La Critique du productivisme dans les années 1930, mythe et réalités

 Dans ce nouveau livre, le géographe Philippe Pelletier, spécialiste et disciple d’Élisée Reclus, s’en prend à la tendance dite « antiproductiviste » de l’écologisme, pourtant très en vogue aujourd’hui au sein des mouvements les plus radicaux de notre époque.

Il y pointe tout ce que ce courant de l’écologie politique doit à la critique menée, dans les années 30 du siècle passé, par ces cercles intellectuels auxquels on accola le qualificatif de « non-conformistes », groupes-ou revues comme la Jeune Droite, L’Homme réel, L’Homme nouveau, XX` siècle, La Jeune Droite, Esprit et surtout, L’Ordre Nouveau, le mouvement animé, entre autres, par Denis de Rougemont et Arnaud Dandieu, l’introducteur en France de la notion de productivisme ainsi que de sa critique.

 Des cercles intellectuels dont Philippe Pelletier met en évidence l’attirance qu’y exerça le « champ magnétique » des fascismes, comme le montre la « Lettre à Hitler » rédigée par L’Ordre nouveau en novembre 1933, ou encore la participation de certains de ses membres les plus connus au « Congrès italo-français d’études corporatives » organisé entre le 20 et le 23 mai 1935 à Rome.

 Cependant, Philippe Pelletier ne se borne pas à faire oeuvre d’historien des idées mais, dans la partie plus théorique et la plus polémique de son essai, il va bien au-delà et procède à une forte « critique de la critique » écologiste, à laquelle il a consacré déjà de nombreux écrits.

 Ce n’est pas seulement à cause de ses accointances avec les fascismes d’avant-guerre qu’on doit refuser la philosophie prônée par les « non-conformistes » des années 30, affirme l’auteur de ce livre, mais aussi, et surtout, parce que cette pensée ne permet pas de comprendre la vraie nature du capitalisme, qui n’est pas de « produire pour produire » mais de « produire pour vendre », pour « développer une logique de marché, de profit, qui passe par une exploitation économique, une domination politique et une oppression sociale ». Et enfin, dit Ph. Pelletier, qui revendique haut et fort son refus de tous les spiritualismes, il faut repousser cette pensée parce que l’écologisme « qui brasse tellement large, avec ses croyances, ses valeurs morales, son culte du catastrophisme, ses prêtres, ses gourous, ses églises, ses schismes, s’apparente à une religion : celle de la nature ».

Source Vosstanie

 

Produit “naturel” ou de synthèse, tout est chimique!

 Les produits “chimiques” et les produits “naturels” sont-ils fondamentalement différents ? 

Quand on se rappelle qu’ils sont faits des mêmes ” briques ” (atomes), on se rend compte que non : au final, tout est chimique !

En fait, le caractère naturel ou non d’un produit ne dit RIEN sur sa toxicité pour le corps humain. Il existe de nombreuses toxines et poisons naturels, et des substances de synthèse inoffensives…

Il faut donc tout tester au cas par cas.

 

Les Enragé-e-s

 

Pour élargir ses réflexions:

” Dans les années 1990, jeune mère de 19 ans effrayée par le monde dans lequel je mettais mes enfants, j’ai étudié l’homéopathie, la phytothérapie et l’aromathérapie; je croyais aux anges, à la sorcellerie, aux voyants, aux cercles de culture, aux extraterrestres de Nazca, à de gigantesques marins roux qui auraient communiqué leurs connaissances aux Aztèques, aux Incas et aux Egyptiens, et je pensais que le Saint-Esprit m’avait accordé un genre de pouvoir de guérison. Je me faisais lire l’aura au prix du caviar et je filtrais le fluor de mon eau. Je choisissais de vivre des épisodes d’une vie antérieure plutôt que de prendre des antidépresseurs. Je suivais les conseils quotidiens des cartes de tarot. Je faisais pousser mes légumes et je fabriquais mes propres remèdes à base de plantes.
J’étais tellement atteinte que je me suis littéralement écroulée. Il m’a fallu reprendre le contrôle de ces pensées paranoïaques et des craintes que m’inspirait le monde qui m’entourait et devenir capable de pensée critique objective pour aller mieux.  ” Lire la suite sur Slate.fr.

Qui sont les rois des AG?

  Pour beaucoup, l’AG en soi porterait un cadre plus propice à l’exercice du pluralisme démocratique, en opposition au vote en isoloir, qui, dans un cadre capitaliste et bourgeois, ne sert finalement qu’à choisir les gestionnaires de l’économie marchande et de notre propre exploitation.

Or même si nous préférons dans son principe, une décision prise en AG à une décision prise en petit comité, on se rend compte à l’usage, que nombreux sont les militants et bureaucrates professionnels à être capables d’investir les AG au but d’en prendre le contrôle, les monopoliser ou de les torpiller.

 C’est un sujet qui nous semble important car hélas, beaucoup ont tendance à faire confiance à ceux qui se jettent spontanément sur les micros, qui sont, il faut bien le dire, toujours les mêmes.

Le fétichisme de l’AG démocratique? Un leurre.

On le sait depuis longtemps pour les AG d’universités qui ne sont que le terrain de jeu des militants de différentes organisations, y compris non organisés comme les autonomes.

Pour les partis pas d’AG, des motions. Pour les syndicats des simulacres où le délégué syndical prêche la bonne parole.

Pour les associations, en général l’AG annuelle pour la présidence etc… Seules quelques associations sur le terrain des luttes peuvent parfois avoir un fonctionnement plus démocratique.

 Il s’agit de mobiliser des ” militants bénévoles “, impossible de leur donner des ordres, bien que je pense qu’elles ont quand même des “leaders” désignés ou charismatiques.

  Quant aux libertaires “autogestionnaires” par principe, l’AG “souveraine” n’échappe pas à des codes invisibles, des affinités et aux “leaders d’opinion”.

 L’AG est un exercice de la parole, malheur à celui qui ne maîtrise pas cet art, de fait on se croirait souvent plus au concours d’éloquence des apprentis avocats plutôt qu’à une discussion collective d’analyses et de stratégies.

 De fait, la composante sociologique et idéologique de l’AG, traduit la ligne politique majoritaire du groupe et des décisions prises en AG,  le profil politique étant déjà prédéfini. Celui qui pense apporter une voix différente à la “ligne” habituelle risque d’être fort marri.

 Comment y remédier? Déjà effectuer le plus souvent la rotation des taches et le travail en commissions en dehors des AG. Plus le groupe est petit, plus le timide ou réservé peut s’exprimer. Mais il n’existe pas de recettes miracles, à chacun de rester acteur et ne pas déléguer sa parole, par fainéantise ou sentiment d’infériorité, aux professionnels des AG.

 Pour cela une analyse critique de l’AG, et la mise en place de garde-fous est nécessaire dans tous les milieux pratiquant ce mode de fonctionnement “démocratique”.

 
Les Enragé-e-s

 

 

Pour élargir ses réflexions :

” L’exemple suisse n’est pas mieux avec son système référendaire qui permet l’adoption des pires mesures racistes. Notons qu’en suisse, le fait que ce soit les cantons qui votent à main levée qui sont les plus réactionnaires et qui ont accordé le plus tardivement le droit de vote aux femmes, dans les années 1990 !!! ” Lire la suite ici