Les néostaliniens du PCF

Il ne faut pas avoir une conception étriquée du stalinisme.

Le stalinisme ne meurt pas avec Staline (le 5 mars 1953) ni avec la prétendue déstalinisation du XXe Congrès du PCUS de 1956.

Le cœur théorique du stalinisme c’est la théorie de la possibilité de l’instauration du socialisme dans un seul pays et donc l’abandon d’un des piliers fondamentaux du marxisme révolutionnaire: l’internationalisme prolétarien!

A ce titre, c’est une forme de menchévisme, patriotard, étapiste, toujours prêt à la conciliation avec la bourgeoisie et l’impérialisme (Comité anglo-russe de 1925, alliance avec le Kuomintang en 1926, pacte Laval-Staline en 1935 suite auquel le PC français vota le budget militaire de la France, Fronts populaires d’alliance avec la bourgeoisie « patriote », alliance avec l’impérialisme anglo-américain durant la seconde Guerre mondiale qui rétablit l’ordre bourgeois y compris contre les communistes qui n’avaient pas compris la ligne) partout où il était menacé et ébranlé.

Cette politique contre-révolutionnaire peut prendre dans certaines circonstances (le début des années ’30, la période du pacte germano-soviétique jusqu’en mai 1941, les manifs ultra-violentes de la période de la guerre froide) une apparence ultra-révolutionnaire et militariste, mais ce n’est qu’un leurre pour mieux conduire les masses dans l’impasse et ériger un rempart contre la véritable révolution sociale et internationaliste, notamment en divisant la classe ouvrière.

Il y a une continuité idéologique entre le stalinisme et ses descendants d’aujourd’hui, aussi affaiblis et pathétiques soient-ils: ce sont des adversaires de la révolution socialiste qui est par essence internationaliste et internationale, des adversaires de l’unité de lutte de la classe ouvrière, des combattants pour un aménagement le plus favorable possible du capitalisme, ce qui explique que quelques fois le PCF et la direction de la CGT puissent être virulents en paroles et même en actes « Prenez le pouvoir! » et les portraits du Che, les drapeaux rouges dans leurs manifs (toujours accompagnés du drapeau tricolore des Versaillais néanmoins, on est patriotes avant tout, ne l’oublions pas!).

De ce point de vue et malgré leurs rancœurs les uns à l’égard des autres, c’est toujours le cas dans un navire qui sombre, PCF, direction de la CGT, PRCF et autres ont en commun l’héritage pourri de la trahison immonde des idéaux de Marx, Engels, Luxemburg et tous les autres avaient réussi à faire vivre.

Leur destin est scellé, même s’ils peuvent encore encombrer la scène de l’Histoire quelques décennies.

Notre devoir est de les dénoncer et de les combattre.

Quand on est marxistes, on ne juge pas les gens à ce qu’ils disent ou pensent d’eux-mêmes, mais au rôle RÉEL qu’ils jouent dans la lutte de classes!

Les Enragé-e-s