable arnaque trouvée par les OPJ et les Procureurs pour contourner le droit à l’avocat en garde à vue et obtenir des preuves à charge de façon déloyale ; demandez votre placement officiel en garde à vue et n’oubliez JAMAIS QUE LE DROIT DE SE TAIRE EST UN DROIT FONDAMENTAL EN MATIÈRE PÉNALE.

Ne pensez JAMAIS qu’en “jouant franc-jeu”, en jouant “cartes sur table” vous vous en sortirez mieux. C’est faux. Un policier (ou un gendarme) est un paranoïaque obsessionnel. Un procureur n’est pas beaucoup mieux. Nous vivons dans un État policier, où la culture du doute qui doit, normalement, profiter à l’accusé, est faible et où, bien souvent, hélas, policiers et même, parfois, magistrats, n’ont qu’une idée en tête: trouver un coupable.

Tout ce que vous direz pourra alors être retenu contre vous.

Le fait que vous déclariez avoir fait un principe de vie 1° de ne pas parler hors la présence de votre avocat et 2° de l’usage de votre droit à vous taire énervera sans aucun doute la plupart des juges (les policiers n’en parlons pas mais ça, tant pis) mais les choses seront absolument claires et aucun juge ne pourra alors imaginer que vous vous êtes tus parce que vous aviez “quelque chose à cacher”. Si vous n’avez pas d’avocat de confiance “sous la main”, faites demander un avocat commis d’office. Il y en a de très bien.

 

Les Enragé-e-s

 

 

Les éditocrates s’amusent!

éditocrates

Franz-Olivier Giesbert, Laurent Joffrin, Jacques Julliard, Jean-François Kahn et Pierre Larrouturou [1] sont dans un bateau, la déontologie tombe à l’eau, qui reste-t-il?

Tout le monde.

Non contents de barbouiller les écrans toute l’année de leurs messes cathodiques, les éditocrates proposent aux téléspectateurs les plus masochistes de partir en vacances avec eux.
A condition, bien sûr, de faire partie des plus fortunés, puisqu’il faudra débourser entre 980 et 2000€ par personne, sans compter le coût des excursions, le transport, les assurances et les frais à bord.

Toute la crème des valets de chambre de la classe possédante réunie dans une arche de Noé dont la servilité n’a d’égale que la rondeur de ses courbettes.

Un marais parisien animé par des géants de l’interview sans concession comme Laurent Joffrin, ici à l’œuvre face à Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac

Ou encore Jean-François Kahn, qui, à l’occasion du viol présumé de l’affaire du Sofitel ici interviewé sur France Culture, tente de définir à sa manière les actes dont Dominique Strauss-Kahn fut accusé:

Qu’il y ait eu une imprudence on ne peut pas le… (gloussement), j’sais pas comment dire, un troussage…” Relancé par la journaliste, l’écrivain persiste même s’il reste confus: “Que y ait un troussage, euh, de domestique, enfin, j’veux dire, c’qui est pas bien, mais, voilà, c’est une impression.

Sans oublier Franz-Olivier Giesbert qui illumina l’émission potiche ” Des paroles et des actes ” sur France 2 le12 avril 2012 en assénant pendant de longues minutes un mépris de classe décomplexé, solidement arrimé à une vanité se métamorphosant en la plus parfaite des suffisances face à ce qu’il nomme les “petits candidats” comme Philippe Poutou (NPA) et Nathalie Arthaud (LO) :

Enfin, Il y avait des projets très folkloriques, Hélène, quand même, on a perdu beaucoup de temps, on s’est emmerdé avec certains noms, je ne veux pas les citer, mais on baillait…
(…)
Oh dis-moi, tu ne vas pas nous faire une plombe sur Philippe Poutou là ! Hein, franchement là, il y a d’autres choses intéressantes quand même !
(…)
Mais il ne connaît absolument rien de ses dossiers (…) enfin, il ne sait pas du tout de quoi il parle, c’est absolument incroyable, avec le programme le plus dingue, c’est-à-dire on va régler le problème du chômage avec un million, en embauchant un million de fonctionnaires, non mais enfin c’est des trucs, tout le monde sait que ça ne marche plus, et d’ailleurs il s’en fout, il s’en fout, et donc c’est pas de la politique…
(…)
Bon, on a entendu Nathalie Artaud, très intéressant là, c’est un vrai moulin à paroles, enfin moi aussi d’ailleurs dans mon genre, mais franchement ça fait froid dans le dos quand on pense qu’elle est prof d’économie, que nos enfants apprennent l’économie.
(…)
Mais oui je fais preuve d’objectivité, son programme c’est quand même les bronzés font de l’économie, je crois que c’est ça hein, on peut dire que c’est ça en gros hein, voilà.

Des éditocrates parfaitement bronzés des deux côtés qui émerveilleront un 3e âge ne sachant plus que faire de son argent, sur des thèmes aussi ébouriffants que ” Où va la France ? “, ” Une autre société est-elle possible ? “, ” L’Europe face au reste du monde ” et, pour la bonne bouche, ” Le pouvoir médiatique “.

Le tout sur un navire de croisière illustrant à lui seul la globalisation capitaliste puisqu’il n’existe sans doute aucune autre structure touristique concentrant dans le même espace restreint une telle stratification sociale et raciale établie en fonction du pont occupé, le petit personnel ne voyant pas le jour étant entassé sur les ponts inférieurs et réduit à une forme à peine civilisée d’esclavage moderne.

Les éditocrates, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.

 

Les Enragé-e-s

 

[1] Larrouturou sur le Testet : le véritable visage de Nouvelle Donne – Pierre Larrouturou, leader de Nouvelle Donne, a signé sur Reporterre.net une chronique, finalement expurgée, sur la mort de Rémi Fraisse dans laquelle il en appelait à une répression accrue à l’égard des militants. Où il allait jusqu’à proposer d’interpeller au début des manifestations tous ceux dont le look serait problématique. La Rotative.info

La côte de popularité de la présidente Martine Aubry en hausse de 3 points, passant de 23 à 26% d’opinions favorables

Nous vous proposons ici une politique fiction sous forme de vaccin idéologique afin de permettre à tou-te-s de s’immuniser contre ce discours de “justice sociale” porté par la “gôche” depuis plus de 30 ans et qui cache les pires politiques patronales.
Ce que la droite n’aurait même pas osé faire, le PS l’a fait ou va le faire.

INFOS du 13 mai 2019

La côte de popularité de la présidente Martine Aubry en hausse de 3 points, passant de 23 à 26% d’opinions favorables, selon l’institut IPNOS.
“C’est un signal très favorable de la part de nos concitoyens face aux efforts qui leur sont demandés au but de renforcer notre productivité en la reliant à une plus grande justice sociale” a déclaré Benoit Hamon, le porte-parole du PS.

On se souvient que Martine Aubry avait été plébiscitée par 64% des voix en mai 2017 face à la présidente du Front National.

Le grand plan de relance européen, évalué à 250 milliards, devrait être mis en place à l’automne, a déclaré Pierre Moscovici.
“Ce plan, rebaptisé plan Hessel, devrait pouvoir réduire la malnutrition en Europe de 8% en 10 ans et d’engager à moyen terme une inversion de la courbe de progression du chômage” s’est félicité le premier ministre.

“On a gagné!” ce sont les mots du secrétaire général de la CFDT, à la sortie du Grenelle du temps libre, puisque ce ne sont pas cinq jours fériés qui seront supprimés par le gouvernement PS mais seulement trois.
“Le réalisme et la concertation ont une fois de plus payé, en combinant pragmatisme et lutte sociale” s’est rassuré Laurent Berger.

La CGT, quant à elle, a quitté la table des négociations, et appelle à une grande mobilisation nationale samedi prochain ainsi que le dernier dimanche de juin, pour “engager un rapport de force décisif afin de sauver la journée du 8 mai” a lancé Thierry Lepaon.

Le co-président du Parti de Gauche, auréolé de 13.9% aux dernières présidentielles, appelle quant à lui à un référendum sur la question, tout en rappelant qu’il se tient disponible pour prendre la tête de Matignon.

Le projet de loi d’Europe Ecologie, visant à interdire à la circulation de 8h à 16h les véhicules âgés de plus de 10 ans dans les agglomérations de plus de 30.000 habitants a été rejeté par l’Assemblée Nationale. C’est Martine Aubry qui devrait trancher en personne l’épineuse question du déplacement des français les moins aisés. Elle aurait déclaré à des proches “qu’une limitation des véhicules de plus de 15 ans entrerait d’avantage dans la ligne gouvernementale, qui est celle d’une plus grande justice sociale”.

Le Front National, favorable au projet de loi, avait déposé un amendement visant à instaurer des dérogations pour les propriétaires de plus de cinq véhicules de collection.

La sixième et la septième semaine de congés devraient entrer en vigueur avant l’été 2020. Ce progrès historique devrait permettre “à un plus grand nombre de français de partir en vacances dans un souci de justice sociale” a déclaré le ministre du Travail François Rebsamen.
Rappelons que désormais, ce sont quatre semaines de congés payés qui seront à la charge du patronat au bout d’une période de 24 mois et trois semaines de congés sans solde “qui feront l’objet de négociations entreprise par entreprise” a déclaré le ministre.

Enfin, le chef du gouvernement a annoncé une batterie de mesures économiques afin “de créer un électrochoc pour l’emploi”.
Les minimas sociaux devraient faire l’objet d’une revalorisation exceptionnelle de 0.8% par mois pendant 3 mois et le seuil de déduction fiscale de 10.000€ par an réajusté à 14.000€ afin de relancer l’emploi des gens de maison, des mesures courageuses portées par Ségolène Royal, la ministre du droit des femmes.

Le SMIC sénior devrait être revalorisé de 2 points, quant au SMIC jeune, il sera revalorisé de 4.2 points sur deux ans. La durée minimale de cotisations chômage sera désormais de 10 mois sur une période de 24 mois.

La semaine de 40 heures payée 35, réclamée par le patronat, serait suspendue dans certaines branches jusqu’à l’été 2022, tout comme la retraite à 69 ans.

Toutes ces mesures devraient “permettre de doubler les prévisions de croissance et d’inscrire notre pays dans une compétition internationale de plus en plus exacerbée, en combinant productivité et justice sociale” a affirmé Martine Aubry.

Les Enragé-e-s

 

 

 

 

Derrière le mot “vacances” se cachent des inégalités majeures

Le saviez-vous ?

Une statistique indique qu’un français sur deux ne part pas en vacances, le plus souvent pour des raisons financières.

Ce que l’on nous dit pas, c’est qu’au sein de ceux qui se considèrent partant “en vacances”, beaucoup ne peuvent partir que sur un séjour très bref, à proximité du lieu de résidence ou hébergés par la famille/amis.

En effet, les statistiques nationales considèrent qu’une personne est partie en vacances à partir du moment où elle est parvenue à s’extraire de son quotidien consécutivement plus de 4 jours dans l’année.

En réalité, derrière le mot “vacances” se cachent des inégalités majeures.

Les catégories socio-professionnelles supérieures sont celles qui disposent du plus grand nombre de congés, celles qui sont capables de partir plusieurs fois dans l’année, celles qui sont capables de partir aux sports d’hiver (chaque année, seuls 7.4% des français partent aux sports d’hiver), celles qui partent le plus souvent en week end (un français sur deux ne peut pas partir en week end) et enfin celles qui reçoivent le plus grand nombre d’aides financières aux vacances (chèques vacances, etc,…)

28 % des foyers les plus aisés bénéficient d’aides pour partir en vacances contre 13 % des foyers qui ont un revenu inférieur à 1 500 euros.

Ces aides aux vacances se matérialisent le plus souvent par des chèques-vacances (12 %). Viennent ensuite les aides financières des employeurs ou de comités d’entreprise (9 %).

Pour remédier à cette énième injustice gravée dans le marbre de “notre” République bonapartiste, de “notre” démocratie bourgeoise, “notre” organisation salariale du travail et ce au cœur d’une crise systémique historique, le prolétariat ne doit suivre qu’une seule voie, celle de se mettre en vacances du capitalisme!

 

Les Enragé-e-s

Le “départ des français aux sports d’hiver” ne concerne chaque année que… 7,4% des français

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Le saviez-vous ? Le “départ des français aux sports d’hiver” répété sur les médias dominants ne concerne chaque année que… 7,4% des français.

 

Comme toutes les économies liées au tourisme confisqué, ses bénéfices tombent toujours dans les poches d’une petite minorité aisée. Rentes hôtelières, promoteurs, spéculateurs, rentes commerciales. L’Etat engloutit même des fortunes pour les bourgeoisies et petites bourgeoisies, en finançant à grands frais des lignes de TGV menant directement les métropoles aux pieds des pistes. Les politiques locaux sont également complices en justifiant ce rapt au nom de “l’emploi” qui sont des emplois le plus souvent saisonniers, souvent mal payés, avec un droit du travail le plus souvent piétiné.
Une preuve de plus que l’Etat n’est pas “neutre” et qu’il défend avant tout le petit confort des riches et des plus aisés.

 

 

Les Enragé-e-s

 

 

L’un des étudiants leva la main ; et, bien qu’il
comprît fort bien pourquoi l’on ne pouvait pas tolérer
que des gens de caste inférieure gaspillassent le
temps de la communauté avec des livres, et qu’il y
avait toujours le danger qu’ils lussent quelque chose
qui fît indésirablement « déconditionner » un de
leurs réflexes, cependant… en somme, il ne concevait
pas ce qui avait trait aux fleurs. Pourquoi se
donner la peine de rendre psychologiquement impossible
aux Deltas l’amour des fleurs ?
Patiemment, le D.I.C. donna des explications. Si
l’on faisait en sorte que les enfants se missent à hurler
à la vue d’une rose, c’était pour des raisons de haute
politique économique. Il n’y a pas si longtemps (voilà
un siècle environ), on avait conditionné les Gammas,
les Deltas, voire les Epsilons, à aimer les fleurs – les
fleurs en particulier et la nature sauvage en général.
Le but visé, c’était de faire naître en eux le désir
d’aller à la campagne chaque fois que l’occasion s’en
présentait, et de les obliger ainsi à consommer du
transport.
– Et ne consommaient-ils pas de transport ?
demanda l’étudiant.
– Si, et même en assez grande quantité, répondit
le D.I.C., mais rien de plus. Les primevères et les
paysages, fit-il observer, ont un défaut grave : ils sont
gratuits. L’amour de la nature ne fournit de travail à
nulle usine. On décida d’abolir l’amour de la nature,
du moins parmi les basses classes, d’abolir l’amour de
la nature, mais non point la tendance à consommer
du transport. Car il était essentiel, bien entendu,
qu’on continuât à aller à la campagne, même si l’on
avait cela en horreur. Le problème consistait à
trouver à la consommation du transport une raison
économiquement mieux fondée qu’une simple affection
pour les primevères et les paysages. Elle fut
dûment découverte. – Nous conditionnons les masses
à détester la campagne, dit le Directeur pour
conclure, mais simultanément nous les conditionnons
à raffoler de tous les sports en plein air. En même
temps, nous faisons le nécessaire pour que tous les
sports de plein air entraînent l’emploi d’appareils
compliqués. De sorte qu’on consomme des articles
manufacturés, aussi bien que du transport. D’où ces
secousses électriques.

Aldous Huxley, Le Meilleur des mondes

Grève des dépôts bancaires : un mythe réactionnaire

L’appel du “bank run” en 2010, cette prétendue “révolution pacifique” qui se solda par un flop retentissant, est typique des fausses portes de sortie à la crise systémique du capitalisme qui sont agitées devant les travailleurs comme des hochets afin de leur faire ingurgiter une mauvaise soupe.

Comment accorder quelque crédit à une opération ayant invité les masses à retirer leur argent en banque en sachant que c’est précisément la classe exploitée qui est privée de Capital et qui en subit au quotidien le joug?

Comment conseiller sérieusement à des travailleurs, employés ou pas à un instant T, d’aller retirer leurs “économies” alors que pour un nombre de plus en plus considérable de personnes, les fins de mois commencent le 10 voire avant?

Les médias dominants ont pour usage de répéter que le livret A serait “l’épargne préférée des français”.
Avec plus de 61 millions de livrets A ouverts, il semble difficile de contester cette réalité.
Mais si l’on s’intéresse à la nature des dépôts, à leurs volumes, à leur répartition, on s’aperçoit qu’il y a une inégalité majeure entre les sommes épargnées.

La moyenne d’un dépôt étant de 3900€, cette dernière est non seulement relativement faible mais en outre, sa valeur est consolidée par la petite minorité atteignant le plafond, qui pèse seulement 8,5% des livrets et qui pourtant représente plus de 40% des 250 milliards épargnés.
A l’inverse, plus de 19% des livrets A sont à la tête d’une “épargne” ne dépassant pas les 150€…

Une inégalité frappante que l’on retrouve également au sein des PEL (moins d’1 français sur 5), des PEA (1 français sur 13), l’épargne salariale, les portefeuilles d’actions (1 français sur 10) ou encore les assurances vie (1 foyer sur 3) et qui concentrent leurs volumes dans les mains d’une minorité aisée.

La seule assurance vie pèse 1400 milliards, la voilà l’épargne préférée des français…les plus aisés.

Selon un sondage IPSOS de janvier 2013, 66% des moins de 35 ans n’avaient mis aucun argent de côté durant les 6 mois précédents.

La réalité du capitalisme ici n’est pas bien différente de celle qui organise la répartition des fruits du travail là-bas.

En France, 10% des français possèdent 60% des richesses, pendant que 90% doivent se “partager” les 40% qui restent.

50% de la population doit se contenter de 5% des richesses.

Il n’est ainsi pas étonnant que l’on ait pu retrouver au sein des trois instigateurs du “bank run” une sympathisante zélée du Front National, d’Alain Soral et de Dieudonné ainsi que de la sous-culture conspirationniste.

Inviter les exploités à retirer de l’argent qu’ils ne possèdent pas ou quand ils le possèdent, n’étant qu’un résidu de salaire fortement tronqué par les rentes et les entreprises de la classe parasite se gorgeant de la plus-value extorquée aux travailleurs, ce n’est qu’un énième mythe en provenance des droites radicales.

Une mauvaise blague dans laquelle quasiment personne n’a marché, malgré les nombreux relais dont a pu bénéficier ce “mouvement” de la part des médias patronaux, toujours prompts à faire la promotion de fausses pistes ne remettant pas en question leur position sociale.

Les travailleurs ne sont pas des bourgeois. Ils n’ont d’autre choix pour survivre que de louer leur force de travail.

Pour abattre le capitalisme, ce n’est pas sur le peu que notre salaire nous laisse une fois les innombrables ponctions réalisées par les propriétaires des moyens de production et les rentiers qu’il faut actionner.

Le Capitalisme est un système cynique qui consiste pour ceux qui ne produisent rien à vendre les biens et services à ceux qui les produisent.

Seule une grève générale peut faire prendre conscience à la classe ouvrière que dans n’importe quel pays, rien ne se fait, rien ne se passe sans nous.

Les Enragé-e-s

Le RSA, un dispositif rigide, opaque, complexe, intrusif, suspicieux, tyrannique, humiliant

Le RSA, un dispositif rigide, opaque, complexe, intrusif, suspicieux, tyrannique, humiliant, pour un coût ne dépassant pas 0.5% de notre richesse annuellement produite.

Le profil type de l’allocataire? Il n’y en a pas. Cela pourrait être vous. Jeunes de 25 ans baladés de stages en contrats précaires et n’ayant pas pu débloquer un chômage (plus de la moitié des chômeurs ne perçoit aucune indemnité), quinquas rejetés par l’entreprise, vies brisées, ce sont les accidentés d’une logique économique dont l’un des moteurs est justement de ne pas proposer un avenir pour tous.

Contrairement à l’image d’Épinal entretenue par les réactionnaires de l’UMP et du FN, le bénéficiaire du RSA est le plus souvent une personne seule.

L’allocation s’élève à 499 € pour une personne seule. Mais cette somme, seule une toute petite minorité la perçoit. (SDF et logés à titre gracieux)

La grande majorité, percevant comme les autres français qui y ont droit, une allocation logement, ne touche en réalité que 439 €

Exemple : Un allocataire a un loyer de 400€/mois, il va toucher une allocation logement maximale de 250€ et un RSA de 439€

Faite le calcul pour savoir ce qu’il vous resterait pour survivre.

En outre, les allocataires sont, depuis le passage au RSA, soumis au régime des impôts locaux, de la redevance télévisuelle, leur éventuelle dispense s’étudiant sur la base de requêtes et de commissions exceptionnelles.

Enfin, le RSA est un dispositif parfaitement anti-républicain dans la mesure où son attribution dépend directement de la politique sociale du département donné. C’est ainsi que certains départements pratiquent un eugénisme social en durcissant son obtention.

Alain Guézou évoque ici très justement l’emprise du nuage associatif caritatif, le plus souvent catholique, qui s’est progressivement substitué à la solidarité.

La forte tradition caritative parisienne semble avoir donné le la au niveau national.

Charité ou solidarité?

Avec la charité, la main qui donne est toujours plus haute que celle qui reçoit. La charité n’émancipe pas, elle enchaîne. Elle est aussi la porte ouverte à tous les prosélytismes.

Sur la page des Enragés, entre charité et solidarité, on a choisi depuis longtemps.

Les Enragé-e-s

Alain Guézou : “Emmaüs, le Secours populaire… ces associations ont fait de la solidarité un fond de commerce.”

http://www.franceinter.fr/emission-linvite-de-7h50-alain-guezou-emmaues-le-secours-populaire-ces-associations-ont-fait-de-la-s

Le PS arrivé au pouvoir a programmé une “revalorisation” de 10% étalée sur 5 ans, ce qui n’équivaut même pas à une revalorisation de 2% par an, soit en dessous de l’inflation réelle! Une honte!

1. La France dépense plus en aides sociales que les autres pays d’Europe ? C’est faux.

Ainsi, pour les dépenses en minima sociaux, “Nous sommes dans la moyenne européenne des 27 pays”, selon Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE. Les pays scandinaves dépensent bien plus que nous. Plus étonnant : l’Angleterre et l’Irlande aussi.

2. Les montants des minima sociaux sont plus importants en France ? C’est faux.

Les montants des aides sociales françaises sont très bas dans l’ensemble des 12 pays européens les plus riches. Selon une étude de l’Institut de recherches économiques et sociales de 2007, «les montants des revenus minima sont beaucoup plus élevés» dans les onze autres pays européens étudiés: « de 30 à 40 % au Royaume-Uni et en Finlande, de l’ordre de 50 à 75 % en Irlande, Suède, Belgique et Pays-Bas, environ le double en Norvège et en Islande, et de l’ordre de 150% au Danemark ».

Au cours des années récentes, le niveau des minima sociaux a baissé par rapport aux salaires et à la richesse nationale : « la situation relative des allocataires des minima sociaux s’est progressivement dégradée en termes de pouvoir d’achat par rapport au SMIC » (ONPES). Le décrochage est énorme : une perte de 25 à 30 % de pouvoir d’achat par rapport au SMIC horaire depuis 1989 !

http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2011/06/07/quelques-gros-mensonges-sur-l%E2%80%99assistanat-et-sur-les-chomeurs/

 

La fin du salariat, ce n’est pas la fin de l’activité ou du travail, c’est leur libération

Le capitalisme, ce n’est rien d’autre qu’une certaine façon d’organiser la production.
Un système d’organisation de la production qui concentre la majeure partie de ses fruits dans les mains d’une minorité.

Aucune production ne se fait sans travail.

Ce que hélas beaucoup de gens n’ont pas compris, et on ne leur en veut pas car absolument rien n’est fait pour les éclairer sur ce point ESSENTIEL qui conditionne tous les autres, c’est que désormais la grande majorité des emplois sont inutiles.

En réalité, à peine 20% de la population active est réellement nécessaire pour assurer la totalité des besoins de tous.

En près d’un siècle, les gains de productivité dégagés ont été phénoménaux.
Un poste qui nécessitait 5, 10, 20, 40 travailleurs n’en réclame désormais plus qu’un ou deux.
Pourtant, la journée de 8 heures date de 1919, avec 48 heures par semaine.
De nos jours, malgré le passage aux 35 heures pour une partie des travailleurs, le temps réellement travaillé oscille entre 41 et 42 heures par semaine.

Ces 20 dernières années, des efforts considérables ont été réclamés aux salariés sans que ces derniers n’aient pu observer où que ce soit une amélioration de quelqu’ordre, bien au contraire.

Vous ne trouvez pas qu’il y a un petit problème?

Oui, ce sont bien les capitalistes et non les travailleurs qui empochent pour leurs profits, les gains de productivité.

Récemment, les gains de productivité dégagés par la révolution numérique ont été intégralement et une fois de plus engloutis par les classes dominantes.

Juste quelques chiffres :

-En France, la moitié de la production de notre richesse annuelle est assurée par seulement 3,5 millions de salariés, sur une population active comptant 30 millions.
Pour donner un ordre de grandeur, l’équivalent de l’ensemble de la richesse produite il y a 30 ans est réalisé de nos jours par à peine plus de 10% de la population active.

-Le monde paysan, c’est moins de 3% des travailleurs.

-La grande distribution toute entière, c’est 650.000 travailleurs, dont beaucoup ne sont pas sur des temps pleins, soit pas même 1% de la population totale.

En réalité, on ne sait plus quoi faire pour occuper les gens.

Ce que l’on nomme société de services est restée avant tout une société au service.

Des millions d’emplois totalement inutiles dans l’absolu, des millions d’emplois forts utiles à une classe sociale, la bourgeoisie, classe sociale qui a toujours adoré se faire servir.

“Bosser”, c’est-à-dire cette action de louer sa force de travail à un possédant, c’est-à-dire voir une part considérable du fruit de son travail être accaparée par un parasite pour être accaparée ensuite par d’autres parasites, c’est-à-dire cette action répétitive, ennuyeuse, pénible, usante, harassante répétée 8 heures par jour, avec parfois une heure, deux heures, cinq heures de transport par jour, ce n’est pas la même chose que le fait d’exercer des activités utiles, solidaires et épanouissantes 15 heures par semaine organisées selon la liberté de chacun et renforcée par celle de tous.

La fin du salariat, ce n’est pas la fin de l’activité ou du travail, c’est leur libération.

Les Enragé-e-s

Le capitalisme nous affame, bouffons-le !