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Kokopelli ou les illuminés de la petite graine

L’association écolo Kokopelli, spécialisée dans la vente de semences anciennes, fait l’objet d’une certaine bienveillance dans les milieux de gauche, écologistes et alternatifs. Toutefois, certains propos tenus par son fondateur et président historique, Dominique Guillet, sont pour le moins préoccupants… 

En outre, Kokopelli se targue d’être un réservoir génétique accessible à tous. Or la gamme de semences qui figure dans son catalogue ne comporte pas plus de 2300 variétés et pour bon nombre de semences proposées par l’association, l’argument ne tient pas vu qu’elles sont proposées par la concurrence. Et dans ces variétés on trouve majoritairement des tomates des piments et des courges, parfaitement courantes pour la plupart provenant des USA .

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A partir de mi-juillet, un communiqué de Kokopelli, association créée en 1999 et engagée dans la protection la biodiversité à travers la vente de semences issues de l’agriculture biologique et biodynamique, a commencé à circuler massivement sur les réseaux sociaux. Il dénonçait une levée de fonds organisée par l’ONG Avaaz pour lutter contre Monsanto qui usurpait, parmi d’autres, le nom de Kokopelli pour légitimer cette campagne. Et en profitait au passage pour appuyer sur le côté plus que douteux de cette organisation entourée de soupçon d’escroquerie. Jusque-là tout va bien. Mais cette mise au point renvoyait à un article plus fouillé intitulé Avaaz : un écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri, écrit par Dominique Guillet et publié sur le site de l’association le 14 novembre 2012. Si sur le fond certains arguments acerbes envers la très critiquable Avaaz peuvent être recevables et partagés par notre organisation (fatuité de cette forme de «  militantisme  » en ligne et par pétition, motifs discutables des souscriptions, source de financement sujette à caution, salaires mirobolants de ses dirigeants), ce règlement de compte suscite la stupeur en évoquant dès sa première ligne le Graal des complotistes renommé ici «  opération psychologique spéciale dénommé 9/11  » et renvoyant vers le site conspirationniste ReOpen911

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Prose paranoïaque

En poursuivant les yeux écarquillés la lecture de ce salmigondis soi-disant subversif, on tombe sur la prose classique des paranoïaques du complot avec la dénonciation ad nauseam du « Nouvel Ordre Mondial » et l’explication de la guerre en Afghanistan par la volonté de l’Otan de contrôler le marché de l’opium. On n’est pas loin des délires royalo-narcotiques du conspirationniste Lyndon LaRouche et de son préposé français, Jacques Cheminade

Plus étonnant pour quelqu’un qui se revendique écolo, l’auteur décidément en grande forme s’attaque à «  l’arnaque du réchauffement climatique anthropique  » et nous invite à consulter une série de quatre articles qu’il a rédigés à l’automne 2009 et publiés sur son site liberterre.fr (sic). Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

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Complotisme et ésotérisme

Circonspect devant tant de divagations, on se penche plus en avant sur le bonhomme  : adepte des théories Gaïa – qui dégénèrent bien souvent en des croyances religieuses New Age débilitantes – Dominique Guillet, qui ne laisse pas de surprendre, se révèle être un fervent disciple et traducteur de John Lamb Lash, gourou américain versant dans l’ésotérisme, inlassable dénonciateur de l’ « intrusion extraterrestre » qui œuvre clandestinement à la destruction de l’humanité et annonciateur d’une menace prophétique qu’il assimile au sionisme en ne ménageant pas ses efforts pour masquer son antisémitisme maladif.

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Traduction de John Lash par Dominique Guillet hébergée sur son site Liberterre.

Kokopelli propose également à la vente un ouvrage de Sylvie Simon, écrivaine obscurantiste anti-vaccination décédée en 2013 et de Claire Séverac, auteure antisémite et conspirationniste transitant sur Egalité & Réconciliation d’Alain Soral et que l’on retrouve sans grande surprise également sur le site écolo-confusionniste Mr Mondialisation.

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La boutique de Kokopelli ne lésine pas sur les ouvrages de charlatans qui sont d’authentiques sas d’entrée sur l’extrême droite.

Au début Kokopelli s’appelait Terre de Semences et distribuait des semences issues de l’agriculture biologique à l’intention des jardiniers amateurs. Ces semences n’étant pas inscrites au catalogue officiel cette activité était tolérée, mais illégale. Devant ce fait le législateur a même changé la loi afin de permettre aux jardiniers de se procurer ces semences, en créant « le registre des variétés anciennes pour jardinier amateur ». Mais M.Guillet, le fondateur, ne veut pas de cette loi et créa Kokopelli.

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Au passage Kokopelli est soutenue par le professeur Berlan, radicaliste anti-OGM et qui a préfacé le livre de D.Guillet. On trouve comme généreux donateur de cette association « Fondation pour une Terre Humaine » de Jean-Louis Gueydon de Dives, une fondation Suisse qui finance de nombreux projets « écolos » derrière lesquels se cache l’anthroposophie (Demeter, biodynamie, etc,…), à commencer par Terre et Humanisme de Pierre Rabhi

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La FTH a été créée par son président actuel, Jean-Louis Gueydon de Dives, grâce à l’héritage de sa mère, Jacqueline Beytout, ex-propriétaire et PDG des Échos.

Au passage l’association ne soutient pas plus l’agriculture bio, mais soutient largement l’agriculture biodynamique, suivant la réflexion de l’anthroposophe ésotérique et raciste Rudolf Steiner.

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Le « Hameau du Buis », vitrine anthroposophe détenue par Pierre et Sophie Rabhi, village privatif pour personnes vulnérables et aisées. En bas à droite de la photo, cercle Steiner sur ce même « Hameau du Buis ».

Cette affaire de plus en dit long en tout cas sur le climat politique actuel et la sous-politisation de certains mouvements qui se veulent militants, notamment dans quelques milieux écologistes mystiques, terreau fertile pour le conspirationnisme et porte d’entrée de l’extrême droite.

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Sur le site de Dominique Guillet, on trouve 28 entrées pour le philosophe ésotérique et raciste, Rudolf Steiner. Ce n’est pas étonnant puisque la figure de proue anthroposophe, Pierre Rabhi, est impliqué dans l’association Kokopelli, que John Lash a longuement transité au sein du nuage anthroposophe, que Kokopelli distribue des ouvrages édités par Acte Sud, une maison d’édition tenue par un couple d’anthroposophes qui éditent également… Pierre Rabhi.

Au secours! Les anthroposophes sont là

En attendant, nous invitons les personnes légitimement préoccupées par la préservation de la biodiversité, vitale pour la stabilité de nos écosystèmes, à se tourner plus sûrement vers le Réseau semences paysannes monté par nos camarades de la Confédération paysanne. [NDLR confédération qui ne semble pas, hélas, totalement étanche à l’entreprise de colonisation culturelle de la biodynamie]

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Une critique de Kokopelli

La première fois que j’ai entendu parler de Kokopelli, c’est à travers un reportage: Solutions locales pour désordre global.

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Le couple de réactionnaires, Claude et Lydia Bourguignon, l’anthroposophe Pierre Rabhi, le pape du microcrédit Muhammad Yunus, la prêtresse Vandana Shiva, les réactionnaires Michéa et Latouche chapeautent une jolie brochette de conservateurs et de mystiques en tous genres.

Le président de l’association, Dominique Guillet, expliquait que les multinationales de la semence voulaient se créer un monopole sur le vivant. Ses propos m’ont paru légèrement exagérés : l’agriculture est comparée à une guerre faite à la terre, le tracteur et les pesticides seraient des outils développés suite aux guerres mondiales et seraient respectivement la suite logique des chars et des gaz de combat. Deux affirmations erronées qui seront traitées dans un autre article, consacré à ce « reportage ».
On peut se dire « oui, bon, erreurs historiques mineures ou bien propos se voulant pédagogiques de la part de M. Guillet ». Certes. J’avoue avoir passé l’éponge sur ces affirmations fausses. Après tout, M. Guillet ne dépareillait avec le reste des intervenants du reportage, une ânerie passe mieux si elle est entourée d’autres âneries.

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Les « Femmes semencières » sont également une création de Pierre Rabhi. La fertilité des femmes est naturalisée en tant que fonction sociale indépassable, le tout au prétexte de « lutter pour la biodiversité ».

La deuxième fois que j’ai entendu parler de Kokopelli, c’est à la suite du verdict de son procès perdu contre un semencier. Il faut dire que la somme qu’a été condamnée à verser l’association est faramineuse : 100 000€ [Condamnation finalement ramenée à 5000€]. Tout ça pour avoir voulu soit disant protéger des graines illégales car non-inscrites dans le Registre, indispensable à la commercialisation des graines selon l’association.

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Kokopelli et Sea Shepherd, deux droites radicales engagées dans « la défense de la biodiversité ».

Sea Shepherd? Réactionnaire mon cher Watson. 

1)Kokopelli, un acteur unique de la biodiversité ?
L’association déclare détenir plus de 2200 graines d’espèces potagères rares ou anciennes. 1700 espèces sont disponibles à la vente au public, les autres étant réservé à l’échange entre membres de l’association.
Il est intéressant de regarder de près ces 1700 semences et notamment les 650 variétés de tomates proposées. Car oui, les tomates représentent 1/3 des semences proposées à la vente.
La première chose qui surprend, c’est le nom de ces variétés : sur une page prise au hasard affichant 20 résultats, 18 portent des noms anglais, y compris la Yellow Belgium et la Black Ethipian. La moitié des variétés sont originaires des USA ou cultivées aux USA et supposément originaire d’Europe, l’autre moitié est originaire d’Europe de L’Est.

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Kokopelli vend à vil prix des semences tout ce qu’il y a de plus communes. C’est le cas du piment Jupiter inscrit au catalogue officiel. Autre exemple le haricot Christmas Lima n’est rien d’autre qu’un Phaseolus Lunatus qui n’a pas besoin d’être inscrite pour être commercialisée.. ! Le fenouil Mantovano est quant à lui déjà inscrit aussi… ! Et tant d’autres variétés du catalogue. Sur 10 variétés de carotte proposée 9 sont inscrites… ! Certaines variétés sont même issues d’obtention de très grandes sociétés (les 4 grandes multinationales…) comme le piment Emerald Giant de Syngenta….N° 2 mondial….

Un autre élément surprenant est la présence de variétés tout ce qu’il y a de plus modernes. Certaines espèces ont été développées dans les années 80 et 90 aux Etats-Unis et sont donc plus en voie d’apparition que de disparition. On peut prendre en exemple les tomates créées par Tom Wagner, créateur de Tater Mater Seeds. Ses tomates sont certes originales d’un point de vue visuel (zébrées vertes, rouges, en forme de banane, etc), mais sont toutes des créations récentes issues d’hybridations inter-variétés. Si l’on peut saluer l’acharnement et le travail de sélection effectué par Tom Wagner,  son travail ne relève absolument pas de la sauvegarde de la biodiversité légumière mais de la sélection, c’est-à-dire de la biotechnologie artisanale telle qu’on la pratique dans tous les champs depuis 10 000 ans.
Dans les faits, Kokopelli vend surtout des graines « funs », certaines peu courantes dans le commerce, mais ce n’est pas exactement synonyme de protection de la biodiversité.

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2) Des graines trouvables chez Truffaut
Si certaines graines sont peut-être rares, ce n’est pas le cas de toutes. Certaines (la plupart) sont même assez courantes.
Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre sur le site de Truffaut et de comparer les variétés vendues à celles que possède Kokopelli.
Prenons les carottes. Kokopelli en propose 17 variétés à la vente. C’est un chiffre un peu ridicule par rapport aux 650 variétés de tomates, mais que voulez-vous, Kokopelli ne peut pas sauver tout le monde !
Parmi ces 17 variétés, 4 sont trouvables sur le site du très capitaliste Truffaut : carotte de Roubaix à cœur rouge, Nantaises, Rothchild, Touchon. Des variétés françaises classiques trouvables dans tous les potagers, ni hybrides F1 ni en voie de disparition…
La recherche marche aussi avec les tomates : par exemple, au milieu de ses hybrides F1, Truffaut propose des variétés de tomates reproductibles, parmi lesquelles la Green Zebra de chez Tom Wagner ou la plus francophone Rose de Berne.

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Dominique Guillet et Vandana Shiva, une rencontre au sommet de deux grands mystiques.

Par ailleurs, le dernier procès opposant Kokopelli au semencier Baumaux a mis en évidence le fait que les deux entités commercialisaient 233 variétés identiques et étaient donc en situation de concurrence. Si une entreprise capitaliste les produit, ces 233 variétés ne sont de fait pas en voie de disparition. Il est significatif que Baumaux ait attaqué Kokopelli pour concurrence déloyale. Si ces graines étaient si illégales que cela, le service juridique de cette entreprise en aurait probablement profité.
A titre d’exemple, les variétés de carotte Jaune du Doubs, Saint valéry, Blanche de Kütingen, Amsterdam, Touchon, Longue lisse de Meaux, Carentan, Colmar à cœur rouge, sont également trouvables chez Baumaux qui d’ailleurs, possède plus de variétés de carottes non-F1 que Kokopelli et pour des prix généralement plus bas que ceux pratiqués par l’association. L’argument d’anticapitalisme ne tient pas non plus !

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A noter que l’association commercialise des semences de variétés protégées en AOC. Comme le Haricot Tarbais, appellation déposée par une toute petite coopérative Tarbaise. Mais voila la coop les commercialise 6€ les 150g et Kokopelli 3€ les 40g…

3) Biodiversité et autosuffisance
La raison d’être de Kokopelli est la préservation de la biodiversité potagère.
Comme nous l’avons déjà vu, pour bon nombre de semences proposées par l’association, l’argument ne tient pas vu qu’elles sont proposées par la concurrence.

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Le groupe Tryo cède au mythe de l’Arche de Noé potagère ou quand un groupe « gauchiste » sans structure véritable et ouvert à tous les vents, tente de s’offrir une caution morale bon marché. Les mêmes s’afficheront en octobre 2015 aux côtés du réactionnaire et xénophobe Paul Watson de Sea Shepherd.

Le mythe de l’Apocalypse et de l’Arche de Noé potagère

Si on écoute Kokopelli, le monde serait envahi d’hybrides F1 stériles ne permettant pas de reproduire ses graines d’une année sur l’autre. Nous tous, pauvres jardiniers, serions dépendants des multinationales de la carotte et du navet.
Une visite sur les sites de commerces spécialisés comme Truffaut nous montre le contraire : certes il existe à la vente des graines hybrides F1 en pagaille (la mention « Hybride F1 » est d’ailleurs clairement indiquée) mais également des espèces non hybrides tout ce qu’il y a de plus reproductible pour qui voudra bien se donner la peine de garder quelques graines à l’abri dans un bocal pour les replanter l’année suivante.
Vous n’avez donc pas besoin des graines de Kokopelli pour être auto-suffisant, celles de Truffaut ou Jardiland sont tout aussi indiquées pour le replantage, pour peu que vous soyez un minimum dégourdi.
L’argument de préservation de la biodiversité ne tient lui aussi qu’à un fil.

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Jocelyn Moulin de Kokopelli aux côtés de Pierre Rabhi sur la radio conspirationniste et d’extrême droite « Ici et Maintenant », radio qui vit d’ailleurs ses ondes fermées il y a quelques années déjà, pour incitation à la haine raciale.

Rabhi sur la famille et la PMA, à droite toute!
La biodiversité c’est avant tout la protection des variétés différentes, or, comment protéger deux variétés si elles sont cultivées ensemble sur le même carré de terre par les jardiniers amateurs ? Inévitablement les deux variétés vont se féconder l’une l’autre et donner naissance à une nouvelle espèce hybride naturelle, certes viable car non-F1 mais cela sera tout de même synonyme de disparition des deux variétés initiales.
Concrètement, préserver la biodiversité, cela signifie isoler les variétés pour éviter une hybridation qui a terme ne pourra que conduire à une homogénéisation et à la disparition des variétés.
Appliqué à l’humain, l’extrême-droite l’a parfaitement compris, cela devient un prétexte au racisme et à la ségrégation raciale. Mais l’humain n’est pas une tomate en voie de disparition. Je tiens à le dire clairement pour couper l’herbe sous le pied à ceux qui voudront me taxer de racisme via une réductio ad tomatum.
Pour en revenir aux semences potagères, quand on veut préserver la biodiversité, on évite d’introduire X variétés différentes d’une espèce comme le fait Kokopelli avec ses tomates ou ses salades américaines.

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Au sein de cette écologie mystique, les thés eux aussi, peuvent devenir des militants. Les « Jardins de Gaïa » relient une fois encore Kokopelli et Pierre Rabhi.

4) Diffuser des graines non-inscrites, un acte illégal ?
Une question centrale pour juger de la légitimité du combat de Kokopelli est de savoir si le commerce et l’échange de graines non-inscrites au Catalogue officiel est vraiment interdit.
Kokopelli prétend que pour être vendue ou échangée, une graine doit être inscrite soit au Catalogue officiel, soit au Registre amateur. Mais il faut éviter de prendre ce qu’on nous dit pour argent comptant sous prétexte que l’argument vient d’une structure semblant porter un combat anticapitaliste.

Pour en savoir un peu plus sur la législation des graines, il suffit de parcourir rapidement le lien ci-dessous :

http://www.semencespaysannes.org

Semences paysannes poursuit plus ou moins les mêmes buts que Kokopelli, sauf que l’association a l’air de mieux s’y connaître niveau législation. Et manifestement, contrairement aux déclarations de Kokopelli, rien n’interdit l’échange voire même la vente de variétés non-inscrites.

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Conclusion
En étant tolérant, on peut conclure que Kokopelli est une petite association militante, que ses moyens ne sont pas à la hauteur de ses objectifs, que son combat est avant tout idéologique face aux entreprises du secteur en se basant sur des valeurs écolo que sur des connaissances scientifiques ou juridiques, d’où des arguments souvent erronés.

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La page facebook de Kokopelli annonce clairement la couleur avec une superbe collection de toute l’écologie réactionnaire.

En étant plus critique, on peut conclure que la réalité de Kokopelli est loin des principes affichés, que nombre de graines qu’elle propose ne sont ni rares ni menacées contrairement à ce qu’elle prétend, que l’argumentaire écolo-radical est avant tout là pour cacher le fait qu’elle vend les mêmes graines que Jardiland et qu’à part le parrainage de semence, qui consiste pour les volontaires à gérer une espèce rare bénévolement, Kokopelli n’apporte rien à la cause qu’elle veut défendre.
Le fait est qu’en tant que militant, après m’être renseigné, j’ai l’impression que cette asso mène un combat qui n’a pas réellement de sens et que les militants et sympathisants de gôche ou écolo sont un peu des vaches à lait pour ce genre d’asso, toujours volontaires pour se faire traire pour peu qu’on leur serve un argumentaire contestataire.

Sources Samuel Préjean et AL 

 

 

 

 

A lire en complément :

Pour en finir avec la supercherie Rabhi: l’écogourou sur le chemin de Compostage.

Le site Reporterre, portail de l’écolo-confusionnisme 

Ecologie, monnaie, le clan Rabhi à l’avant-garde de la confusion

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