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TROUVÉ, petit appareillage électronique d’amateurs de communications

A propos d’un dispositif de surveillance trouvé, documenté et détruit à Paris

panoramaFin septembre nous avons mis fin à des doutes sur la présence d’un dispositif de surveillance visant la bibliothèque anarchiste La Discordia dans le Nord-Est de Paris. Un dispositif qui se trouvait dans l’école Montessori « Plaisir d’enfance » située juste en face de la bibliothèque au premier étage dans un cagibi, donnant sur la fenêtre (le dispositif avait la forme d’un « dossier en carton »). Le mardi 6 octobre, nous avons décidé de rentrer dans l’école pour prendre contact avec la direction. Nous finissons avec insistance par obtenir un rendez-vous avec la directrice administrative et financière de l’école. Celle ci, dans un premier temps nie, mais acculée, elle finit par reconnaître (à demi-mot) l’existence du dispositif dans son école (et donc l’autorisation/collaboration de la direction). Après de longues « négociations » avec elle et son supérieur, et de lourds efforts de leur part de temporisation (pour pouvoir « appeler son contact »), nous finissons, après la sortie des classes, par obtenir l’accès au cagibi. Prenant nos responsabilités, nous décidons rapidement de nous emparer du dispositif par la force. Nous nous rendons alors compte que tout le monde est au courant de sa présence dans l’école. Nous réussissons à sortir rapidement malgré quelques « résistances ». Le kéké de l’école est sorti pour regarder où nous allions afin de faciliter encore plus (et une fois encore), le travail des flics. Nous apprenons par ailleurs que le dispositif était en place depuis au moins la deuxième semaine de juillet 2015.

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Considérations techniques

Le dispositif était sous la forme d’un boîtier rectangulaire, bruyant (ventilateurs) d’environ 40x25x25 cm en plastique dur, branché sur secteur (sans batteries). Le boîtier présente un trou d’environ 4 cm de diamètre pour la caméra, trois câbles en sortaient au bout desquels se trouvaient deux antennes à pointe (probablement des capteurs sonores) et un troisième capteur petit et carré. À l’ouverture du boîtier, nous découvrons du matériel technologique de pointe :
Un routeur wifi avec deux cartes SIM (Bouygues), un GPS, trois entrées cellulaires, une entrée stéréo.
Un processeur.
Un dispositif téléphonique avec une carte SIM Orange (ce qui signifie que les données n’étaient pas stockées mais transmises en direct).
Une camera avec deux niveaux de zoom, commandable à distance.
Et d’autres types de matériels que nous ne sommes pas parvenus à identifier (mais que vous trouverez sur les photos téléchargeables ci-après).

Nous mettons à disposition une certaine quantité de photos en invitant les personnes capables, à partager leurs connaissances techniques sur le sujet : 1 et 2.

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Pour conclure

Ces dispositifs qui ont d’abord pour but de surveiller, ont aussi comme objectif secondaire celui de nous faire peur et de nous apprendre à nous limiter nous-mêmes. Mais cela ne marche pas. Ce ne sont ni la peur ni la répression qui déterminent nos pratiques, mais seulement nos idées. Quoi qu’il en soit, il est logique de soupçonner que ce type d’« attention » (somme toute, assez banale) touchera encore La Discordia comme tout autres lieux considérés comme subversifs par l’État.

Nous savons, par exemple, que d’autres dispositifs de surveillance ont été découverts ces dernières années dans différents endroits en France (Montreuil, Cévennes, Lille, etc.). Mais nous ne le savons que par « copinage » alors qu’il nous paraît très important de rendre ces informations publiques afin qu’elles puissent profiter à tous, plutôt que de s’enfermer dans des réflexes imbéciles et contre-productifs de panique.

Pour la DGSI et leurs amis : si vous cherchez votre matériel, vous le retrouverez, en pièces détachées, à quelques mètres de profondeur, dans le canal de l’Ourcq, au niveau de la rue de Nantes. Bonne pêche ! (on a toujours rêvé de voir des porcs flotter)

Des livres, pas des flics !

 

 

Quelques participant/es à La Discordia.

non-fides.fr

attention-un-livre

 

L’Internationale d’Eugène Pottier -1871-

903759_189231644576749_1581408354_oCouplet 1 :
Debout ! les damnés de la terre !
Debout ! les forçats de la faim !
La raison tonne en son cratère,
C’est l’éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

Refrain : (2 fois sur deux airs différents)
C’est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L’Internationale,
Sera le genre humain.

Couplet 2 :
Il n’est pas de sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l’esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud !

Refrain

Couplet 3 :
L’État comprime et la loi triche,
L’impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s’impose au riche,
Le droit du pauvre est un mot creux.
C’est assez languir en tutelle,
L’égalité veut d’autres lois :
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
Égaux, pas de devoirs sans droits ! »

Refrain

Couplet 4 :
Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail,
Ont-ils jamais fait autre chose,
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la bande,
Ce qu’il a créé s’est fondu.
En décrétant qu’on le lui rende,
Le peuple ne veut que son dû.

Refrain

Couplet 5 :
Les Rois nous saoûlaient de fumées,
Paix entre nous, guerre aux tyrans !
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l’air et rompons les rangs !
S’ils s’obstinent, ces cannibales,
À faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Refrain

Couplet 6 :
Ouvriers, Paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs ;
La terre n’appartient qu’aux hommes,
L’oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours !

Refrain

 

En complément:

1871 – Ce jour où l’on scia la colonne Vendôme

Communiqué du 13 février 2015

13 – 02 – 2013 <=> 13 – 02 – 2015

En ce deuxième anniversaire de la page, on va vous offrir un rapide historique retraçant son existence avant de nous lancer dans l’après, à savoir un réajustement important de son orientation.

Plus de 720 quotidiennes, près de 5000 publications, 28000 EnragéEs, des dizaines de millions de vues, près de 140.000 visiteurs uniques en 2015 sur http://www.lesenrages.antifa-net.fr/

100% indépendant, 100% galériens
100% anticapitaliste, 100% antifasciste

Nous sommes bénévoles, indépendants de toute organisation, de toute entité privée ou publique, de toute église, de toute sphère associative.

Nous ne sommes pas des prêtres, nous n’avons pas de vérité révélée à offrir.

Nous ne sommes mandatéEs par personne ce qui nous oblige à ne donner aucune consigne.

Depuis le début, nous avons toujours voulu être le plus transparent possible en ce qui concerne la justification de notre présence sur facebook.

L’avis partagé par beaucoup, c’est celui-ci:

Il faut qu’on discute de notre usage de facebook

L’ouverture de la page est donc à la base un cas de conscience.

Face à la stratégie des droites radicales et obscurantistes qui est celle d’un ensevelissement global de la toile tout en bénéficiant d’une promotion quasi-quotidienne sur les médias patronaux, fallait-il rester les bras croisés et ne rien faire?

Le fait de voir surgir transversalement dans le réel les « idées », les références, l’esthétique, les schémas de pensée, le vocabulaire, le nom des icônes, les mythes de la conspiration et du néofascisme a achevé de nous convaincre que nous allions agir bien tardivement.

Texte rédigé quelques jours avant le lancement de la page « Les Enragés » le 13-02-2013

« Le but premier de la page des Enragés est de faire reculer le fascisme.
Il se trouve que les extrêmes droites ont gagné la bataille des moteurs de recherche, elles ont gagné la bataille des hébergeurs de contenu vidéo. Elles sont animées par des gens peu nombreux, parfois rémunérés, parfois par le biais d’emplois fictifs mais influentes car très organisées, de plus en plus sur les réseaux sociaux qui leur permettent de toucher des publics jeunes et technophiles, grimées derrière des formats attractifs.

L’idée est de reprendre le format de ces pages (d’où le choix de puiser dans la Révolution française et de se référer aux mouvement les Enragés qui fut un mouvement plutôt réactionnaire) en parasitant leur parasitage et en re-politisant le contenu avec un retour assumé de la lutte des classes, (…)

La page doit être capable d’offrir les clés pour débusquer le confusionnisme fasciste où qu’il puisse se trouver en ne laissant pas la lutte contre le fascisme et l’antisémitisme aux sociaux démocrates dont la disqualification emmène, par rejet de classe, certains publics à se jeter dans le camp du conspirationnisme et de l’extrême droite.

En outre, le but est de littéralement décomplexer la lutte anticapitaliste, d’emmener par la répétition l’inéluctabilité de sa disparition, d’offrir des argumentaires efficaces, une production chiffrée alternative démontant le récit bourgeois et déconstruisant les mythologies martelées.

Enfin et surtout, diffuser au plus large une prise de conscience de l’actuelle fin de grand cycle capitaliste et de sa crise systémique, l’urgence de la constitution d’une organisation horizontale structurée et puissante à même de densifier politiquement les mobilisations de masse dans le réel.

Repositionner internet sur ce qu’il est vraiment: un outil très puissant et non un échappatoire ou une simple diversion. (…)

La page des Enragés doit pouvoir, grâce à son format, se retrouver partagée sur des réseaux tenus par l’extrême droite et ainsi permettre de sortir des publics, souvent jeunes, tombés dans les griffes des fascistes et des droites radicales en général et qui sont pour l’instant, perdus pour la Révolution. »

 

Voilà pourquoi vous êtes en train de nous lire depuis cette page, c’est parce qu’il y a  deux ans, « trois bonnes poires » se sont organisées pour tenter de sortir le plus de gens possible de cette sphère poisseuse,  tout simplement parce que ça nous tord(ait) le bide de constater dans le réel cette vague qui a tout submergé.

Autour des trois admins historiques sont venus se greffer d’autres EnragéEs, qui est un collectif qui évolue en fonction du temps et de l’énergie que nous laissent nos exploitations, nos oppressions et nos luttes quotidiennes.

C’est pourquoi il est quasi-impossible pour nous de vous fournir quotidiennement des dossiers anticapitalistes et antifascistes tels que vous pouvez les apprécier, en tout cas tant on voit que vous les partagez  avec enthousiasme autour de vous.

Nous ne sommes pas des professionnels.

Nous sommes des galériens, des bagnards du capitalisme, des précairEs, des ouvrierEs, des employéEs, des salariEs, des (auto)exploitéEs.

Nous sommes touTEs autodidactes.

Certains dossiers que vous avez mis 8 minutes à lire, on a passé un an et demi à les faire.

En revanche, en échappant totalement aux nécessités du marché, il nous est non seulement possible d’être loyaux envers notre propre classe, rigoureux et honnêtes mais nous affirmons que ce n’est que de cette façon qu’il est possible de l’être.

 

Dès le début de la création de la page, il a été décidé de créer un espace totalement épargné par la vague conspirationniste.

Au tout début, nous avons choisi une modération « conciliante » telle qu’elle peut être mise en place par n’importe quel modérateur sur n’importe quel forum. Au fur et à mesure de son évolution, il s’est rapidement avéré que ce n’était pas envisageable à cause de l’audience de la page. Nous avons même été obligés d’alterner des modérations différentes.

A l’époque, l’algorithme facebook, cette formule mathématique qui distribue et choisit à la place des utilisateurs, ce qui doit s’afficher ou pas sur leur fil d’actualités, était beaucoup plus favorable aux pages avec 0€ de budget et donc également à notre page anticapitaliste. Il ne faut pas oublier, pour ne citer que les français, que trois sur quatre considèrent que le capitalisme est un mauvais système et les 2/3 ne veulent pas du FN au pouvoir, si en tout cas on accorde quelque crédit aux sondages patronaux.

Il était possible de dépasser les 4 millions de vues sur une seule publication avec seulement quelques milliers d’abonnéEs.

Nos publications anticapitalistes crépitaient en temps réel à la première seconde de leur diffusion, facebook n’avait pas encore totalement tué le temps réel et surtout le principe premier de la toile, son horizontalité.

On savait que l’on ne pouvait pas encore s’attaquer frontalement à l’extrême droite car on n’avait pas assez d’abonnéEs.

On ne pouvait pas le faire avec un site, la politique de facebook de l’époque était celle de mettre en avant les photos tout comme telle était la stratégie de ces pages, c’est donc par ce biais que l’on a essayé de diffuser de l’idée dans un océan de médiocrité.

On a malgré cela tenté une publication sur l’UPR (ce micro parti de droite nationaliste en lien avec l’extrême droite) et immédiatement, on a ramassé une invasion groupée de(s?) 250 à 300 militants et sympathisants dont les premières pressions et menaces, dont une sérieuse.

En signalant la page en masse, ils sont parvenus à faire supprimer par facebook la publication.

L’objectif pour nous a donc été de faire grossir la page sans se renier et sans racolage, le plus rapidement possible car on a pu constater que l’algorithme facebook devenait de moins en moins généreux à mesure que le nombre d’abonnéEs augmentait.

Mais c’est le jour où l’on a fait une publication sur la page d’extrême droite et conspirationniste « Ce Que Cachent Vos Médias » qui relayait également la page d’extrême droite confusionniste Mr Mondialisation, que nous avons essuyé une attaque groupée de militants, de pressions, de menaces dont plusieurs de mort, dans des proportions telles que nous avons dû organiser à partir de ce jour-là des rotations de modération en 24/24.

Bien évidemment, ils ont réussi une fois encore à nous faire sauter la publication.

La plupart des EnragéEs ont été bannis de facebook à l’exception d’unE EnragéE, dont certainEs pendant trois semaines et grâce à qui la page a pu continuer à peu près normalement.

Dans les commentaires de notre page, en mp, ailleurs sur facebook, cela a été un déchaînement.

A partir de ce jour-là, on a commencé à recevoir des menaces de ce type par dizaines:

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On possédait donc tout un travail de veille antifasciste que les fascistes, ces types qui se battent depuis 10 ans pour la  » liberté d’expression « , nous interdisaient eux-mêmes de diffuser auprès de leurs victimes.

Bien évidemment, quand, récemment, on a publié notre dossier sur Mr Mondialisation, nous avons eu droit à une nouvelle attaque groupée. Mais désormais, ils ne peuvent plus nous faire censurer nos publications, la page est devenue trop importante.

Comment procède l’extrême droite pour rameuter ses éléments fascisés?

Sur cette capture d’écran, on constate que le site d’extrême droite et conspirationniste « Les Moutons enragés » rameute en défense de ce pauvre Mr Mondialisation.

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Les journées « d’affluence » sur des publications ciblées, on pouvait recevoir des attaques groupées de 300 militants d’extrême droite par jour alors que sur d’autres publications comme pour celle d’Akhenaton et qui a, rien que sur sa première semaine, dépassé les 4 millions de vues, nous n’avons quasiment pas eu à modérer quoique ce soit, le comportement de chacun a été quasi exemplaire.

C’est une publication que les confusionnistes ont tenté de piller, comme beaucoup d’autres.

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En revanche, pour chaque publication sur Dieudonné, sur Etienne Chouard, sur Alain Soral, sur n’importe quel agent de l’extrême droite, c’est à chaque fois un déchaînement de pressions et de menaces.

Certains des idéologues d’extrême droite comme Alain Soral, Vincent Lapierre et d’autres, ont tenté eux-mêmes de venir faire leur propagande, ils ont été immédiatement bannis de la page.

Plus globalement, on ne peut révéler ici l’éventail des méthodes de l’extrême droite, mais sachez juste qu’elles ne possèdent pas de limite dans la perfidie.

On ne discute pas avec le fascisme, on le combat!

Voilà pourquoi depuis le début de la page, on a été obligé de mettre en place une modération serrée.

Si on ne l’avait pas fait, jamais nous serions arrivés à placer une « grosse » page au milieu de l’océan de pages confusionnistes et obscurantistes.

L’un des aspects qui plaît bien depuis le début, c’est que l’on a tenté de recréer un espace politique débarrassé de tout ça et que les fascistes ont absolument tout fait pour nous faire échouer.

Sur le lot, il est bien évident que l’on a pu bannir d’authentiques anticapitalistes.

Mais dans l’immense majorité des cas, on a tapé juste.

Au bout de ces deux ans, nous constatons à la fois une installation active de la pensée conspirationniste et obscurantiste ainsi qu’une défaite idéologique majeure.

Devant le constat qui est le nôtre, résultat de la gentrification des luttes, du discours et du milieu révolutionnaire, un discours estimant que la gentrification se combat dans les quartiers intermédiaires entre militants issus des classes moyennes et dont le propos reste inaccessible, nous avons décidé de poursuivre dans la voie sur laquelle on est le plus critiqués par le petit milieu militant: celle de la vulgarisation.

Nous avons décidé de ne plus faire grossir la page facebook « Les Enragés » et de ne l’alimenter, le plus souvent en tout cas, que par le biais d’articles produits uniquement ici-même.

sur notre site

http://www.lesenrages.antifa-net.fr/

et sur la plateforme antifa-net.fr

http://www.antifa-net.fr/

Nous n’allons plus utiliser facebook que pour propulser nos articles.

C’est un risque. Si nos abonnéEs ne jouent pas le jeu, alors facebook fera plonger encore d’avantage notre page car toute page non alimentée quotidiennement est compliquée à raviver sur ce réseau dit « social ».

A un point tel que la totalité du réseau militant tourne actuellement en circuit fermé et quasi étanche, produit à la fois de sa gentrification et… de l’algorithme ségrégationniste de facebook.

Nous n’animerons plus cette page, nous n’assurerons plus de modération en 24/24. Nous allons être obligés de parfois couper l’émission de la page, en tout cas certaines journées, certaines semaines.

Nous allons enfin réorienter notre site sur ce que nous estimons essentiel et urgent.

Nous vous réservons de bonnes surprises. De très bonnes surprises.

Allez, ne soyez pas tristes, quand on viendra sur la page, ce sera pour se détendre ou pour continuer à servir de banque idéologique.

Camarades, amiEs, l’antifascisme n’est pas un club privé!

Nous allons tenter de peser pour trouver le moyen d’ouvrir nos manifestations antifascistes au plus large.

Nous devons nous organiser dans le réel.

Tout se joue dans le réel.

La tenaille des droites libérales et des droites radicales est hégémonique sur le net car les droites dominantes sont hégémoniques dans le réel.

Quand le réel se retournera, la toile suivra.

Le réel ne se modifiera pas tout seul, il réclame de l’organisation.

 

Les Enragé-e-s

 

 

 

 

 

 

Qu’est-ce que le sous-prolétariat?

Au sein d’un mode d’organisation capitaliste de la production, ceux qui ne produisent rien ont tout et ceux qui produisent tout n’ont rien.

En France, 10% de la population possèdent 60% des patrimoines pendant que 90% doivent se « partager » les 40% qui restent.

La bourgeoisie possède les rentes, les usines, les entreprises, les patrimoines, les richesses.

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Le prolétariat lui, n’a d’autre choix, au sein d’un système capitaliste, que celui de se salarier ou de s’auto-exploiter.

93% des actifs sont des salariés.

En « haut » et en « bas » du prolétariat, on distingue deux sous-classes.

En haut, la petite bourgeoisie, minoritaire, sous-classe dominante installée au sommet du prolétariat, classe bâtarde, louvoyante, opportuniste, couarde, qui oscille entre un discours favorable aux masses et la défense inébranlable de la bourgeoisie en tant que classe constituée, classe après laquelle elle court.

Allumez n’importe quelle télé, vous verrez des petits bourgeois.

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Et en bas, le sous-prolétariat, ou lumpen prolétariat, dont le texte qui suit offre une bonne définition actualisée:

C’est une main d’œuvre de remplacement utilisée par le patronat, sans conscience civique, sociale et politique.
Il sert de « garde chiourme », d’indicateur de police ou patronal, de « mouchard » et plus particulièrement lors de mouvements sociaux.
Le lumpen prolétariat n’a pas d’attaches et peut vivre de rapines, de la prostitution des femmes, d’expédients et d’une économie souterraine et quand sa position ou les conditions dans lesquelles il évolue le permettent, de sa domination sur des malheureux.

Il exploite les autres, à l’image de la société dans laquelle il vit. Une vraie cours des miracles.

Homme de peu de scrupules, utilisable pour de basses besognes, par le patronat, la police, la mafia, toujours disponible au service des pouvoirs en place, contre le milieu dont il est issu, le prolétariat.
Détrousseur de pauvres et briseur de grèves. Le lumpen prolétariat vote à droite, pour ses maîtres ou pour le plus offrant.

Pour Marx, le Lumpen prolétariat est l’allié objectif de la bourgeoisie. C’est un de ses instruments.

Qu’est ce qui a changé ?

Entre temps il est allé à l’école. Il a appris, pas plus que le reste du prolétariat mais il a d’autres stratagèmes et l’intelligence de la survie dans la jungle sociale et au dépend des autres.

Le patronat en fabrique du lumpen prolétariat, par le conditionnement en donnant à ce dernier le sentiment de force, d’indépendance, du « moi je » supérieur qui n’a nullement besoin des autres et de l’action collective.
L’image du héros de la propagande américaine, celui qui se fait seul face à la couardise collective et qui rafle la belle, la grosse cylindrée et la fortune au mépris des lois et des risques.
C’est toujours la même fable du héros solitaire et taciturne.

En fait c’est un être faible, sans conscience civique et sociale.

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Toutes les dictatures ont utilisé ce milieu. Pour mieux se débarrasser de prisonniers politiques, on les enfermait avec des prisonniers de droit commun, qui se chargeaient de la basse besogne.
Rien n’a changé, sauf que le lumpen prolétariat peu porter le costume neuf ou des « godasses » à prix fort et selon la mode du moment. L’économie parallèle est aujourd’hui souterraine et il ne court pas forcément les chemins à pied, modernité oblige.
Il ne porte pas de signe distinctif et peut même travailler derrière un bureau.

Il n’est même pas un traître à sa classe puisqu’il n’a aucune conscience d’appartenance à une classe, surtout à celle dont il est issu mais il s’identifie à la classe dominante au travers de ceux qui dirigent.

C’est vrai à l’usine, au bureau, dans les quartiers ; et bien sûr, il vote toujours à droite mais prétend ne pas faire de politique.

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Il défend la France, lui, et l’ordre établi et contre la chienlit, il milite à droite. Ce n’est pas un corps, ni une classe à part.

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Il est disparate et s’opposent les uns aux autres dans le désordre de l’ordre en place. Il peut brûler des voitures qui ne valent pas un sou mais qui sont la seule fortune du voisin, ou vociférer contre en réclamant la peine de mort.
Il peut imposer son ordre sur tout le quartier et un code de conduite aux filles et exiger plus d’ordre en face : «que fait la police » « et la justice ».
Sévir et châtier, les fonctionnaires fainéants, privilégiés et nantis , les salauds de grévistes…etc … Il est une catégorie de citoyens opposés à la notion de citoyenneté pour les autres.

Le lumpen prolétariat est pluriel ayant en commun, la non reconnaissance des droits des autres. Il y a également celui des villes et celui des champs et si les pistoleros des latinfundios ont disparu, leur mission est toujours la même. Raciste, xénophobe et d’autres particularités qu’il partage avec la petite bourgeoisie, pour le plus grand bien du système en place.
Cerise sur le gâteau, comme sous l’ancien régime, les gens de qualité savent tout sans rien apprendre. C’est bien connu le lumpen prolétariat n’a pas besoin d’apprendre, il sait tout par nature. Une catégorie en expansion et la bourgeoisie le sait, elle y travaille.

 

 Source

De la nourriture, il y en a dans les supermarchés

La dernière enquête de Médecins du Monde s’est penchée sur un pays qui possède 2,2 millions de millionnaires en dollars.

Un pays aux minimas sociaux qui sont plus bas, voire bien plus bas que de nombreux pays d’Europe de l’Ouest.
Un pays où les banques alimentaires sont prises d’assaut.
Un pays où la nouvelle estimation de la pauvreté dépasse désormais les 10 millions de pauvres.
Un pays où les arrêtés « anti-pauvres » (anti-glanage et anti-mendicité) se sont multipliés ces dernières années dans certaines municipalités.

Un pays dans lequel, selon l’ONG, plus de 50 % des adultes et 20 % des enfants en situation précaire n’ont pas mangé pendant au moins une journée entière au cours du dernier mois.

Un pays qui dégouline de richesses et pourtant qui connaît un retour inédit et massif de la faim.

Ce pays, c’est la France.

De la nourriture, il y en a dans les supermarchés.

La nourriture, cela ne se quémande pas, cela se prend où elle est.

Les Enragé-e-s

 

A lire en complément:

Le RSA, un dispositif rigide, opaque, complexe, intrusif, suspicieux, tyrannique, humiliant, pour un coût ne dépassant pas 0.5% de notre richesse annuellement produite.

http://www.lesenrages.antifa-net.fr/le-rsa-un-dispositif-rigide-opaque-complexe-intrusif-suspicieux-tyrannique-humiliant/

France, 10% possèdent 60% des richesses, 10% des HLM sont occupés par des riches!

HLM

HLM. Habitat à Loyer Modéré.

Ces logements sont normalement réservés aux moins aisés. Mais selon une étude de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes), que révèle La Tribune, pas moins de 53.000 des plus riches ménages de France sont logés en HLM.

378.000 aisés logés en HLM

Ils appartiennent au dixième décile, soit les dix pour cent les plus riches de France, avec des revenus mensuels de plus de 11.200 euros avec un enfant. Et ils bénéficient d’un loyer modéré.

Pire, ce seraient 378.000 familles aux revenus supérieurs à 5400 euros par mois qui occuperaient également ce type de logement.

Soit un bénéficiaire de logement social sur dix!

Selon le quotidien économique, les ménages n’auraient tout simplement pas quitté leur logement lorsqu’ils se sont enrichis. Ce qui est « légal », mais n’enlève rien à la situation du logement social en France. Au moins 1,2 million de ménages pauvres sont en liste d’attente pour être logés en HLM.

Il y a en France 2.2 millions de logements vacants.

Les Enragé-e-s

 

 

La crise du logement – à laquelle la presse de nos jours porte une si grande attention -, ne réside pas dans le fait universel que la classe ouvrière est mal logée, et vit dans des logis surpeuplés et malsains. Cette crise du logement-là n’est pas une particularité du moment présent; elle n’est pas même un de ces maux qui soit propre au prolétariat moderne, et le distinguerait de toutes les classes opprimées qui l’ont précédé; bien au contraire, toutes les classes opprimées de tous les temps en ont été à peu près également touchées. Pour mettre fin à cette crise du logement, il n’y a qu’un moyen : éliminer purement et simplement l’exploitation et l’oppression de la classe laborieuse par la classe dominante. Ce qu’on entend de nos jours par crise du logement, c’est l’aggravation particulière des mauvaises conditions d’habitation des travailleurs par suite du brusque afflux de la population vers les grandes villes; c’est une énorme augmentation des loyers; un entassement encore accru de locataires dans chaque maison et pour quelques-uns l’impossibilité de trouver même à se loger. Et si cette crise du logement fait tant parler d’elle, c’est qu’elle n’est pas limitée à la classe ouvrière, mais qu’elle atteint également la petite bourgeoisie.

La crise du logement pour les travailleurs et une partie de la petite bourgeoisie dans nos grandes villes modernes n’est pas l’un des innombrables maux d’importance mineure et secondaire qui résultent de l’actuel mode de production capitaliste. Elle est une conséquence directe de l’exploitation du travailleur, en tant que tel, par le capitalisme. Cette exploitation est le mal fondamental que la révolution sociale veut abolir en supprimant le mode de production capitaliste. La pierre angulaire de cette production capitaliste est constituée par le fait que notre organisation actuelle de la société permet aux capitalistes d’acheter à sa valeur la force de travail de l’ouvrier, mais d’en tirer beaucoup plus que sa valeur, en faisant travailler l’ouvrier plus longtemps qu’il n’est nécessaire pour retrouver le prix payé pour cette force de travail. La plus-value créée de cette manière est répartie entre tous les membres de la classe des capitalistes et des propriétaires fonciers et entre leurs serviteurs appointés.

Frédéric Engels, La question du logement, 1872

Le droit de se taire est un droit fondamental, n’avouez rien.

Lorsque vous êtes pris dans une affaire à connotation pénale, y compris dans le cadre du travail, « n’avouez » rien. A personne. Au commissariat, refusez le système de l’audition dite « libre », véritable arnaque trouvée par les OPJ et les Procureurs pour contourner le droit à l’avocat en garde à vue et obtenir des preuves à charge de façon déloyale ; demandez votre placement officiel en garde à vue et n’oubliez JAMAIS QUE LE DROIT DE SE TAIRE EST UN DROIT FONDAMENTAL EN MATIÈRE PÉNALE.

Ne pensez JAMAIS qu’en « jouant franc-jeu », en jouant « cartes sur table » vous vous en sortirez mieux. C’est faux. Un policier (ou un gendarme) est un paranoïaque obsessionnel. Un procureur n’est pas beaucoup mieux. Nous vivons dans un État policier, où la culture du doute qui doit, normalement, profiter à l’accusé, est faible et où, bien souvent, hélas, policiers et même, parfois, magistrats, n’ont qu’une idée en tête: trouver un coupable.

Tout ce que vous direz pourra alors être retenu contre vous.

Le fait que vous déclariez avoir fait un principe de vie 1° de ne pas parler hors la présence de votre avocat et 2° de l’usage de votre droit à vous taire énervera sans aucun doute la plupart des juges (les policiers n’en parlons pas mais ça, tant pis) mais les choses seront absolument claires et aucun juge ne pourra alors imaginer que vous vous êtes tus parce que vous aviez « quelque chose à cacher ». Si vous n’avez pas d’avocat de confiance « sous la main », faites demander un avocat commis d’office. Il y en a de très bien.

 

Les Enragé-e-s

 

 

Les éditocrates s’amusent!

éditocrates

Franz-Olivier Giesbert, Laurent Joffrin, Jacques Julliard, Jean-François Kahn et Pierre Larrouturou [1] sont dans un bateau, la déontologie tombe à l’eau, qui reste-t-il?

Tout le monde.

Non contents de barbouiller les écrans toute l’année de leurs messes cathodiques, les éditocrates proposent aux téléspectateurs les plus masochistes de partir en vacances avec eux.
A condition, bien sûr, de faire partie des plus fortunés, puisqu’il faudra débourser entre 980 et 2000€ par personne, sans compter le coût des excursions, le transport, les assurances et les frais à bord.

Toute la crème des valets de chambre de la classe possédante réunie dans une arche de Noé dont la servilité n’a d’égale que la rondeur de ses courbettes.

Un marais parisien animé par des géants de l’interview sans concession comme Laurent Joffrin, ici à l’œuvre face à Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac

Ou encore Jean-François Kahn, qui, à l’occasion du viol présumé de l’affaire du Sofitel ici interviewé sur France Culture, tente de définir à sa manière les actes dont Dominique Strauss-Kahn fut accusé:

 » Qu’il y ait eu une imprudence on ne peut pas le… (gloussement), j’sais pas comment dire, un troussage… » Relancé par la journaliste, l’écrivain persiste même s’il reste confus: « Que y ait un troussage, euh, de domestique, enfin, j’veux dire, c’qui est pas bien, mais, voilà, c’est une impression.  »

Sans oublier Franz-Olivier Giesbert qui illumina l’émission potiche  » Des paroles et des actes  » sur France 2 le12 avril 2012 en assénant pendant de longues minutes un mépris de classe décomplexé, solidement arrimé à une vanité se métamorphosant en la plus parfaite des suffisances face à ce qu’il nomme les « petits candidats » comme Philippe Poutou (NPA) et Nathalie Arthaud (LO) :

 » Enfin, Il y avait des projets très folkloriques, Hélène, quand même, on a perdu beaucoup de temps, on s’est emmerdé avec certains noms, je ne veux pas les citer, mais on baillait…  »
(…)
 » Oh dis-moi, tu ne vas pas nous faire une plombe sur Philippe Poutou là ! Hein, franchement là, il y a d’autres choses intéressantes quand même !  »
(…)
 » Mais il ne connaît absolument rien de ses dossiers (…) enfin, il ne sait pas du tout de quoi il parle, c’est absolument incroyable, avec le programme le plus dingue, c’est-à-dire on va régler le problème du chômage avec un million, en embauchant un million de fonctionnaires, non mais enfin c’est des trucs, tout le monde sait que ça ne marche plus, et d’ailleurs il s’en fout, il s’en fout, et donc c’est pas de la politique…  »
(…)
 » Bon, on a entendu Nathalie Artaud, très intéressant là, c’est un vrai moulin à paroles, enfin moi aussi d’ailleurs dans mon genre, mais franchement ça fait froid dans le dos quand on pense qu’elle est prof d’économie, que nos enfants apprennent l’économie.  »
(…)
 » Mais oui je fais preuve d’objectivité, son programme c’est quand même les bronzés font de l’économie, je crois que c’est ça hein, on peut dire que c’est ça en gros hein, voilà.  »

Des éditocrates parfaitement bronzés des deux côtés qui émerveilleront un 3e âge ne sachant plus que faire de son argent, sur des thèmes aussi ébouriffants que  » Où va la France ? « ,  » Une autre société est-elle possible ? « ,  » L’Europe face au reste du monde  » et, pour la bonne bouche,  » Le pouvoir médiatique « .

Le tout sur un navire de croisière illustrant à lui seul la globalisation capitaliste puisqu’il n’existe sans doute aucune autre structure touristique concentrant dans le même espace restreint une telle stratification sociale et raciale établie en fonction du pont occupé, le petit personnel ne voyant pas le jour étant entassé sur les ponts inférieurs et réduit à une forme à peine civilisée d’esclavage moderne.

Les éditocrates, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.

 

Les Enragé-e-s

 

[1] Larrouturou sur le Testet : le véritable visage de Nouvelle Donne – Pierre Larrouturou, leader de Nouvelle Donne, a signé sur Reporterre.net une chronique, finalement expurgée, sur la mort de Rémi Fraisse dans laquelle il en appelait à une répression accrue à l’égard des militants. Où il allait jusqu’à proposer d’interpeller au début des manifestations tous ceux dont le look serait problématique. La Rotative.info